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Le PSG devra se méfier de cette force madrilène

A moins d’une semaine du huitième de finale aller de Ligue des champions entre le Real Madrid et le PSG, coup de projecteur sur le trident Casemiro-Kroos-Modric, essentiel dans les succès récents du club merengue, qui jouera encore une fois un rôle crucial face aux Parisiens.

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Lorsqu’on pense au Real Madrid de Zinédine Zidane et à son impressionnant doublé en Ligue des champions (victoire finale en 2016, puis en 2017), on pense d’abord à la star Cristiano Ronaldo et à ses nombreux buts ou au capitaine emblématique Sergio Ramos, si décisif dans les grands matchs, des deux côtés du terrain. Pourtant, à y regarder de plus près, l’âme véritable de cette équipe et la raison principale de ses succès résident entre les deux, au milieu du terrain.

Un trio équilibré et complémentaire

Installé par Rafael Benitez lors de son court passage au Real (de juin 2015 à janvier 2016), puis adoubé et verrouillé par Zidane, le trident Casemiro – Toni Kroos – Luka Modric constitue possiblement le meilleur milieu au monde à l’heure actuelle. Organisé avec le Brésilien Casemiro en pointe basse, Kroos côté gauche et Modric côté droit, mais avec une grande liberté de mouvement, cet attelage présente une grande complémentarité et très peu de points faibles.

Nous avons ainsi affaire ici à trois joueurs très complets sur le plan individuel, qui combinent qualités offensives et défensives. Nettement plus athlétique que ses deux compères, Casemiro présente un profil un peu plus défensif, mais, très propre techniquement, il est aussi capable de se projeter dans la moitié de terrain adverse. Sa frappe de balle est par ailleurs une arme redoutable (demandez aux supporters de la Juventus…). Pour leur part, l’Allemand et le Croate sont réputés depuis des années pour leur qualité technique et pour leur intelligence de jeu, mais au-delà de leurs rôles d’organisateurs (plutôt en retrait pour Kroos, plutôt dans le cœur du jeu pour Modric), ils savent aussi faire preuve de dureté dans les duels, voire de vice dans certaines situations.

La polyvalence et l’adaptabilité de ces trois joueurs leur permet par ailleurs d’intervertir fréquemment leurs rôles sur le terrain, mais aussi de compenser les éventuelles failles dans le bloc madrilène. En somme, l’entrejeu du Real Madrid repose sur trois joueurs érigeant le collectif en priorité absolue, mais disposant chacun de qualités individuelles au dessus de la moyenne. En gros, trois milieux qui savent tout faire, mais qui choisissent presque toujours de faire ce qui est le mieux pour l’équipe. On comprend mieux pourquoi la Maison Blanche domine l’Europe depuis deux ans.

Isco, le facteur X

Déjà très performant lors de la saison 2015-2016, ce milieu Casemiro-Kroos-Modric a peut-être encore davantage marqué les esprits l’année suivante, à partir du moment où il a été complété par Isco, installé par Zidane en meneur de jeu avancé derrière le duo d’attaque. En apportant encore plus de liant et de qualité technique entre le trio d’orfèvres en bleu de travail et le duo d’attaquants stars (CR7 accompagné de Bale ou Benzema), l’international espagnol a rendu le Real littéralement injouable pendant quelques mois. Porté par ce trio devenu quatuor, le club merengue a ainsi enchaîné les titres au printemps et à l’été 2017, remportant successivement la Liga, la Ligue des champions, la Supercoupe d’Europe et la Supercoupe d’Espagne.

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A l’issue de la demi-finale de C1 contre l’Atletico, Rio Ferdinand, émerveillé par la prestation du Real dans l’entrejeu, s’était même risqué à une comparaison des plus flatteuses. “Je n’ai rien vu de tel depuis Busquets, Xavi et Iniesta, a ainsi lancé l’ancien défenseur, au micro de BT Sport, à propos du trio Isco-Modric-Kroos. Cette façon qu’ils ont d’ôter toute vie à l’adversaire par leur jeu de passes, leurs mouvements, leurs permutations et leur volonté de jouer pour l’autre, c’est juste incroyable.” Dans son analyse, Ferdinand oublie simplement de préciser qu’avec le dynamisme de Casemiro, le carré magique du Real disposait d’encore plus de variété que le trio légendaire du Barça.

Quelques mois plus tard, l’état de grâce s’est cependant quelque peu estompé. En difficulté en Liga, le Real a perdu le fil de son jeu et de sa maîtrise. Isco se montrant beaucoup moins performant que l’an passé, Zidane s’est remis à chercher la bonne formule, revenant parfois à un 4-3-3. Dans cette équipe en plein doute, le trio du milieu de terrain reste cependant une inestimable valeur sûre, qui assure au Real un certain niveau de performance a minima.

Un casse-tête pour le PSG

Ainsi, malgré un parcours mitigé lors de la phase de groupes de la Ligue des champions (2e du groupe H derrière Tottenham), le Real Madrid est l’équipe qui affiche le meilleur taux de passes réussies sur cette première phase (89,6%). Une statistique intéressante si on la confronte à un autre constat : le Real place quatre joueurs dans le top 5 des joueurs de champ effectuant le plus de passes longues par match (Sergio Ramos et les trois milieux de terrain). Madrid est donc davantage friand de jeu direct que des équipes comme Manchester City ou le Barça, mais cela ne lui fait perdre ni en précision, ni en maîtrise (le Real affiche, avec City, la meilleure moyenne de possession de balle sur la phase de groupe, 60,2%).

Au contraire, les passes longues et souvent bien senties du trio Casemiro-Kroos-Modric (et de Ramos) créent une multitude de décalages et donc d’occasions pour le Real Madrid, qui est l’équipe qui a tenté le plus de tirs (20,6 par match en moyenne) lors de la phases de groupes, et la deuxième équipe au nombre de centres tentés (28 par match en moyenne, derrière le Bayern, 31). En résumé, qu’Isco soit aligné ou pas, le trio Casemiro-Kroos-Modric offre au Real une assise et une emprise sur la rencontre, même quand l’efficacité n’est pas au rendez-vous.

Pour le PSG, gagner la bataille du milieu va donc être primordial, sous peine de subir le même genre de domination que lors du retour face au Bayern Munich. Or c’est précisément dans ce secteur de jeu qu’Unai Emery est confronté à un épineux casse-tête. Depuis le départ de Blaise Matuidi, le coach basque n’a jamais vraiment réussi à trouver le juste équilibre. Plusieurs formules ont été testées, mais aucune ne s’est véritablement imposée comme une évidence. Même dans le choix des hommes, Emery a très peu de certitudes, seul Verratti semblant réellement intouchable. L’entraîneur parisien a encore quelques jours pour se décider, mais il a tout intérêt à ne pas se tromper, car les chances de qualification du PSG dépendront en grande partie de la performance du milieu de terrain qui sera opposé au monstrueux trio du Real…

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