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Syrie: 100 civils tués dans les bombardements d’un fief rebelle. Au moins 20 enfants sont morts.

L’armée du régime de Bachard el-Assad continue de pilonner l’enclave rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas. Au moins 20 enfants sont morts.

Un Syrien porte un bébé blessé dans la localité de Hamouria, dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, cible de violents bombardements du régime, le 19 février 2018.© 

Au moins 100 civils, dont 20 enfants, ont été tués lundi dans des bombardements intensifs en Syrie. L’armée du régime de Bachard el-Assad visait l’enclave rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, où sont assiégés plus de 400 000 personnes dans des conditions humanitaires dramatiques.

C’est le plus lourd bilan des pertes civiles en une journée dans les combats dans cette région depuis début 2015, a indiqué le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Des correspondants de l’AFP ont vu des morts et des blessés dans les hôpitaux de plusieurs villes de la région où les secouristes peinaient à faire face. Ce carnage qui a fait aussi 450 blessés, selon l’OSDH s’est produit alors que le régime renforce ses positions autour de l’enclave assiégée qui laisse présager une offensive terrestre. Les raids aériens et le pilonnage de l’artillerie continuent sur plusieurs villes de cette région assiégée depuis 2013 par le régime et en proie à des pénuries, ont rapporté mardi des correspondants de l’AFP.

« Une guerre d’extermination »

L’ONU a réclamé dans la nuit l’arrêt immédiat des bombardements de l’armée syrienne sur cette enclave rebelle. L’opposition syrienne en exil a dénoncé « une guerre d’extermination » et le « silence international » face aux « crimes » du pouvoir Assad dans la guerre qui ravage la Syrie depuis près de sept ans.

Les bombardements de civils « doivent cesser maintenant », a déclaré le coordinateur de l’ONU pour l’aide humanitaire en Syrie, Panos Moumtzis. « Il est impératif de mettre fin immédiatement à cette souffrance humaine insensée. La récente escalade de la violence aggrave une situation humanitaire déjà précaire pour les 393.000 habitants de la Ghouta orientale, dont beaucoup sont des personnes déplacées », a-t-il souligné.

Les rescapés se cachent dans les sous-sols

Dans une morgue improvisée de la ville de Douma, un homme effondré, Nidal, pleurait près du corps sans vie de sa fille Farah. Dans les hôpitaux de fortune, des parents cherchaient désespérément leurs enfants, morts ou vivants. Un homme éclatait en sanglots en découvrant la dépouille de son nouveau-né posée sur une couverture, à côté d’une flaque de sang.

A Hammouriyé, les civils paniqués cherchent à s’abriter des frappes. « Nous n’avons plus que la miséricorde de Dieu et nos sous-sols où nous nous cachons », a déclaré un habitant. « Nous n’avons aucune alternative ».

Le régime veut reprendre la Ghouta orientale pour mettre fin aux tirs de roquettes des rebelles sur la capitale. Six roquettes se sont abattues sur Damas dimanche soir faisant un mort, selon les médias officiels. Depuis le 5 février, plus de 20 civils ont péri dans des bombardements rebelles sur Damas.

La Ghouta orientale est tenue par deux principales factions islamistes, Jaich al-Islam et Faylaq al-Rahmane, qui ont nié être en pourparlers avec le régime. Le régime cherche à reprendre le contrôle de cette dernière poche de résistance pour mettre fin aux tirs, parfois meurtriers, d’obus et de roquettes des rebelles sur la capitale.

Complexification du conflit

Après avoir opposé les rebelles au régime, la guerre en Syrie s’est complexifiée avec l’implication de groupes djihadistes et de puissances régionales et internationales. À Afrine, dans le nord-ouest, la Turquie mène depuis le 20 janvier une offensive contre une milice kurde syrienne, les Unités de protection du peuple (YPG), qu’elle considère comme « terroriste ».

Le régime syrien devait commencer à déployer des troupes dans cette enclave kurde devenue de facto semi-autonome, en soutien aux Kurdes. Selon l’agence officielle syrienne Sana, les forces pro-régime « rejoindront la résistance contre l’agression turque ».

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Catégories :actualite, monde, Uncategorized

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