Zidane « désolé » pour Neymar

Les footballeurs ont beau répéter qu’ils prennent match après match, difficile pour les joueurs du Real Madrid de préparer celui contre Getafe, samedi en Liga, sans penser au huitième de finale retour de Ligue des champions face au PSG, mardi prochain au Parc des Princes (victoire 3-1 à l’aller). Zinedine Zidane en est d’ailleurs conscient: « Les joueurs ont toujours le match de mardi dans un coin de la tête mais celui qui nous intéresse, c’est celui de demain. »

Cela n’a pas empêché les journalistes d’interroger l’entraîneur merengue sur ce déplacement à Paris et l’actualité du club de la capitale, marquée cette semaine par la blessure de Neymar, forfait pour cette revanche et absent entre deux et trois mois. Une absence qui offre aux champions d’Espagne plus de chances de se qualifier ? « Absolument pas !, répond le technicien français. Nous sommes désolés pour Neymar mais le PSG reste une équipe unie et forte. »

« Le joueur qui le remplacera sera bon car il va vouloir démontrer sa valeur, poursuit-il, sachant qu’Angel Di Maria devrait suppléer l’attaquant brésilien dans le onze parisien. Nous ne pensons pas que le match sera facile, loin de là. C’est un huitième de finale retour de Ligue des champions et nous allons devoir être à 200%, peu importe qui joue. » Lui aussi pourrait d’ailleurs manquer de munitions puisque Luka Modric et Toni Kroos sont incertains pour ce choc.

ARTICLE SOURCE: SPORTS.FR

 

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NEYMAR: Rodrigo Lasmar, médecin de la Seleçao, sera ce week-end en charge de l’intervention chirurgicale sur le pied de Neymar.

Rodrigo Lasmar (45 ans) marche sur les traces de son père qui lui aussi fut avant lui le médecin de l'équipe du Brésil lors des Coupes du monde 1982 et 1986.

Dans la lutte d’influence intense qui s’est jouée cette semaine, dans les heures et les jours qui ont suivi la blessure de Neymar dimanche, au Parc, face à l’OM (3-0), voilà une voix qui a forcément porté et pesé sur les débats destinés à définir le meilleur protocole de soins pour la star brésilienne. A 45 ans, Rodrigo Lasmar est un homme qu’on écoute, parce qu’il a notamment en tant que médecin, et fils de médecin de la Seleçao (*), la responsabilité de la santé d’une équipe censée ramener la Coupe du monde au pays l’été prochain, lors du Mondial en Russie (14 juin-15 juillet).

Et c’est lui qui, de retour au Brésil après s’être rendu personnellement à Paris pour contribuer à imposer au PSG la décision d’opérer Neymar, va samedi intervenir sur le pied de l’attaquant et ce fameux cinquième métatarse, fracturé et non pas fissuré, comme cela a été dit par le club parisien dans un premier temps, en compagnie du Professeur Saillant, caution du PSG lors de cette intervention forcément placée sous haute surveillance quand on parle du joueur le plus cher de l’histoire et d’un investissement à 222 M€ pour le club de la capitale. Et s’il fallait démontrer l’influence et la mainmise de celui qui est diplômé d’orthopédie et responsable médical de l’Atlético Mineiro, il suffira de constater que le choix de l’hôpital Mater Dei de Belo Horizonte pour procéder à cette intervention lui revient. Et que l’ensemble des frais liés à cette opération seront pris en charge par la Fédération brésilienne de football (CBF), et non pas le PSG. Qui a bel et bien perdu la main…

A son arrivée jeudi, à l’aéroport de Rio, le Doc de la Seleçao prenait soin de justifier la nécessité de cette option de la chirurgie, synonyme de deux à trois mois d’indisponibilité et évidemment de forfait face au Real Madrid : « Il s’agissait d’une fracture. Le terme « fissure » ne s’applique pas, le terme médical est une fracture d’un os important au milieu du pied, a-t-il soutenu. De sorte que la classification est très importante pour que cela reste clair dès le départ. (…) ».

Une opération qui va durer entre 40 et 90 minutes et va consister en l’implant d’une vis ou d’une plaque sur l’os concerné. Le pied de Neymar sera ensuite immobilisé durant quinze jours, avant d’entamer proprement dit le travail de récupération en compagnie des deux physiothérapeutes personnels du joueur. Loin de Paris et du sprint final dans la saison du PSG.

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(*) Adolescent, il a suivi au Mexique son père lors du Mondial 1986 et partagé le quotidien de l’équipe de Socrates, éliminée en quarts de finale par la France aux tirs au but (1-1, 3 t.a.b. à 4).