René Garcia Préval

René Garcia Préval, né le 17 janvier 1943 à Port-au-Prince (Haïti) et mort le 3 mars 2017 à Pétion-Ville (Haïti), est un homme d’État haïtien.

Il est Premier ministre en 1991, sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide, et président de la République de 1996 à 2001 et de 2006 à 2011.

Jeunesse et débuts en politique

Il étudie la gestion et l’agronomie en Belgique, à Gembloux puis à l’université de Louvain et étudie également la biologie à l’université de Pise à Pise en Italie1.

Son père, Claude Préval, également agronome, avait été sous-secrétaire d’État de l’Agriculture dans le gouvernement du général Paul Magloire, le prédécesseur de Duvalier. Devant quitter Haïti, son passé politique en faisant un opposant potentiel au nouveau régime, son père travailla pour des agences onusiennes en Afrique.

Après avoir passé cinq années à Brooklyn à New York, où il travaille occasionnellement comme serveur dans un restaurant, René Préval retourne en Haïti et obtient un poste à l’Institut national des ressources minérales. Il s’implique dans les travaux sur l’agriculture de la société haïtienne. Après quelques années, il ouvre une boulangerie à Port-au-Prince avec quelques associés. Tout en gérant sa société, il continue d’être actif dans des cercles politiques et dans les actions caritatives, comme la fourniture de pain pour l’orphelinat du père salésien Jean-Bertrand Aristide, dont il deviendra très proche.

Après l’élection d’Aristide comme président d’Haïti en 1990, Préval devient son Premier ministre du 13 février au 11 octobre 1991, partant en exil à la suite du coup d’État militaire du 30 septembre.

Rene-Preval.jpg

René Préval succède à la présidence à Jean-Bertrand Aristide le 7 février 1996, pour un mandat de cinq ans qui s’achève le 7 février 2001 ; Jean-Bertrand Aristide lui succède.

 

Publicités

Journée des droits des femmes : un 8 mars revendicatif pour l’égalité salariale Pour la première fois, féministes et syndicats appellent à la grève mercredi à 15 h 40.

« On en a marre des mots, on veut des actions. » Les propos de Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’Osez le féminisme (OLF), résument bien la tonalité nouvelle de la prochaine Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars. Pour la première fois, trois syndicats (CGT, FSU, Solidaires), de nombreuses associations féministes et des organisations étudiantes appellent à la grève, mercredi à 15 h 40. « Ce 8 mars est totalement inédit, affirme Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF). Nous voulons lui redonner son caractère revendicatif originel. »

L’égalité des salaires et des carrières est la principale exigence. « Les femmes de France sont toujours payées 26 % de moins que les hommes. C’est comme si elles arrêtaient de travailler à 15 h 40 », poursuit Mme Rémy-Leleu. L’idée de l’appel à la grève vient des syndicats. « L’objectif est de mettre le patronat devant ses responsabilités, affirme Sophie Binet, chargée de l’égalité femmes-hommes à la CGT. Dans 60 % des entreprises, il n’y a pas d’accord ou de plan d’action pour atteindre l’égalité salariale. » La situation varie fortement selon leur taille.

Alors que la première loi sur l’égalité professionnelle date de 1983, des sanctions financières ont été prononcées pour la première fois, à partir de janvier 2013, contre 109 entreprises. Plus de 90 % des grandes entreprises sont désormais couvertes par un accord, contre 67 % de celles de 300 à 999 salariés, et 35 % de celles de 50 à 299 salariées. La sanction est toujours utilisée en dernier recours.

Vingt « exigences »

De multiples facteurs expliquent que les inégalités perdurent : les femmes subissent les conséquences des arrêts liés à leur maternité, effectuent toujours l’essentiel des tâches domestiques ce qui freine leur investissement professionnel, font moins d’heures supplémentaires, travaillent davantage à temps partiel, occupent des emplois moins qualifiés, et sont très majoritaires dans les filières les moins valorisées (nettoyage, services à la personne). En équivalent temps plein, le différentiel s’élevait à 19 % en 2012, contre 21 % en 2002. L’écart atteint 26 % en incluant dans le calcul le travail à temps partiel. Cependant, à temps de travail égal, 9 % des écarts de salaires ne s’expliquent ni par des différences de qualification, de filières, de taille d’entreprise, ou de niveau de responsabilité.

En particulier pendant une campagne électorale. Le choix de cette mobilisation contraste avec celui effectué en 2012. Le collectif Féministes en mouvement avait à l’époque invité les candidats à l’élection présidentielle à présenter leurs propositions dans une salle de spectacle à Paris.

« Cette année, nous ne voulions pas interpeller les candidats et obtenir des promesses qui n’engagent que ceux qui les croient, affirme Fatima Benomar, porte-parole des Efronté-e-s. L’égalité salariale faisait partie des soixante engagements de François Hollande. » « Ce type de procédé offre une tribune aux élus et provoque une inflation de déclarations auxquelles ils ne se sentent pas forcément liés », renchérit Mme Rojtman.

Cette fois, les militants présenteront vingt « exigences » : sanctions contre les entreprises et administrations, revalorisation des métiers féminisés, rattrapage immédiat des salaires, fin des CDD et du temps partiel imposé, mixité des formations et des métiers…

Mobilisation virale

Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique nationale après la mobilisation contre la loi travail, mais aussi internationale. Les mouvements de grève des Polonaises contre l’interdiction de l’IVG, des Argentines contre les meurtres de femmes, des Islandaises en faveur de l’égalité salariale, sont citées en exemple. Les féministes françaises ont également manifesté le 21 janvier au moment de la Women’s March américaine contre Donald Trump.

Autre innovation, la jonction entre les associations féministes (OLF, Planning familial, CNDF, Femmes solidaires, Marche mondiale des femmes, Femen…) et des mouvements actifs sur Internet. L’initiative de la mobilisation à un moment symbolique revient à l’un d’entre eux, Les Glorieuses, qui avait lancé un appel à la mobilisation le 7 novembre à 16 h 34 (fin de l’année de travail des femmes en tenant compte du différentiel de salaire).

Pour elle, la grève n’est pas le seul moyen d’agir. « Chacun doit s’approprier la thématique comme il le souhaite, poursuit la jeune femme. En faisant grève, en défilant, en privilégiant les commerces dirigés par des femmes, en postant quelque chose sur les réseaux sociaux… » La mobilisation sera aussi virale.

« Nous avons une expertise complémentaire à celle de la génération précédente par notre connaissance des réseaux sociaux et de la communication, observe Anaïs Bourdet, fondatrice en 2012 du site Paye ta shnek, qui rassemble des témoignages de harcèlement de rue et compte 210 000 abonnés, et soutient également l’appel du 8 mars. Ces outils démocratisent l’engagement. Tout un chacun peut être militant, même sans descendre dans la rue avec une pancarte. Nous devons donner un maximum d’outils pour que chacun puisse se mobiliser. »

La mobilisation en ligne permettra, par exemple, de dénoncer la récupération commerciale de la Journée des femmes (et non de la femme), parfois transformée selon Mme Bourdet en « Saint-Valentin bis ». Un site baptisé « journée de l’infâme » épinglera ces initiatives.

La Belle et la Bête interdit en Russie à cause d’un personnage gai?

Messi et Neymar privés de finale de Ligue des champions ?

Sport

L’interrogation vient de haut lieu. Plus précisément d’Aleksander Ceferin, le président de l’UEFA qui met en avant la politique britannique et le Brexit. Il s’appuie sur le précédent Aurier interdit d’entrer en Grande-Bretagne. Ce pourrait être le cas de Messi ou Neymar…

Lionel Messi et Neymar© Reuters Lionel Messi et Neymar

La finale de la Ligue des champions à Cardiff pourrait bien être le théâtre d’une grande première dans le monde du football. Brexit oblige, les restrictions aux frontières sont renforcées. Et ce qui vaut pour Serge Aurier par exemple peut bien arriver à nombre de footballeurs. Pour rappel, le latéral du PSG avait été interdit d’entrer en Angleterre et donc privé du match de Ligue des champions entre Arsenal et le PSG.

« J’ai été déçu quand Aurier n’a pas pu entrer en Angleterre. Cela va s’accentuer avec le Brexit, encore plus si les raisons étaient formelles. On pourrait avoir de sérieux problèmes« , explique-t-il au New York Times. Le président de l’UEFA met évidemment en garde les Britanniques dans l’optique de l’Euro 2020 et des conséquences du refus des autorités de laisser entrer des joueurs ou des fans.

Neymar, Messi ou Aurier privés de finale ?

Avant cela, il y aura la finale de la Ligue des champions à Cardiff. « Si nous voyons que des joueurs ne peuvent pas car ils ont des procédures en cours alors on se demandera si nous pouvons disputer des matches européens en Grande-Bretagne« , explique Ceferin qui va plus loin dans son discours en précisant: « Neymar et Messi sont sous le coup de procédures. Imaginez s’ils ne les laissent pas entrer. C’est un gros problème pour nous« . Ceferin ne peut occulter la possibilité qu’un jour, encore plus avec le Brexit, d’autres joueurs soient refoulés.

Ceferin prend le cas de Neymar ou Messi car cela ferait encore plus de bruit. L’exemple des joueurs du Barça n’est pas le seul, en reprenant celui d’Aurier que se passera-t-il si le PSG doit retourner en Grande-Bretagne pour un éventuel quart, une demie ou la finale ?