Haïti / république dominicaine: La RD renforce et motorise ses troupes à la frontière

Après des renforts envoyés en juillet l’armée dominicaine a annoncé de nouveau l’envoi de renfort supplémentaires, ce qui portera a 6,000 le nombre de soldats chargés de la surveillance de la frontière entre la République Dominicaine et Haïti. Depuis cet été, 2,000 militaires se sont ajoutés au 4,000 déjà déployés…

Résultats de recherche d'images pour « arme dominicaine »

Vendredi, le Commandant Général de l’armée, Braulio Alcántara, a inspecté ses troupes dans plusieurs détachements et points de contrôle à Elías Piña, Dajabón et Valverde.

Interrogé par la presse locale sur les préoccupations de certains secteurs politiques au sujet de l’arrivée continue d’haïtiens illégaux au pays, le Commandant Général Alcántara, a déclaré que les autorités faisaient d’énormes efforts pour faire face à ce problème et annoncé que 60 jeeps seront distribuées pour les patrouilles à la frontière, évoquant également une centaine de motos et 2 hélicoptères.

Il s’est rendu également à Matayaya, El Higüero, Banica, Pedro Santana, Los Quemados, Loma de Cabrera, El Guanal et parcouru l’ensemble de la route internationale entre Haïti et la République Dominicaine, où dans les montagnes se trouvent beaucoup de ressortissants haïtiens soulignant « C’est un endroit inhospitalier et dangereux, il n’y a pas d’électricité ni de communication dans ces montagnes […] »

Rappelons que depuis 2015 plus de 150 caméras de surveillance ont été installé du côté dominicain à différents points de la frontière, pour détecter les passages de migrants haïtiens illégaux, mais aussi pour surveiller les marchés binationaux et lutter contre la corruption et le racket s militaires dominicains aux postes frontières. En août 2017, le Ministre de la Défense dominicaine, le Lieutenant-Général Rubén Darío Paulino Sem, avait annoncé le renforcement et le déploiement de nouveaux moyens technologiques de surveillance et de sécurité tout le long de la frontière. Parmi les dispositifs mis en place il avait mentionné l’augmentation du nombre de caméras de surveillance installé au niveau des points de contrôle les plus stratégiques sans fournir plus de détail sur les autres technologies évoquées entre autres, l’utilisation de drones à long rayon d’action et de systèmes de détection infra-rouge pour la surveillance de nuit.

Publicités

USA: Une nouvelle taxe qui fait grincer des dents

WASHINGTON/LONDRES (Reuters) – Le projet de réforme fiscale dévoilé cette semaine aux Etats-Unis prévoit notamment une taxe de 20% sur certaines transactions transfrontalières susceptible d’affecter fortement les multinationales européennes en particulier, de l’avis d’experts de la fiscalité.

Résultats de recherche d'images pour « USA: Une nouvelle taxe qui fait grincer des dents »

Certaines de ces multinationales jouissent d’une imposition légère sur leurs profits dégagés aux Etats-Unis grâce aux traités fiscaux en vigueur ou au rapatriement desdits profits dans leur pays d’origine ou dans une autre juridiction à la fiscalité avantageuse.

D’autres experts font valoir que cette disposition pourrait entrer en conflit avec les traités fiscaux internationaux, avec l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et d’autres instances et normes internationales qui interdisent la double imposition des bénéfices dans le cas où la taxe ne prendrait pas en compte les impôts sur le revenu versés dans d’autres pays.

Ce nouvel impôt indirect, profondément enfoui dans les 429 pages du projet de loi approuvé par le président Donald Trump, a pris de court les experts en fiscalité des entreprises, qui s’attellent à en comprendre les tenants et les aboutissants.

Reuters a contacté sept multinationales et quatre fédérations professionnelles. Aucune ne s’est exprimée directement à ce sujet, la plupart se contentant de dire qu’elles en étaient encore à examiner le texte en son entier.

La proposition figure dans une réforme fiscale globale devoilée jeudi par des députés républicains de la Chambre des Représentants et dont l’objet est un allègement général de la pression fiscale et une simplification du code des impôts.

Que cette réforme fiscale prenne force de loi, rien n’est moins sûr car on lui reproche notamment d’aggraver le déficit budgétaire et de favoriser les riches et les grandes entreprises.

Néanmoins, le volet de la fiscalité des sociétés est ambitieux et vaut la peine d’être débattu, de l’avis d’experts. Le droit d’accise de 20% veut ainsi réprimer les abus qui peuvent survenir avec les prix de transfert, qui gouvernent les flux de biens, services et droits de propriété intellectuelle entre sociétés-mères et leurs filiales locales.

Au point de vue du droit international, ces différents prix doivent être proches de ceux du marché. Toutefois, si une société-mère non américaine impose à ses filiales américaines des prix de transfert artificiellement majorés, elle peut réduire son imposition non seulement aux Etats-unis mais aussi à l’échelle de l’ensemble du groupe.

« Il y a à l’évidence un problème avec les prix de transfert et il faut faire quelque chose », dit Steven Rosenthal, associé du groupe de réflexion new-yorkais Tax Policy Center.

« Pour moi, ce droit d’accise de 20% est une façon brute de traiter le problème. Dans ce cas, on fait parfois mouche mais parfois aussi on tape là où on ne voulait pas ».

155 MILLIARDS DE DOLLARS

Cette taxe, qui n’entrerait en vigueur qu’après 2018, ne s’appliquerait qu’aux entreprises dont les paiements émanant de filiales américaines et destinés à des sociétés affiliées non américaines dépasseraient 100 millions de dollars.

Les entreprises européennes qui vendent aux Etats-Unis des produits fabriqués à l’étranger par le biais de filiales de distribution locales risqueraient d’être parmi les plus touchées par ce nouvel impôt, dit Michael Mundaca, expert en fiscalité du cabinet comptable Ernst & Young, qui occupa des responsabilités fiscales au sein du Trésor américain.

Ces entreprises pourraient se retrouver soumises à une double imposition: au droit d’accise aux Etats-Unis et à la fiscalité de leur pays d’origine, qui ne prendrait pas en compte le droit d’accise en question s’il n’y avait pas au préalable un amendement au traité fiscal bilatéral.

« Je suis sûr qu’ils (des responsables européens) appellent déjà leurs homologues du Trésor américain en quête d’explication (…) mettant en avant le fait que cela risquerait d’être contraire aux obligations du traité », explique Mundaca.

Gavin Ekins, économiste de la Tax Foundation, un groupe de réflexion conservateur, estime que la plupart des multinationales choisiront d’éviter cette imposition parallèle en choisissant de se soumettre à l’impôt sur les sociétés (IS) sur la totalité des bénéfices réalisés par la vente de produits aux Etats-Unis.

L’IS passera de 35% à 20% si le projet de réforme fiscale est entériné par le Congrès.

On pense que la réforme en elle-même alourdira de 1.500 milliards de dollars sur 10 ans une dette publique qui atteint les 20.000 milliards de dollars et le droit d’accise projeté est l’une des nouvelles sources de revenus censées prévenir un déficit encore plus énorme. Elle rapporterait dans les 155 milliards de dollars en l’espace de 10 ans, suivant un résumé de la proposition de loi républicaine présentée cette semaine.

Quoi qu’il en soit, il paraît évident que les multinationales étrangères vont mettre tout en oeuvre pour que ce nouvel impôt indirect ne voit jamais le jour et il est possible qu’elles se rallient des entreprises américaines qui ont des liens avec des affiliés étrangers.

(Avec Kevin Drawbaugh à Washington, David Morgan à West Lafayette, Indiana, Joe White à Detroit, Michael Erman à New York, Paresh Dave et Jonathan Weber à San Francisco et Sruthi Ramakrishnan à Bangalore, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par)

Thé : attention aux pesticides

Getty
Plus

Une étude de l’association “60 millions de consommateurs” alerte sur le nombre de pesticides dans certains sachets de thé.

Attention, vous risquez d’être surpris de ce que peut contenir votre sachet de thé. Selon “60 millions de consommateurs”,  qui a analysé 16 thés noirs et 10 thés verts, de nombreux produits toxiques font partie des sachets de thé.

Tous contiennent des pesticides, jusqu’à 17 pour certaines marques, comme Auchan, Lipton ou Kusmi Tea. Car les feuilles de thé ont la particularité de ne pas être nettoyées après la récolte pour ne pas perdre de leur saveur.

Les thés bios pas épargnés

Pire, dans certains sachets, des métaux réputés nocifs pour la santé, comme l’arsenic ou le mercure ont été repérés. Même les thés biologiques montrent aussi des traces de pesticides chimiques. Car ces derniers voyagent dans l’air et peuvent passer d’un champ à l’autre.

Certaines de ces toxines, toutefois, restent sur les feuilles et ne passent pas dans l’eau. Mais pour éviter une consommation trop importante de produits dangereux, plusieurs spécialistes conseillent de changer régulièrement de marque de thés, une fois par mois par exemple.

Le chien: meilleur ami de l’homme, ennemi de l’asthme et de l’eczéma?

Le chien : meilleur ami de l’homme, ennemi de l’asthme et de l’eczéma ?

Selon deux récentes études, la présence d’un chien à domicile jouerait un rôle préventif dans le développement de troubles que sont l’eczéma et l’asthme.

On le savait meilleur ami de l’homme, mais on ignorait le rôle qu’il pouvait avoir sur notre santé. Et pourtant, non content de garder notre maison et de veiller sur nous, le chien nous épargnerait également certains désagréments. C’est ce que révèlent deux études présentées dans le cadre du congrès annuel de l’American College of Allergy, Asthma and Immunology et qui attestent des effets bénéfiques de l’animal.

Le constat réalisé par la première étude est lié à l’apparition d’eczéma allergique : posséder un chien pendant la grossesse en protégerait le bébé à venir, mais cette action diminue dans le temps, notamment pour les enfants âgés de 10 ans et plus. La seconde étude fait état de l’impact positif du chien dans le développement d’un asthme, effet qui se confirme chez les enfants déjà allergiques.

Pour les chercheurs, ces effets protecteurs, dans le cadre de l’asthme, sont dus à l’exposition aux bactéries présentes dans les poils des chiens. Ils émettent toutefois une réserve pour les enfants allergiques aux chiens : dans ce cas, le contact avec les allergènes retrouvés dans les poils du chien peut au contraire amplifier un asthme. Les scientifiques rappellent que, pour une cohabitation optimale avec l’animal, il est préférable de lui interdire l’accès aux chambres, de le laver régulièrement et de se nettoyer les mains après l’avoir touché.

L’heure du coucher des enfants influe sur le moral des mamans

L’heure du coucher des enfants influe sur le moral des mamans© Prisma Media L’heure du coucher des enfants influe sur le moral des mamans

Une étude australienne vient de démontrer qu’un enfant qui se couche de bonne heure participe, à son insu, au bien-être de sa maman.

Le sommeil, une nécessité biologique absolue avec laquelle il ne faut pas badiner. Aussi endormir ses enfants à heure fixe a toujours été vivement conseillé par les spécialistes. Un sommeil au cours duquel, on le sait, de nombreuses fonctions s’accomplissent. La récupération de la fatigue physique et de la fatigue nerveuse passant inexorablement par des bonnes nuits. Et ce, à tous les âges de la vie. Reste que dans une famille, du sommeil de l’un dépend le bien-être de l’autre.

C’est en substance ce que vient de révéler une étude australienne mise en lumière par le site femininbio.com. Cette étude menée par l’équipe du Murdoch Children’s Research Institute de Melbourne, après avoir suivi des enfants pendant 4 à 5 ans et collecté les données liées à leur rythme et leur qualité de vie, démontre en effet que les enfants qui se couchent tôt sont dans une meilleure santé mentale que les autres. Et bonne nouvelle, ce bien-être rejaillit sur leur maman.

“ Si un enfant se couche tôt, sa mère peut se détendre, faire ce qu’elle a à faire et sentir que les choses sont sous contrôle. Cela me semble finalement assez logique ! “, a ainsi expliqué le professeur Jon Quach à la presse australienne lors de la présentation des conclusions de l’étude qu’il a pilotée. Une thèse qui étudie donc l’impact d’un couché précoce sur le bien-être maternel mais n’établit aucunement un lien avec la durée de sommeil des petits.

Reste que selon les experts de la Fondation nationale américaine du Sommeil, un enfant de 4 mois à 1 an a besoin de 12 à 15 heures de sommeil par jour, siestes comprises ; entre 11 et 14 heures (siestes incluses) lorsqu’il a entre 1 et 2 ans ; entre 10 et 13 heures de 3 à 5 ans ; de 9 à 11 heures entre 6 et 12 ans ; enfin, entre 8 et 10 heures de sommeil sont nécessaires aux adolescents.

Exprimer sa tristesse, c’est bon pour le moral!

Exprimer sa tristesse, c'est bon pour le moral !

Positive attitude oblige, vague à l’âme et tristesse ont mauvais genre. Dommage, nous expliquent les chercheurs qui ont étudiés leurs effets bénéfiques. Sauf si elles s’installent durablement, ces émotions dites « négatives » sont normales. Alors, laissez-les s’exprimer ! Elles passent bien plus vite qu’on croit – en une heure, affirment les experts. Une bonne crise de larmes plus tard, et nous voilà régénérés et sereins…

Il fut un temps où la tristesse avait du style.

Après le XVIIIeme siècle jouisseur (et son bain de sang final), place aux émotions intenses et aux tourments de l’âme avec le XIXeme et le romantisme (rien à voir avec les petits cadeaux, les petits cœurs et les petits dîners aux chandelles qui font aujourd’hui le succès des bluettes américaines). Sur les ruines du monde ancien, l’homme romantique cherche un écho de son monde intérieur dans les tumultes de la nature : solitude, désir de fuite, introspection, égotisme, passions exaltés, émotions intenses.

La tristesse vit ses heures de gloire.

Pour Baudelaire, elle est objet de désir : « Sois belle ! Et sois triste ! Les pleurs ajoutent un charme au visage… » (Madrigal triste) ou : « La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, belle, en grand deuil, une femme passa… » (A une passante).

Oui, les temps changent. Par ceux qui courent, dans l’infatigable foulée de la psychologie positive et de la « pensée » du même nom (ces antidotes aux stress et à l’angoisse de notre époque), la tristesse est un échec. Voire un virus dont on craint la contagion. Elle porte l’ombre menaçante de la terreur sociétale de la « dépression ».

Nous sommes invités, à bas mots, à la ravaler. Erreur ! assurent les experts en se basant sur leurs dernières recherches.

A moins qu’elle ne s’installe durablement (mélancolie ou dépression), ces spécialistes nous rappellent à l’évidence : la tristesse n’est pas une pathologie. Autrement dit, elle est normale. L’inquiétant serait de ne pas la ressentir dans certaines situations où elle est parfaitement adaptée.

En la refoulant, ainsi que les pensées et les ressentis qui l’ont provoquée, on risque de lui superposer des émotions inadéquates telles que la colère, la peur, la frustration, l’anxiété, voire la haine. Lui résister trop longtemps peut également bloquer notre système émotionnel (et intellectuel) et appauvrir la palette de nuances qui dessinent les pleins et les déliés de l’existence (ou d’un visage), en font le charme et s’opposent à la robotisation des êtres.

D’autant que le processus de refoulement à des effets collatéraux, liés au phénomène d’ interdépendance émotionnelle. C’est-à-dire qu’en refoulant systématiquement sa tristesse, c’est la force de joie qui risque également de prendre un coup dans l’aile.

Toujours selon les chercheurs, si, au moment où elle monte en nous, les effets de la tristesse sur le cerveau sont semblables à ceux de la dépression (ce qui a pu induire des amalgames erronés), lorsqu’elle se libère dans les sanglots, elle provoque un état de bien-être et de détente physique, ouvre de nouvelles possibilités, éclaircit notre horizon.

C’est bien ce processus qui traverse Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent. Lors de son chagrin final, où s’exprime enfin sa tristesse profonde, elle extirpe tout l’arsenal de résistances, de bras de fer et de rage qu’elle lui a toujours opposé. Ce renoncement libérateur lui ouvre un nouveau monde où elle renaît à elle-même. D’où cette phrase : « Demain est un autre jour ».

Travaux pratiques : En cas de vague-à-l’âme lancinant, de boule dans la gorge et de cœur lourd, que l’on en situe la cause ou plus vraiment, les experts nous invitent à ouvrir nos vannes lacrymales… Le chemin le plus direct pour évacuer la tristesse, c’est celui des larmes

« Après la pluie le beau temps » :  Voilà la métaphore proverbiale validée par la science.

En 2014, deux scientifiques berlinois* ont étudié ce paradoxe qui consiste à écouter, quand on est triste, de la musique mélancolique pour… se faire du bien.

Résultats : « 76 % des 722 volontaires interrogés ont déclaré ressentir des effets émotionnels bénéfiques, tels que la nostalgie, l’apaisement, l’émerveillement, un sentiment d’élévation. D’autres ont senti leur imagination et leur créativité stimulées.

Il s’agit, pour les chercheurs, d’un effet de catharsis. En écoutant ces mélodies pas du tout guillerettes, où résonnent néanmoins les teintes subtiles de la condition humaine, les sentiments négatifs sont évacués. D’où un sentiment de libération et de plénitude.

Précisons que l’expérience ne fonctionne pas avec des mélodies joyeuses…

Griezmann est-il intouchable ?

Prenant bien soin de ménager Antoine Griezmann dans le discours, Didier Deschamps n’a pas caché pour autant que l’attaquant de l’Atletico, en mal de buts cette saison à Madrid, était lui aussi soumis à la concurrence. Celle notamment d’un Nabil Fekir dans une forme éclatante.

Fekir-Griezmann: Nabil Fekir peut-il pousser Antoine Griezmann sur le banc ?© Reuters Nabil Fekir peut-il pousser Antoine Griezmann sur le banc ?

Antoine Griezmann n’est pas au meilleur de sa forme ces dernières semaines avec les Matelassiers. Crédité de trois buts en 11 matches depuis le début de la saison sous le maillot de l’Atletico, l’attaquant tricolore n’est plus aussi influent dans les résultats de son équipe. Un impact moindre observé tant en Liga qu’en Ligue des champions. Pas question pour autant de parler de méforme. Pas dans la bouche de Didier Deschamps en tout cas.

Devant la presse ce lundi à Clairefontaine, avant les rencontres internationales qui ces prochains jours doivent opposer les Bleus au pays de Galles et à l’Allemagne, le sélectionneur national a tenu à nuancer la mauvaise passe de son cadre offensif. « Tout est relatif. C’est lié aussi à la forme de l’équipe dans laquelle il joue. Antoine reste Antoine, avec toutes ses qualités. Il n’est pas forcément au meilleur de sa forme, mais je n’ai pas d’inquiétude particulière. Comme les autres, quand ils viennent en sélection, c’est une bouffée d’oxygène. »

« Fekir est revenu à son meilleur niveau »

Ceci étant dit, Didier Deschamps rappelle les enjeux de ce rassemblement tricolore automnal. « C’est encore le moment de donner du temps de jeu à un bon nombre de joueurs, avec des éléments différents et un système différent entre les deux matchs. » La promesse, ainsi, d’un réel turn-over, avec la considération que cela implique pour des joueurs qui ont encore tout à prouver en équipe de France. Nabil Fekir en tête. « Nabil a retrouvé la pleine possession de ses moyens après sa grave blessure. Aujourd’hui, il enchaîne beaucoup de matches avec un jeu à risque, où il prend pas mal de coups. Mais il a retrouvé son explosivité. Il a confirmé qu’il était revenu à son meilleur niveau« , juge le patron des Bleus.

Un Didier Deschamps qui n’hésite pas à comparer le Lyonnais, encore apparu brillant sur le plan sportif dimanche soir à Saint-Étienne, avec son homologue madrilène. « Grâce à son explosivité, Nabil joue dans un registre différent des autres. Antoine est plus technique, mais tous les deux ont une réelle influence sur l’animation offensive de leur équipe. Ils peuvent marquer et faire marquer. Antoine a sans doute davantage cette capacité à jouer dans la profondeur sans ballon, mais Nabil de son côté est capable d’éliminer un ou plusieurs adversaires dans de petits espaces. Leur apport collectif cela dit est semblable. »

« Je n’ai pas changé d’avis sur Martial »

L’observation, pour le moins directe, peut paraître étonnante au vu du pedigree des deux joueurs en sélection. Le premier étant un cadre indiscutable de l’équipe de France quand le second n’est guère apparu qu’à quatre reprises sous le maillot frappé du coq depuis deux ans. Plus que jamais, Didier Deschamps semble décidé à rebattre les cartes, lui qui assure compter désormais sur un Anthony Martial qui n’avait plus été appelé sous les drapeaux depuis octobre 2016.

« Anthony est reparti cette saison sur une alternance, il ne joue pas tout bien sûr, mais il joue tout de même pas mal. Et il a retrouvé son efficacité ! Il n’avait pas perdu ses qualités, j’en étais convaincu, et il l’a montré ces dernières semaines. C’est ce qui m’amène à le reprendre pour le revoir, même si ce n’est pas sa dernière chance. Je n’ai pas changé d’avis sur lui, il a les qualités du très haut niveau. Il faut juste qu’il soit toujours déterminé, et non pas relâché comme il peut l’être parfois, c’est ça le haut niveau ! Là, il a mûri, il faut qu’il garde ça. Aujourd’hui il en tire profit. » Avec à la clef, comme pour Nabil Fekir, une réelle opportunité visiblement de bousculer l’ordre établi.