Canada : 63 000 décès d’ici 25 ans à cause des boissons sucrées

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Une étude de l’université de Waterloo conclue que d’ici 25 ans, 63 000 personnes pourraient mourir en raison d’une consommation trop élevée de boissons sucrées.

Obésité, AVC, diabète de type 2, cancer… Difficile d’être exhaustif lorsqu’il s’agit d’évoquer les risques liés à une surconsommation de sucre. Véritable bombe à retardement, la fameuse substance pourrait bien impacter sérieusement le Canada d’ici quelques années. Avec comme cheval de Troie, les boissons sucrées. C’est en tout cas ce qu’affirme une étude menée par des chercheurs de l’université de Waterloo (Ontario) et commandée par de grands organismes de santé canadiens (Société canadienne du cancer, Association canadienne du diabète, Heart & Stroke…). Selon les scientifiques, d’ici 25 ans la consommation de boissons sucrées entraînera pas moins de 63000 décès. Les chercheurs annoncent une explosion de maladies chroniques : plus d’un million de personnes en surpoids, 3 millions de cas d’obésité, un million de nouveaux cas de diabète de type 2, 300 000 cardiopathies ischémiques, 40 000 AVC, ou encore 100 000 cas de cancer. Autant de données imputables aux seules boissons. L’étude estime que la surconsommation de ces breuvages pourrait, à terme, coûter la bagatelle de 50 milliards de dollars (35 milliards d’euros) au système de santé.

Une consommation qui baisse d’un côté, mais explose de l’autre

Les chercheurs reviennent sur la moyenne de boissons sucrées consommées par jour et par habitant. En 2015, celle-ci s’établit à 444 ml. Les jeunes de 9 à 18 ans, premiers consommateurs, en boiraient jusqu’à 578 ml par jour. Soit 14 cuillères à café… Alors que, selon l’Organisation mondiale de la santé, l’apport journalier ne doit pas excéder 25 grammes, soit l’équivalent de 6 cuillères à café. Des chiffres préoccupants, alors que les ventes de certaines boissons ont pourtant diminué au Canada. Comme celles des sodas, (- 27 %) et des boissons fruitées (- 22 %) par exemple. Mais pour d’autres produits, les chiffres crèvent littéralement le plafond. La consommation de boissons énergisantes a augmenté de 638 %, les cafés sucrés de 579 %, les eaux aromatisées de 527 %, les yaourts à boire de 283 %, les thés sucrés de 36 %, le lait aromatisé de 21 % et les boissons à destination des sportifs de 4 %.

Les boissons énergisantes, un combo sucre/caféine

Alors que, la vente de sodas classiques tend à baisser au Canada, celle des boissons énergisantes explose (multipliée par sept sur la période 2004 à 2015, soit + 638 %). Une percée qui concerne également les pays développés. En France par exemple, entre 2010 et 2015, leur consommation a grimpé de 44%.

Ces breuvages sont souvent dépeints comme bénéfiques aux sportifs. Ou même aux étudiants qui auraient besoin d’un petit coup de fouet lors de leurs révisions. Hors, ces boissons contiennent beaucoup de sucre (environ 28 g par canette, soit 5 morceaux) et de caféine (80 mg par canette). Deux canettes suffisent donc à dépasser le seuil recommandé de 200 mg/jour pour la caféine. Pourtant, un excès de cet alcaloïde peut entraîner céphalées, insomnies, nervosité, tremblements, tachycardie… L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, l’Anses, présentait en octobre 2013 ses conclusions sur les dangers liés à une surconsommation de boissons énergisantes. Selon leur rapport, 257 cas d’effets indésirables avaient été signalés, dont 212 analysables. Parmi lesquels tachycardie, troubles du rythme cardiaque, troubles neurologiques (crise d’épilepsie, tremblement, vertige…), psychiatriques (angoisse, agitation, confusion). Enfin, l’Anses déconseille aux femmes enceintes ou qui allaitent d’en consommer, en raison d’un risque de retard de croissance du fœtus pour les premières, ou de passage de la caféine dans le lait pour les secondes.

Déjà en juin 2015, une étude au niveau mondialeanalysait l’impact des boissons sucrées sur la mortalité, à partir d’estimations basées sur 62 enquêtes diététiques auprès de 611 971 personnes sur 30 ans, dans 51 pays. Résultat de l’étude: 184 000 morts par an dans le monde. Bref, à consommer avec modération.

Tech/science

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