pourquoi les blouses des chirurgiens sont-elles vertes ou bleues ?

Les vêtements des chirurgiens en salle d’opération sont à l’honneur cette semaine sur 24h Magazinedans le cadre de notre « question de la semaine » posée chaque lundi sur notre page Facebook.

votre-pub-ici

 

Pourquoi les chirurgiens portent-ils des blouses vertes ou bleues ?

Les teintes vert/bleu des blouses présentent un intérêt de taille en salle d’opération : elles sont complémentaires aux teintes rouges des organes et du sang humain.

Si malheureusement, vous vous êtes déjà retrouvé dans une salle d’opération, peut-être vous êtes vous demandé, comme notre lectrice Audrey Vaudan, pourquoi les chirurgiens portent des blouses vertes ou bleues, et non blanches. C’est la question de la semaine de Sciences et Avenir. Un grand merci pour toutes vos interrogations, vos discussions et votre curiosité.

Vert et rouge, des couleurs complémentaires

La couleur actuelle des blouses des chirurgiens n’a pas été choisie au hasard. Avant 1914, elle était blanche, symbole de propreté. Mais un médecin influent a suggéré un changement de couleur en vert ou bleu, pour un meilleur confort des yeux des chirurgiens, et surtout, éviter l’éblouissement en salle d’opération. C’est une anecdote relatée par le médecin américain Nathan Belkin, spécialiste de l’étude du matériel de protection médicale, dans une étude publiée en 1998. Selon ce dernier, il est fort probable que ce changement se soit généralisé par la suite à cause de cette suggestion, mais il est impossible d’en être certain.

Mais les teintes vertes ou bleues des blouses ont pu être expérimentées et adoptées facilement des chirurgiens car elles présentent un intérêt de taille en salle d’opération : elles sont complémentaires aux teintes rouges des organes et du sang humain… Des couleurs complémentaires ? L’idée a été théorisée il y a longtemps, notamment à travers la fameuse « roue des couleurs » (voir image ci-dessous), tirée du traité scientifique écrit par Johann Wolfgang von Goethe et publié au 19e siècle. Sur cette roue, disposant les couleurs selon l’ordre de celles de l’arc-en-ciel, la propriété suivante s’applique : la complémentaire d’une couleur lui est diamétralement opposée. Cette représentation ordonnée des couleurs est utilisée dans de nombreux domaines : peinture, teinturerie, arts graphiques, design industriel… Et s’applique à notre système visuel.

Aquarelle originale de Goethe (1809), Musée Goethe de Frankfort.

Le blanc, source d’illusions d’optique déconcertantes

En effet, notre cerveau interprète les couleurs les unes par rapport aux autres. Saturé par une couleur, il est davantage réceptif à sa complémentaire. En jetant des coups d’œil au champ opératoire vert, à la blouse verte de ses collègues, aux murs verts de la salle d’opération, le chirurgien devient plus attentif aux nuances du corps humain, dans des teintes de rouge, durant l’opération. Le blanc est donc à éviter. Non seulement il peut provoquer un éblouissement, mais aussi… des illusions d’optique. Forcé de se concentrer sur des organes et sang humains aux tons rouges, le chirurgien qui dirige ensuite son regard vers la blouse de ses collègues ou les murs de la pièce peut voir apparaître des teintes vertes « fantomatiques », sources de distraction dans un contexte où il n’y a aucun droit à l’erreur… Concrètement, imaginez une illusion verte des entrailles d’un patient apparaissant sur la blouse blanche de votre voisin… (Vous pouvez tester l’illusion chez vous en fixant pendant plusieurs dizaines de secondes une image rouge – à défaut d’avoir un corps sous la main -, puis en détournant votre regard vers une surface blanche). L’image distrayante suit le regard pendant plusieurs secondes, comme les points noirs qui brouillent la vue après un flash d’appareil photo.

Pourquoi ces illusions d’optique surviennent-elles uniquement sur fond blanc ? Comme la lumière blanche contient toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, dont le rouge et le vert, le cerveau concentré sur les tons rouges fixe soudainement son attention sur les teintes complémentaires. Un phénomène qui ne se produit donc pas sur des blouses vertes ou bleues. Face à toutes ces constatations, pas sûr que les couleurs dominantes dans les salles opératoires risquent de changer de si tôt.

Publicités

La science sait désormais pourquoi nos lacets se défont tout seuls

Des chercheurs en mécanique ont enfin décrypté le processus qui amène nos lacets à se défaire tout seuls de manière intempestive.

La science sait désormais pourquoi nos lacets se défont tout seuls© AFP La science sait désormais pourquoi nos lacets se défont tout seuls

Un mystère aussi ancien que les chaussures vient d’être élucidé : des scientifiques révèlent mercredi pourquoi les lacets de nos chaussures se défont quand nous marchons.

Ces lacets qui se défont sans signe annonciateur…

« Les nœuds de lacets se dénouent en quelques secondes, souvent sans signe annonciateur », remarquent des ingénieurs en mécanique dans une étude publiée dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society A.

Un processus irrémédiable (une fois que les lacets commencent à se dénouer, ils se défont forcement totalement) qui nous force à nous baisser, peut nous faire chuter ou … pire.

Des accidents parfois graves

Les récits d’accidents dus à un lacet défait sont légion sur internet : le chauffeur de fourgonnette qui tue un motocycliste car son lacet a bloqué sa pédale d’accélérateur, l’enfant emporté par un escalator, le cycliste qui plonge par dessus son guidon en pleine circulation ne sont que des exemples.

Pourtant la mécanique de ce processus n’avait jamais été étudiée avant qu’un trio d’ingénieurs de l’Université de Californie à Berkeley ne relève le défi.

Une action coordonnée du choc de la chaussure sur le sol et du balancement de la jambe

En étudiant les images d’un chercheur sur un tapis de course, ils ont relevé deux forces distinctes responsables du « délaçage » de ses chaussures. Pour commencer, le choc du pied avec le sol a pour effet de détendre le nœud. Puis, le balancement de la jambe fait glisser la boucle.

Le tout agissant « comme une main invisible, desserrant le nœud et ensuite tirant sur les extrémités de vos lacets jusqu’à ce que tout se déroule », expliquent les chercheurs dans un communiqué.

Aucune méthode de laçage n’est totalement fiable !

D’autres tests ont démontré que certaines techniques (il y en a pléthore) sont meilleures que d’autres pour éviter que les lacets ne se délacent, mais aucune ne semble, finalement, totalement infaillible.

Un homme armé de couteaux interpellé près du parlement britannique

Un enquêteur ramasse l'une des armes trouvées en possession de l'homme arrêté le 27 avril près de Westminster.© Toby Melville Un enquêteur ramasse l’une des armes trouvées en possession de l’homme arrêté le 27 avril près de Westminster.

Un homme d’une vingtaine d’années a été arrêté en début d’après-midi tout près de Westminster. Il était déjà connu des services de contre-terrorisme.

Comme un air de déjà-vu. Un homme, armé de plusieurs couteaux, a été interpellé par la police britannique jeudi en début d’après-midi juste à côté du parlement de Westminster, en plein cœur de Londres. L’homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été arrêté au cours d’une opération ciblée par Scotland Yard. «Un sac à dos et plusieurs couteaux», ont été saisis, a indiqué la Metropolitan Police.

Personne n’a été blessé et «il n’existe pas de menace immédiate» liée à cette arrestation, a précisé la police. Le suspect a été arrêté à 14h22, sur Westminster Street, à l’intersection avec Parliament Square, la place qui fait face au parlement et sur laquelle se trouve aussi l’abbaye de Westminster.

L’incident survient un mois après l’attaque de Westminster du 22 mars. Un homme de 52 ans, Khalid Masood, avait fauché avec sa voiture une soixantaine de passants sur le pont de Westminster, en tuant quatre, avant de se jeter sur Keith Palmer, un policier gardant Westminster et de le poignarder à mort. Il avait été alors abattu par la police.

L’homme interpellé jeudi, dont l’identité n’a pas encore été révélée, était connu des services de contre-terrorisme. Il a été placé en garde-à-vue dans un commissariat du sud de Londres et est interrogé «pour suspicion de possession d’armes, de commande et de préparation d’actes de terrorisme», a indiqué Scotland Yard. La garde à vue, sans inculpation, peut durer quatorze jours dans le cadre de la loi antiterroriste.

Les premières images diffusées par les télévisions britanniques ont montré un homme menotté et encadré par des policiers. Il ne semble pas avoir opposé de résistance au moment de son arrestation. Plusieurs enquêteurs ont été vus ramassant des couteaux, dont au moins un de taille imposante. Depuis l’attaque du 22 mars dernier, la présence policière, d’ordinaire déjà forte, a été renforcée dans ce quartier. C’est ici que bat le cœur de la démocratie britannique.  Le Parlement, les principaux ministères et le 10 Downing Street sont situés à quelques centaines de mètres les uns des autres.

La plupart des députés étaient absents, partis en campagne électorale pour les élections générales anticipées du 8 juin prochain. La Première ministre Theresa May elle-même était en déplacement dans une usine. Elle a réagi en indiquant que cette arrestation prouvait que «nos forces de police et d’intelligence sont sur la brèche, prêts à nous protéger et nous leur devons la plus grande gratitude».

Les vêtements Ivanka Trump sont faits par des ouvriers payés un dollar de l’heure

 

Ivanka Trump participe à une table ronde sur la place des femmes dans le monde, le 25 avril 2017 à Berlin. ODD ANDERSEN/AFP: Les vêtements Ivanka Trump sont faits par des ouvriers payés un dollar de l'heureLe grand dada d’Ivanka Trump, la fille aînée du président américain, est d’aider les femmes à s’épanouir dans le monde de l’entreprise. Elle vient d’écrire un livre sur le sujet et adore les tables-ronde sur l’empowerment des femmes….

Le grand dada d’Ivanka Trump, la fille aînée du président américain, est d’aider les femmes à s’épanouir dans le monde de l’entreprise. Elle vient d’écrire un livre sur le sujet et adore les tables-ronde sur l’empowerment des femmes. Mais sous cette façade de femme engagée, il y a la réalité du business: la ligne Ivanka Trump est faite par des ouvriers chinois payés un dollar de l’heure.

Le Washington Post vient de révéler que l’usine de G-III Apparel Group, le sous-traitant exclusif de la marque Ivanka Trump, n’était pas vraiment un lieu d’empowerment des travailleurs. Selon un audit réalisé par l’ONG Fair Labor Association, les travailleurs faisaient souvent plus d’heures supplémentaires que le maximum autorisé en Chine –avec parfois des semaines de soixante heures– pour un salaire d’un dollar de l’heure, ce qui est inférieur au minimum légal dans certaines régions chinoises. Ce sous-traitant fait aussi des vêtements pour d’autres marques, dont Calvin Klein et Tommy Hilfiger.

Et le made in USA?

Ivanka Trump, qui a désormais un rôle officiel de conseillère du président, a démissionné de son poste de management de la ligne de mode, mais elle continue d’en être en partie propriétaire. Depuis l’audit, qui a été effectué en octobre, les usines G-III en Chine, au Bangladesh, au Vietnam et en Amérique du Sud ont expédié 110 tonnes de vêtements Ivanka. Cela n’empêche pas Donald Trump de se présenter comme un grand défenseur du «made in USA».

Selon le rapport de l’ONG, moins d’un tiers des ouvriers de cette usine bénéficiaient d’une assurance maladie, retraite et chômage, ce qui est normalement obligatoire dans le pays.  Les inspecteurs ont aussi trouvé que les employés n’avaient que cinq jours de congés payés par an et que les conditions de sécurité n’étaient pas aux normes.

Malgré les boycotts de la marque, la campagne et la présidence de Trump ont jusqu’ici donné un coup de pouce aux ventes de la marque Ivanka Trump. Un des meilleurs mois pour les ventes a été février 2017, après que la conseillère du président, Kellyanne Conway, a déclaré sur Fox News: «Allez acheter les fringues d’Ivanka!»

Et si l’homme avait foulé le sol de l’Amérique 100 000 ans plus tôt que ce que l’on croyait ?

Selon des scientifiques, des os de mastodonte cassés à l’aide d’outils de pierre laissent penser que des hommes se trouvaient en Californie il y a 130 000 ans, alors que jusqu’ici la présence humaine n’était avérée en Amérique qu’autour de 20 000 ans avant notre ère.

© Fournis par Francetv info

Le peuplement des Amériques ne s’est peut-être pas passé comme on le pensait jusque-là. Des scientifiques ont daté à 130 000 ans la présence humaine sur le continent américain. Des traces trouvées en Californie « indiquent qu’une espèce du genre homo [le genre auquel appartient l’homme moderne] vivait en Amérique du Nord 115 000 ans plus tôt que ce que nous pensions », explique Judy Gradwohl, présidente du Muséum d’histoire naturelle de San Diego, qui a piloté l’étude, publiée mercredi 26 avril, dans la revue Nature (en anglais).

Si les résultats de cette découverte archéologique étaient confirmés par d’autres recherches, ils révolutionneraient la connaissance que nous avons du développement de l’humanité et de son peuplement de la planète. D’ici là, franceinfo explique cette découverte, son importance et ses zones d’ombre.

Qu’ont trouvé les chercheurs en Californie ?

Il faut remonter au début des années 1990 pour comprendre cette étude. En 1992, avant le chantier d’extension d’une autoroute californienne, des paléontologues du Muséum d’histoire naturelle de San Diego mettent au jour les os fossilisés, des molaires brisées et une défense de mastodonte, un ancêtre de l’éléphant aujourd’hui disparu. A côté, se trouvent « de grosses pierres qui semblent avoir été utilisées comme des marteaux et des enclumes », précise le musée(en anglais).

Mais « les processus géologiques qui avaient déposé peu à peule limon qui recouvrait les os ne pouvaient pas avoir aussi transporté jusqu’ici des pierres de cette taille », explique Tom Deméré. Leur présence suggère que des humains les ont apportées là.

« Cela ressemblait à un site archéologique, mais ça ne pouvait pas en être un ! », raconte encore le musée. « Des os et plusieurs dents prouvent clairement que des humains les ont volontairement cassés en faisant preuve d’habilité et d’expérience », explique Steve Holen, coauteur de l’étude, dans un communiqué du Muséum d’histoire naturelle de San Diego.

Comment sont-ils parvenus à cette datation ?

Il a fallu attendre 2012 et quelques avancées technologiques pour faire parler ces reliques. Longtemps muettes, elles ont pu livrer leur secret grâce à la méthode de datation par l’uranium-thorium. Au fil des années, l’uranium se désintègre pour se changer lentement en thorium. La méthode consiste donc à mesurer la quantité de ces deux éléments radioactifs présente dans les reliques.

Dans l’étude publiée par la revue Nature, l’équipe de chercheurs affirme avoir ainsi réussi à dater ces outils de pierre et les ossements du mastodonte, qui portent, selon les scientifiques, les traces d’une intervention humaine : « A 9 000 ans près, ces os, qui étaient encore frais quand ils ont été fracturés avec des outils en pierre, ont été enterrés il y a 130 000 ans », affirme l’équipe.

Eux-mêmes stupéfaits par cette datation, les paléontologues ont passé les années suivantes à rassembler tous les indices possibles pour étayer leur théorie. « Toute annonce extraordinaire nécessite des preuves extraordinaires », reconnaît Tom Deméré, membre de l’équipe, cité par Le Monde. Des spécialistes des outils en pierre, appelés en renfort, ont pu confirmer que les marques laissées sur les ossements n’ont rien à voir avec des traces de dents de carnivores, les dégâts causés par des engins de chantier ou des processus géologiques naturels.

Les chercheurs ont d’ailleurs essayé de casser des os d’éléphant entre des marteaux et des enclumes en pierre, et assurent avoir obtenu les même fractures.

Qu’est-ce que ça change ?

Jusqu’à maintenant, la thèse dominante était que les premiers hommes, des homo sapiens (notre espèce) à avoir foulé le sol du Nouveau monde étaient arrivés d’Asie il y a environ 20 000 ans, voire plus tard (15 000 ans) pour certains chercheurs. Des scientifiques estiment que la colonisation a pu se faire par l’intérieur des terres, en empruntant un corridor qui reliait la Sibérie orientale au continent nord-américain, des terres en partie noyées aujourd’hui sous le détroit de Béring. D’autres suggèrent que les premiers hommes sont arrivés en longeant le Pacifique depuis l’Alaska, à pieds ou par la mer.

Selon les connaissances actuelles, les premiers humains sont arrivés sur le continent américain au plus tôt il y a 25 000 ans, estime pour sa part Jim McNabb, de l’université de Southampton, dans une vidéo diffusée par Nature.

Cette nouvelle étude pourrait donc bouleverser ces théories. Car elle affirme que des humains primitifs ont dégusté un mastodonte en Californie plus de 100 000 ans avant ce que l’on pensait être la date de l’entrée du premier homme sur le continent. Ces hommes ayant laissé ces traces ne sont probablement pas des Homo sapiens, puisque ces derniers ne sont supposés avoir quitté l’Afrique qu’il y a environ 100 000 ans. A moins qu’ils l’aient quitté beaucoup plus tôt… Pour le moment, les chercheurs estiment que les traces retrouvées en Californie seraient plutôt celles de cousins disparus. Des Homo erectus, des Néandertaliens ou même des Denisoviens.

Pourquoi faut-il quand même rester prudent ?

Quand ces premiers humains du genre homo sont-ils arrivés sur le continent américain ? Par où et par quel moyen ? Qui étaient-ils ? Des homo sapiens, comme on le pensait jusqu’ici, ou d’autres humains du genre homo ? La découverte de ces indices apporte plus de nouvelles questions que de réponses. « J’étais moi-même sceptique quand j’ai découvert le matériel », concède d’ailleurs le chercheur Steve Holen. Les scientifiques n’ont en outre pas relevé de traces d’ADN sur le site. Et aucun ossement humain n’a été retrouvé, il n’y a donc pas de preuve irréfutable pour le moment. Enfin, on ignore à quelle famille appartiennent ces individus du genre homo. Il existe de fortes chances que cette famille soit aujourd’hui disparue, comme l’est par exemple l’homme de Néandertal.

Interrogé par le Guardian (en anglais), Jean-Jacques Hublin, de l’institut d’anthropologie Max Planck de Leipzig (Allemagne) s’interroge : « Imaginons que ce soit arrivé. Nous avons donc des humains en Amérique il y a 130 000 ans. Que leur est-il arrivé ? Ont-ils disparu ? »

La méthode de datation suscite aussi des interrogations. Si elle a fait ses preuves pour les stalactites et stalagmites, « il est bien plus difficile de dater des os avec de l’uranium, parce que les os sont poreux et que l’uranium peut s’en échapper et y revenir en permanence », écrit le Guardian, citant un spécialiste de la datation à l’uranium, qui, sans nier la possibilité que la datation soit juste, assure qu’il « n’utiliserait jamais uniquement l’uranium pour dater des os, car il faudrait confirmer les résultats avec une autre méthode ». Cette découverte risque donc d’alimenter un débat passionné entre les scientifiques qui sont convaincus par les preuves apportées et ceux qui seront plus sceptiques.

Pourquoi mettre des tomates au frigo est une mauvaise idée ?

Pourquoi mettre des tomates au frigo est une mauvaise idée ?Les légumes au frigo, c’est pratique, ils conservent leur belle couleur et murissent moins vite. Pour autant, tous n’aiment pas le froid et ne sont pas mettre au réfrigérateur… Comme les tomates par exemple ! La raison ? On vous l’explique dans cet article.

Le froid détruit les gènes liés à l’odeur de la tomate Conserver ses tomates au réfrigérateur, et si nous avions tort ? Il semblerait bien que oui en vue des résultats d’une étude qu’a menée des chercheurs des Université de Floride et de Cornell aux Etats-Unis. À travers leurs résultats publiés dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences » (PNAS), les tomates n’auraient presque plus d’odeur et de saveur lorsqu’elles sont conservées au frais.

Pour en arriver à cette conclusion, les experts ont observé pendant huit jours le comportement de 25 879 gènes de tomates conservées au frigo à 5°C environ. Après quelques heures seulement, ils ont ainsi découvert que les gènes contrôlant la production de certains composés volatils des tomates ne s’exprimaient plus et que les légumes n’avaient alors presque plus d’odeur. Et puisque l’odeur est liée au goût, les tomates n’avaient pas non plus de saveur.

Un changement d’odeur, mais pas de saveur

Ces résultats seraient irréversibles sont les chercheurs : toute tomate n’a plus d’odeur ni de goût après avoir été entreposée au frais… Pour autant, de précédentes études ont déjà démontré qu’un coup de froid ne changeait pas la saveur, mais seulement les composés aromatiques des tomates. Autrement dit, elles auraient toujours du goût, mais sentiraient moins que si elles n’étaient pas conservées au réfrigérateur.

Quoi qu’il en soit, les scientifiques continuent à s’intéresser au sujet et cherchent à produire des tomates de meilleur goût en mettant au point des variétés capables de résister au froid. En attendant, peut-être vaudrait-il mieux conserver vos tomates à température ambiante, à l’abri de la lumière et de la chaleur, afin d’apprécier au maximum leur douce odeur et leur délicate saveur…

_________________________________________________

Mort à 46 ans de l’ancienne skieuse Sophie Lefranc-Duvillard

Mort à 46 ans de l’ancienne skieuse Sophie Lefranc-Duvillard
Plus

L’ex-spécialiste de slalom géant est décédée samedi des suites d’une longue maladie.

L’ex-skieuse française Sophie Lefranc-Duvillard est décédée samedi a l’âge de 46 ans, a annoncé le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) sur son compte Twitter, confirmant ainsi une information du «Dauphiné Libéré».

«Les Bleus en deuil aujourd’hui après la disparition de Sophie Lefranc-Duvillard. Toutes nos condoléances à ses proches et à la Fédération française de ski», a déclaré le CNOSF. La skieuse est décédée «des suites d’une longue maladie», détaille le quotidien régional.

Sophie Lefranc-Duvillard était montée à deux reprises sur un podium de Coupe du monde au cours de sa carrière, à chaque fois en slalom géant. Elle était la femme du skieur alpin Adrien Duvillard et avait participé aux Jeux olympiques d’hiver d’Albertville en 1992.

Au total, elle avait participé à 57 courses de Coupe du monde. Elle avait fait sa meilleure saison en 1998, terminant 7e du classement général du slalom géant, sa spécialité.

Publicités