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Le Toyota RAV4 ose le plastique noir, comme un vrai 4×4!

Toyota RAV4 (New York 2018)

Vingt-quatre ans après sa naissance, le Toyota RAV4 fait peau neuve pour la quatrième fois. Si ce SUV compact fait l’impasse sur le Diesel, il met le paquet sur le design, histoire de se démarquer de ses rivaux toujours plus nombreux.

Recreational Active Vehicle with 4-Wheel-Drive, ou RAV4. Lorsque les constructeurs japonais s’employaient au début des années 1990 à réinventer les 4×4 de poche — un genre qu’ils avaient créé une vingtaine d’années auparavant — ils s’étaient lancé un défi plus grand encore : imaginer un tout nouveau vocable pour qui ce qui devait être un véhicule à nulle autre pareille. Ambitieux, sinon prétentieux.

A première vue, le Toyota RAV4 (né Fun Cruiser en 1994) n’apportait pas grand-chose de mieux que le Suzuki Vitara, apparu six années plus tôt : même gabarit de 4×4 lilliputien adoré des femmes, même silhouette 3-portes haute sur pattes devenue courante dans les beaux quartiers, même roue de secours malaisée portée tel un sac-à-dos. Sauf que Toyota Motor Corporation ne s’était pas contenté de livrer une pâle copie de l’originale : construit sur la base d’une berline Corolla à roues avant motrices, son RAV4 à structure monocoque se révéla infiniment plus confortable, plus silencieux, plus sûr et plus économe que le Vitara à châssis séparé.

Suzuki se contentait depuis vingt ans de construire ses petits 4×4 selon les préceptes en vigueur chez les gros engins tout-terrain : faire du lourd et du costaud, pour affronter la rocaille et le désert. Toyota, de son côté, choisit d’écouter les acheteurs de ces petits engins à la popularité croissante. Ses enquêtes ont confirmé ce que chacun feignait d’ignorer : qu’une part croissante de citadins qui s’offrent un 4×4 ne quittent jamais le bitume. Ce qui les attire est la nouveauté, la fantaisie et, surtout, la position de conduite dominante. Enfin, un surcroît de confort et de sécurité ne serait pas pour déplaire à ces bourgeois qui roulaient jusqu’alors en GTI.

Du caractère à revendre

Il y a belle lurette que le RAV4 a trahi l’esprit compact de son ancêtre : le petit 4×4 3-portes facile à garer en ville a vite été décliné en un 5-portes à vocation nettement plus familiale, plébiscité par les familles soucieuses de se démarquer de la masse des monospaces anonymes. Plus que jamais, cette vocation demeure celle du tout nouveau Toyota RAV4, dont la cinquième génération est présentée au Salon de New York 2018. Avantage : près de 25 ans plus tard, Toyota n’a plus besoin d’expliquer au bon père de famille ce qu’est un SUV.

L’inconvénient est que ce segment du marché est encombré d’un nombre incalculable de modèles concurrents, tous plus séduisants et pratiques les uns que les autres. Pour s’en démarquer, l’héritier du pionnier brise le moule et ose une tenue un peu plus voyante que son prédécesseur : avec ses passages de roue très marqués, son panneau de custode très incliné, son pavillon au ton contrasté et sa posture projetée vers l’avant, le nouveau Toyota RAV4 mêle habilement les tendances. On y voit beaucoup de Lexus NX, pas mal de Toyota C-HR et un soupçon de Volvo XC40.

Plateforme de Prius habillée façon baroudeur

Avec son plancher de Corolla, son moteur de Camry et sa transmission intégrale de Celica, le tout premier RAV4 constituait un assemblage remarquable de composants issus de plusieurs Toyota contemporaines. La cinquième mouture respecte la tradition puisqu’elle est établie sur la plateforme TNGA (Toyota New Global Architecture) dont bénéficient déjà un nombre incalculable de modèles Toyota dans le monde. Dont les berlines Toyota Prius et Toyota Auris, cette dernière ayant été récemment dévoilée au Salon de Genève.

Ce partage implique qu’on retrouve des moteurs familiers, sous le capot du nouveau Toyota RAV4 : le nouveau 4-cylindres essence 2.0 et le 2,5 litres de 200 chevaux associé à deux machines électriques, pour un RAV4 hybride essence-électrique très attendu. Il n’y aura pas de RAV4 Diesel car, ainsi que le déclarait Johan van Zyl, président de Toyota Europe à la veille du Salon de Genève, « Toyota ne développera plus de Diesel pour ses véhicules particuliers« . Le constructeur japonais trouve plus commode de s’appuyer sur le savoir-faire de ses partenaires, BMW et Groupe PSA.

Long de 4,60 mètres, le nouveau Toyota RAV4 est à peine plus long que son prédécesseur. Toutefois il repose sur un empattement (distance entre les roues avant et arrière) allongé de 30 millimètres, combiné à des valeurs de porte-à-faux réduites. De quoi annoncer une habitabilité en hausse, avec davantage d’espace pour les passagers et leurs bagages. Dessinée avec un souci d’originalité plus que d’élégance, la planche de bord offre une nouvelle interprétation de l’idée que se font les designers Toyota de la bonne intégration d’un écran tactile : le plus haut possible, dans le champ de vision du conducteur. Une approche qui se défend.

Le Toyota RAV4 de cinquième génération devrait débarquer en Europe au début de l’année 2019. Les tarifs sont pour l’heure inconnus.

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