actualite

Catalogne : le nouveau candidat à la présidence pourrait lui aussi aller en prison

Jordi Turull, candidat à la présidence de l'exécutif catalan, pourrait ne pas pouvoir se présenter si la justice décide de l'incarcérer.

Carles Puigdemont est exilé en Belgique, Jordi Sanchez est incarcéré… Jordi Turull est donc le troisième prétendant à la présidence de l’exécutif catalan en moins d’un mois. Depuis les élections du 21 décembre et la victoire des indépendantistes, le parlement catalan n’a toujours pas réussi à désigner un gouvernement et reste de facto sous la tutelle de l’Etat espagnol. Jeudi, Jordi Turull n’a pas obtenu la majorité absolue lors du premier tour à cause de l’abstention de quatre élus de la CUP, formation indépendantiste d’extrême gauche. Ils reprochent à cet homme politique de centre-droit de ne pas prôner la rupture totale avec l’Espagne portant un coup dur à l’alliance des indépendantistes. Samedi, il n’aura cependant besoin que d’une majorité relative lors du second tour.

Ancien porte-parole de Carles Puigdemont

Mais Jordi Turull pourrait lui aussi se voir empêcher d’occuper la tête de l’exécutif catalan. Le juge en charge de l’enquête sur la tentative de sécession en Catalogne a confirmé vendredi l’inculpation du noyau dur indépendantiste pour « rébellion », évoquant une « attaque contre l’Etat » d’une « gravité […] sans comparaison dans les démocraties proches ». Parmi les indépendantistes inculpés, on retrouve l’ancien président de Catalogne, Carles Puigdemont et huit anciens morts de son exécutif dont Jordi Turull, actuellement en liberté sous caution, qui a été son porte-parole.

Ce vendredi, Jordi Turull est convoqué par le juge avec cinq autres séparatistes. Ils sont accusés d’avoir détourné 1,6 millions d’euros de fond publics pour organiser le référendum d’autodétermination du 1er octobre qu’avait refusé de reconnaître Madrid. Ces indépendantistes risquent l’incarcération ce qui empêcherait Jordi Turull d’assister samedi à la séance d’investiture du parlement catalan. Les indépendantistes devraient alors trouver un quatrième candidat.

Sept indépendantistes ont déjà quitté l’Espagne

Pour gouverner la Catalogne, les indépendantistes avaient d’abord soutenu Carles Puigdemont mais la Cour constitutionnelle avait considéré qu’une investiture à distance n’était pas possible. Puis Jordi Sanchez s’était porté candidat avant de renoncer. La justice avait en effet refusé de le laisser quitter sa cellule où il est toujours incarcéré. Tandis que les indépendantistes accusent la justice d’ingérence, leurs opposants considèrent que les séparatistes choisissent systématiquement des candidats non viables pour se faire passer pour des victimes.

Parmi les indépendantistes convoqués par la justice, la numéro deux de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) Marta Rovira ne s’est pas présentée et a annoncé qu’elle prenait « le chemin de l’exil » en Suisse pour éviter d’être placée en détention. Elle devient la septième personnalité indépendantiste à quitter l’Espagne pour échapper aux poursuites judiciaires.

(avec AFP)

Publicités

Catégories :actualite, monde, Uncategorized

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s