Messi de retour sous les projecteurs ?

Gêné par une blessure aux ischio-jambiers lors de la trêve internationale, Lionel Messi a été convoqué dans le groupe du FC Barcelone qui se déplace à Séville (20h45, 30e journée de Liga). Mais aucun risque ne sera pris avec le numéro 10 argentin.

Lionel Messi a participé aux séances d'entraînement avec ses coéquipiers jeudi et vendredi.

Lionel Messi simple spectateur, ça n’arrive pas souvent. Et pourtant. Sélectionné par Jorge Sampaoli pour les matches de l’Argentine, l’attaquant du FC Barcelone n’a finalement qu’assister à la victoire de l’Albiceleste contre l’Italie (2-0) et surtout au revers face à l’Espagne (1-6), la faute à une blessure aux ischio-jambiers. La trêve internationale terminée, l’international argentin a pu revenir à Barcelone pour finalement participer aux entraînements avec ses coéquipiers jeudi et vendredi. Un travail finalement payant puisque vendredi soir, son nom était présent dans le groupe retenu pour aller affronter le FC Séville ce samedi (20h45) dans le cadre de la 30e journée de Liga. Une bonne nouvelle pour les supporters barcelonais et la presse catalane, Sport titrant même sur sa Une du jour: « Dieu sera à Séville. »

Mais pour ce déplacement périlleux à Sanchez-Pizjuan, aucun risque ne sera pris avec la star du Barça. « Aujourd’hui, nous devons attendre. En réalité, nous prenons soin de lui comme l’a fait sa sélection. Il a une petite gêne mai si c’était une rupture musculaire, ce serait encore plus grave », a déclaré Esnersto Valverde en conférence de presse d’avant-match. D’autant plus que si le Barça joue gros ce samedi, le club catalan n’oublie pas son quart de finale aller de Ligue des champions contre l’AS Rome mercredi. Et une rechute de Lionel Messi n’arrangerait rien.

Jouera ou pas, la question se pose donc toujours. Une nouvelle absence sur les pelouses pourraient encore valoir des critiques au joueur de 30 ans, mais ce n’est pas un souci pour le coach catalan: « Nous avons parlé avec lui et Andrés (Iniesta) hier. Tout le monde aime gagner mais il me semble bien et concernant les critiques, tous sont habitués à cela. Mais Messi est parfait dans son état d’esprit. » Sa présence ce soir pourrait donc mettre fin à tout débat.

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Ribéry et le Bayern ridiculisent Dortmund

Il n’y a pas si longtemps, les rencontres entre le Bayern Munich et le Borussia Dortmund étaient serrées, accrochées et incertaines. Cette saison, un monde sépare les deux formations. Le Bayern l’a rappelé de manière cinglante et humiliante à son rival, samedi, lors de la 28e journée de Bundesliga.

En une mi-temps, les Bavarois ont semé la désolation dans les rangs adverses. C’est avec cinq buts dans la musette que Bürki, le portier des Borussen, et ses partenaires sont rentrés au vestiaire. Tout le monde ou presque à participé à la fête de ce Klassieker sans le moindre suspense. Robert Lewandoswki, évidemment, auteur d’un triplé (5e, 44e et 87e) contre le club qui l’a révélé au monde entier, mais aussi Franck Ribéry, qui jouit d’une seconde jeunesse remarquable ces derniers mois au FCB.

Le Français, bientôt 35 ans, a été particulièrement en vue sur deux des trois réalisations munichoises de cet après-midi d’euphorie à l’Allianz-Arena. Sur un petit numéro côté gauche pour se frayer un chemin vers le but et la passe décisive heureuse pour son compère polonais (4-0, 44e), puis en trompant magnifiquement Bürki d’un piqué puissant juste avant la pause (5-0, 45e+1). James Rodriguez, à la réception d’une passe de David Alaba (2-0, 14e) et Thomas Müller, servi sur un plateau par le Colombien (3-0, 23e) s’étaient chargés de lancer les hostilités.

Si on savait déjà que le titre était joué, l’opération est doublement douloureuse pour le Borussia Dortmund. Troisièmes, les joueurs de Peter Stoger ont désormais quatre points de retard sur Schalke 04, dauphin du Bayern. Les hommes de Jupp Heynckes, comme d’habitude revenu pour guider son club vers la gloire, peuvent se concentrer sur leur quart de finale de Ligue des champions contre Séville.

Les notes: Insaisissable Mbappé

Kylian Mbappé a mené le PSG au succès en finale de la Coupe de la Ligue contre Monaco (3-0), lui qui était dans le camp des perdants la saison dernière. Fabinho et Thomas Lemar, eux, n’ont jamais pu inverser la tendance.

LES TOPS

Kylian Mbappé
Quel formidable attaquant ! Libéré de toute tâche défensive parce que le PSG le lui permet, l’attaquant français a malmené l’ASM grâce à ses accélérations, obtenant de nombreuses fautes. Impliqué sur tous les buts, l’ancien Monégasque provoque le penalty de l’ouverture du score d’un rush impressionnant. Altruiste comme jamais, il distribue ensuite deux passes décisives. Seul bémol, son duel perdu en voulant dribbler Subasic (58e).

La défense parisienne
Unai Emery a donné sa confiance à Presnel Kimpembe et Thiago Silva en charnière centrale au détriment de Marquinhos, de retour de blessure. Choix payant, puisque le capitaine s’est montré rassurant et le jeune Français particulièrement incisif, contenant Falcao ou Lemar en un contre un. Côté droit, Dani Alves a démarré très fort en étant percutant et juste dans la relance. Yuri Berchiche a fait son match, efficace à gauche.

Edinson Cavani
Un penalty transformé pour ouvrir la marque, même si Subasic a touché ce ballon (8e). Quelques maladresses, mais un deuxième but splendide avec un enchaînement de grande qualité (85e). Un doublé en finale, c’est une mission parfaitement accomplie pour le buteur parisien, patron de l’attaque en l’absence de Neymar.

LES FLOPS

Kamil Glik
Heureusement que Jemerson s’est montré incisif parce que le Polonais, lui, a sombré. Glik est coupable sur le penalty, à l’image d’un match où il a toujours été en retard, dépassé par la vitesse adverse.

Danijel Subasic
Les deux portiers ont réussi des arrêts mais ont montré quelques lacunes inquiétantes. Si Kevin Trapp passe à travers sur le but refusé à Falcao (37e), c’est sans conséquence pour le PSG. Subasic n’a pas eu la même réussite, puisqu’il commet une faute de main sur le deuxième but signé Di Maria (21e). Des relances également hasardeuses et surtout, trois buts encaissés.

Fabinho et Lemar
Le milieu de terrain parisien a largement pris le dessus dans le coeur du jeu. La faute, notamment, à deux hommes de base monégasques qui sont passés à côté. Fabinho a eu du mal à exister contre un club qu’il pourrait rejoindre, Thomas Lemar n’a pas su faire la différence, se montrant même maladroit sur des passes faciles

LES NOTES

Paris: Trapp (5) – Alves (6), T. Silva (6), Kimpembe (7), Berchiche (6) – Verratti (5), Rabiot (7), Draxler (5) – Mbappé (8), Cavani (7), Di Maria (6).

Monaco: Subasic (3) – Sidibé (4), Glik (3), Jemerson (6), Raggi (4) – Fabinho (4), Moutinho (4) – Lemar (4), Tielemans (4), Lopes (4) – Falcao (4).

Le Real Madrid n’a pas eu besoin de Cristiano Ronaldo pour l’emporter à Las Palmas (0-3)

l a beau marquer à tous les matches (ou presque), Cristiano Ronaldo n’est pas forcément indispensable. Le Real Madrid s’est imposé sans lui sur la pelouse de Las Palmas (0-3), ce samedi lors de la 30e journée de Liga.

Un succès rendu possible par le doublé de Gareth Bale (26e et 51e s.p.). « CR7 » n’était pas le seul joueur laissé au repos par Zinédine Zidane puisque Marcelo et Toni Kroos n’ont pas fait le déplacement, tout comme Isco et Sergio Ramos(blessés), tous préservés dans l’optique de la Ligue des champions et du déplacement à Turin en quart de finale aller, mardi. Laborieux dans le jeu, Karim Benzema a tout de même inscrit le deuxième but de la partie via un penalty (39e). Le Français était capitaine à l’occasion de sa 400e apparition sous le maillot merengue.

Troisième du classement, le Real Madrid revient provisoirement à une longueur de l’Atlético de Madrid, deuxième. De bon augure à une semaine du derby contre les Colchoneros. En ménageant ses cadres, « ZZ » est prêt à défendre sa couronne européenne tout en gardant la deuxième place du classement en ligne de mire.

A Séville, le Barça revient de nulle part

L’horloge du stade indique la 88e minute de jeu. A côté, le public andalou peut lire FC Séville: 2 – FC Barcelone: 0. C’est la fête dans les travées de Ramon Sanchez-Pizjuan. Mais plus pour très longtemps… Pourtant, depuis le début de la rencontre, les Sévillans sont gâtés puisque leurs protégés, impeccables en défense, sont également dangereux offensivement.

Un premier but de Vazquez en fin de première période (1-0, 37e), un autre de Muriel en début de seconde période (2-0, 50e). C’est certain, les locaux vont réaliser l’exploit d’infliger une première défaite en championnat aux insolents leaders catalans. Une certitude qui tient donc jusqu’à cette fameuse 88e minute. Moment que choisit Suarez pour réduire l’écart d’une reprise acrobatique sur un corner mal dégagé par les locaux (2-1). Dans la foulée, Messi enfonce le clou et double la mise d’une frappe du gauche parfaite, décochée hors de la surface (2-2, 89e).

En l’espace d’un instant, le travail appliqué des Sévillans est réduit à néant. Et si le score est toujours de 2-2 au coup de sifflet final, le point du nul n’efface pas la frustration ni la détresse sur les visages andalous. Un nul en forme de défaite pour le FC Séville qui reste donc 6e (46 pts) tandis que le Barça, toujours leader, compte désormais 12 points d’avance sur son dauphin, l’Atletico Madrid.

Falcao: « La honte pour le football français »

Battu par le PSG en finale de la Coupe de la Ligue (0-3), Radamel Falcao n’a pas digéré le scénario du match. L’attaquant monégasque s’est notamment vu refuser un but pour un hors-jeu litigieux (37e) après recours à l’assistance vidéo.

« Paris a été plus efficace mais après il y a eu l’arbitre, s’est énervé le Colombien au micro de Canal+Sport. Je crois que ce qu’a fait l’arbitre aujourd’hui, pour le football français, c’est la honte. »

Le PSG reprend une Coupe

Edinson Cavani a frappé à deux reprises. (Reuters)

La sentence demeure irrévocable. Face aux autres équipes de Ligue 1, ce qui était plus que jamais le cas sur cette finale de Coupe de la Ligue, le Paris Saint-Germain fait ce qu’il veut. S’il a décidé de gagner, le club de la capitale s’exécute. On pourra toujours gloser sur le rôle de l’arbitrage vidéo (décidément trop chronophage) et ce but refusé de manière très litigieuse à Falcao en fin de première période. Mais ça ne change rien à la globalité du match, tout à fait maîtrisé par Paris face à Monaco(3-0).

Kylian Mbappé, s’il n’a pas marqué, a survolé la rencontre. Monaco a donné le change lors des 45 premières minutes, mais n’a plus rien montré au retour des vestiaires. Les Parisiens n’ont pas spécialement eu à forcer leur talent pour remporter leur cinquième Coupe de la Ligue consécutive, leur huitième Coupe nationale de suite en y ajoutant les Coupes de France. C’est aussi la 40e victoire d’affilée en Coupe pour ceux qui redeviendront champions dans quelques semaines, peut-être même quelques jours. Au passage, même s’il était absent sur cette finale, c’est aussi le premier trophée pour Neymar sous le maillot parisien.

Thiago Silva: « Après le Real, c’était difficile »

Edinson Cavani a marqué deux fois, ouvrant le score sur penalty (8e) avant de clôturer la marque en fin de partie (85e). Angel Di Maria avait vite inscrit le deuxième but à la réception d’une passe sublime de Kylian Mbappé (21e), mais Monaco aurait pu revenir à 2-1 si ce but n’avait pas été refusé à Falcao (37e). Rony Lopes a eu d’autres occasions (34e, 57e) et Kevin Trapp a aussi dû sortir un double arrêt (41e). L’ASM a clairement eu le tort de ne pas marquer, au moins une fois, dans son temps fort. Même si l’arbitrage a donc joué son rôle là-dedans… Le PSGs’est aussi procuré d’autres opportunités par Edinson Cavani, encore (35e), ou Draxler (44e) ou Di Maria (45e+3).

Radamel Falcao parle de « honte », un mot sans doute un peu fort au vu de l’écart final. Thiago Silva savoure tranquillement sur Canal+ Sport: « Après l’élimination contre le Real Madrid, c’était difficile de reprendre. Mais tous les joueurs ont apporté une réponse positive, on est contents du match qu’on a fait. C’est un titre important pour le club, et on doit féliciter tout le monde. Quand on joue comme ça, c’est difficile pour tous nos adversaires. » « Ce n’est jamais facile », rappelle Trapp. Difficile de ne pas banaliser.