Sante

anesthésie générale: Que doit-on savoir pour se prépare

Que doit-on savoir pour se préparer à une anesthésie générale ?

C’est en 1846, aux États-Unis, que la première anesthésie générale a eu lieu. William T.G. Morton en fit la démonstration publique en utilisant de l’éther diéthylique, un liquide qui fut longtemps utilisé comme anesthésique avant d’être remplacé dans de nombreux pays par d’autres substances moins dommageables.
La Société canadienne des anesthésistes (anesthésiologistes) décrit l’anesthésie générale comme étant « un état d’inconscience, de perte de mémoire, de soulagement de la douleur et de relaxation musculaire réversible provoqué par des médicaments.» Cette pratique permet de réaliser un acte chirurgical ou médical qui dispense le patient de la douleur.

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La consultation d’anesthésie  

En cas d’urgence, l’anesthésie peut être réalisée sans rencontre préalable avec l’anesthésiste. En prévision d’une intervention, une consultation en clinique préopératoire est requise. Cette rencontre permet au patient de poser toutes ses questions à l’expert médical. Cela permet de réduire considérablement l’anxiété préopératoire, un malaise ressenti avant une intervention médicale. Une étude parue dans le Journal of Advanced Nursing en 2010 a révélé que 85 % des 460 personnes sondées ayant subi une intervention chirurgicale avaient eu peur de l’anesthésie générale.
Lors de la consultation d’anesthésie, le médecin  dressera votre profil santé afin de valider que l’anesthésie générale soit réellement nécessaire. Pour ce faire, il est possible que vos dossiers médicaux antérieurs soient requis. Les renseignements contenus dans ces dossiers permettront à l’anesthésiste (anesthésiologiste) de connaître vos antécédents médicaux et de savoir si vous avez des allergies ou si vous avez fait des réactions particulières à certains produits, etc. À la suite de l’étude de vos fichiers médicaux, le spécialiste pourrait vous faire passer un court examen physique. Ce dernier tient compte des différents critères déterminés par le médecin anesthésiste : sexe, âge, condition physique particulière, type d’intervention médical à subir, etc.

Les règles à suivre avant l’anesthésie

La consultation d’anesthésie vous permettra de connaître tous les détails liés à votre opération. Le médecin anesthésiste vous guidera à travers les différentes précautions à prendre :

– Période de jeûne
– Risques liés au tabagisme et à l’alcool
– Médicaments à prendre
– Médicaments à proscrire tels que les anticoagulants (ex. : aspirine)
– Hygiène corporelle, etc…

Il est très important de suivre les recommandations de l’anesthésiste, notamment en ce qui concerne le tabagisme. Le tabac augmente les risques de problèmes respiratoires suite à l’anesthésie. L’incidence des crises cardiaques dues à un manque d’oxygène présent dans le sang et acheminé vers le cœur est également augmentée. De plus, le tabac prédispose le patient à l’infection de la plaie lors du processus de guérison. Les spécialistes recommandent de cesser de fumer 8 semaines avant la date prévue de la chirurgie. Ainsi, le patient diminue considérablement le risque de complications, tout en favorisant la guérison et en réduisant le temps d’hospitalisation.

Comment se déroule une anesthésie générale ?

La rencontre pré-anesthésique a lieu le jour même de l’anesthésie : c’est la dernière consultation  avec le spécialiste. Celle-ci permet de s’informer sur de nouveaux événements qui auraient pu survenir suite à la consultation d’anesthésie, de régler les derniers détails liés à l’opération (processus, durée, etc.) et de rassurer le patient. Une prémédication peut lui être conseillée afin d’apaiser son anxiété et de faciliter l’endormissement. Il s’agit généralement d’un tranquillisant administré par voie orale.
Le déroulement en salle d’opération Avant l’entrée du patient au bloc opératoire, la salle est soigneusement stérilisée et les appareils médicaux utilisés sont vérifiés. Toutes les mesures nécessaires sont prises pour limiter les risques de complications.

L’anesthésiste (anesthésiologiste) procède par anesthésie multimodale, méthode qui utilise une combinaison de produits et qui permet l’anesthésie générale du patient. Cette composition comprend généralement trois types de médicaments : hypnotiques, analgésiques et curares, qui sont administrés par injection intraveineuse. Le est responsable de la perte conscience de la personne et du maintien de cet état. Le second sert, comme son nom l’indique, à atténuer au maximum la douleur. Les médicaments curares sont utilisés pour le relâchement musculaire, évitant ainsi tout mouvement brusque de la part du patient lors de l’intervention chirurgicale. Un tube est par la suite installé dans la trachée par la bouche ou le nez (tube endotrachéal) afin de faciliter la respiration du patient. De l’oxygène et un agent d’inhalation sont injectés par ce tube afin de maintenir l’inconscience du patient tout au long de l’opération. À ce même tube est également branché un appareil de ventilation mécanique (respirateur).
L’anesthésiste (anesthésiologiste) demeure dans la salle d’opération afin de s’assurer que le dosage des médicaments est bien contrôlé, que les signes vitaux sont stables et que le patient est pleinement inconscient et ne ressent pas la douleur. Il faut noter que les techniques d’intervention par anesthésie générale peuvent varier d’un patient à l’autre et d’un cas à l’autre. Les produits utilisés sont adaptés en fonction de l’état de santé de la personne (allergies, maladies, etc.).

Que se passe-t-il à la suite d’une anesthésie générale ?

Le réveil en salle postopératoire

À la fin de l’intervention chirurgicale, des médicaments permettant de neutraliser les effets de paralysie dus aux curares sont administrés. L’anesthésiste (anesthésiologiste) cesse de donner des produits hypnotiques afin que le patient recouvre la conscience. Le tube endotrachéal et l’appareil de ventilation mécanique sont retirés lorsque la personne est en mesure de respirer par elle-même. Le patient est conduit en salle de réveil où il reprend peu à peu connaissance. Lorsque les intervenants jugent que son état est stable, la personne regagne sa chambre. Certains tests peuvent être faits, notamment de l’urine pour s’assurer que les reins sont fonctionnels. De plus, le patient devra manger légèrement puisqu’il est en période de jeûne depuis de nombreuses heures.

Les effets secondaires les plus fréquents suite à une anesthésie générale

Certains effets secondaires peuvent survenir à la suite d’une opération nécessitant une anesthésie générale. En cas de complications, les experts médicaux peuvent prendre le patient en charge rapidement.
Voici une liste non exhaustive des réactions possibles :

– Nausées
– Vomissements
– Maux de gorge
– Lésions dentaires
– Fièvre, frissons
– Troubles de la mémoire, de l’attention ou du comportement
– Faiblesse musculaire
– Ecchymose, etc…

Les nausées et les vomissements postopératoires (NVPO) sont les symptômes les plus fréquents à la suite d’une anesthésie générale avec 20 à 30 % des patients touchés. Plusieurs facteurs sont susceptibles de provoquer des NVPO. Si vous avez déjà subi une chirurgie sous anesthésie générale et avez eu des NVPO, vous devez prévenir votre anesthésiste (anesthésiologiste) qui vous prescrira des antiémétiques, une classe de médicament permettant de prévenir et traiter ce genre de maux. Le tube endotrachéal peut endommager les parois de la gorge chez 40 % des patients. La douleur s’estompe assez rapidement et peut être atténuée à l’aide d’anti-inflammatoires. Les lésions dentaires sont plutôt rares (1 cas sur 2 000) et surviennent généralement chez les personnes qui n’ont pas une bonne hygiène bucco-dentaire. Les frissons surviennent quant à eux chez 25 à 50 % des patients et sont causés, la plupart du temps, par le stress, la douleur et la fièvre liés à l’intervention. Les troubles de la mémoire, de l’attention et du comportement peuvent survenir dans les heures qui suivent l’anesthésie générale, mais ils ne perdurent généralement pas. Il en est de même pour la faiblesse musculaire. Finalement, l’intervention chirurgicale peut avoir laissé quelques traces sur le corps du patient telles que des ecchymoses qui s’estomperont dans les jours suivants.

Informations complémentaires : les autres types d’anesthésie

En fonction de la consultation d’anesthésie, le spécialiste sera en mesure de déterminer quel type d’anesthésie est nécessaire pour le patient. Selon les cas, l’anesthésie générale n’est pas toujours requise. La personne devra alors subir une anesthésie régionale ou locale.

L’anesthésie régionale

Lors de ce procédé, des anesthésiques locaux sont injectés près des nerfs sensitifs et moteurs de la région où l’opération sera pratiquée. Ainsi, les nerfs de cet endroit sont temporairement paralysés, ce qui empêche le patient de percevoir toute sensation.  Ce type d’anesthésie est également appelé bloc nerveux. L’anesthésie régionale comprend deux types de blocs nerveux : la rachianesthésie et la péridurale. La rachianesthésie est la plus courante. Cette technique est généralement utilisée pour anesthésier la région du ventre et des jambes. L’anesthésie péridurale est très similaire à la rachianesthésie à la seule différent qu’un tube est placé près des nerfs du dos. De cette façon, les anesthésistes peuvent contrer les douleurs vives survenant à la suite d’une chirurgie.

L’anesthésie locale

L’anesthésie locale est pratiquée sur une petite surface du corps par infiltration, c’est-à-dire une injection sous-cutanée, ou par l’entremise d’un gel anesthésiant, aussi appelé anesthésie topique (= de surface). Le patient ne sentira pas la douleur, mais demeure pleinement conscient. L’anesthésie locale est utilisée pour des interventions mineures telles que les points de suture ou les extractions dentaires.

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