Le Barça victime de la « Roma-tada »

On connaissait la fameuse « remontada » fatale en son temps au PSG. Le public du Stadio Olimpico s’est pris à rêver d’une « Roma-tada ». Une semaine après le bouillon pris au Camp Nou (4-1), les Gialorossi se sont donné toutes les chances de croire en l’impossible exploit face au Barça supposé tout puissant. Leur entame de match frise la perfection quand Edin Dzeko, impérial dans ces premières minutes, prend de vitesse toute la défense catalane. Une longue ouverture depuis le rond central de son capitaine Daniele De Rossi est exploitée à merveille par l’avant-centre bosnien qui vient devancer Samuel Umtiti et déjà tromper Marc-André ter Stegen à bout portant (1-0, 6e).

Le Barça est méconnaissable. A l’image de sa défense centrale, où Gerard Piquéen est réduit à « balancer » en corner (!), le futur champion d’Espagne, loin de s’appuyer sur son avantage construit à l’aller, se délite totalement. C’est la panique totale dans les rangs de l’équipe d’Ernest Valverde, dominée dans tous les secteurs de jeu ou presque. A commencer par les airs, où Patrik Schick (22 ans), le jeune attaquant tchèque de la Roma, surprise du onze de départ d’Eusebio Di Francesco, fait sa loi et frôle le break à deux reprises (14e, 29e). Il faut la claquette impeccable de Marc-André ter Stegen pour empêcher la tête de Dzeko de doubler la mise (37e). Et Leo Messi dans tout ça ? La star argentine n’échappe pas au zéro pointé de son équipe avec ces seules deux tentatives hors cadre sur coup-franc (10e, 41e).

Ter Stegen abandonné

Les Blaugranas, parce qu’ils sont incapables de tenir le ballon sur ce match, sont en détresse à défendre en permanence, une attitude qu’ils maîtrisent si mal par tradition. Et ce qui doit arriver arrive avec cette double faute grossière de Piqué, contraint de plaquer Dzeko au sol et de provoquer le penalty que M. Turpin n’a d’autre choix que d’accorder à De Rossi, parfait pour le transformer. Et enflammer pour de bon son public (2-0, 58e).

Il ne manque qu’un petit but aux Romains pour arracher leur qualification. Radja Nainggolan, après que Dzeko, irrésistible, s’est amusé une nouvelle fois avec Piqué, est tout près d’offrir ce bonheur à la Louve d’une reprise au point de penalty bien captée par ter Stegen (68e), tout comme De Rossi de la tête (69e). Et Valverde, malgré le désastre en cours, de briller par son attentisme et son absence de coaching sur son banc, qui n’intervient qu’à dix minutes du terme avec la sortie d’Andres Iniesta, consécutive au nouveau sauvetage de ter Stegen sur la reprise au second poteau de Stephan El-Shaarawy (79e). L’impensable intervient sur corner avec le coup de tête vainqueur de Costas Manolas, qui fait chavirer tout un stade (3-0, 82e). L’entrée bien trop tardive d’Ousmane Dembélé, pourtant tout près de trouver la faille sur la meilleure occasion barcelonaise et un lob lointain (90e+2), n’y fera rien. Le Barça est éliminé et c’est à la Louve, malgré ses 17 % de chances de qualification à l’issue du match aller, de s’inviter dans le dernier carré. Historique (*) !
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(*) L’AS Rome n’avait plus fréquenté les demi-finales de la C1 depuis la saison 1983-1984 !

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Le Barça dévasté: Battus 3-0 et éliminés des quarts de finale de la Ligue des champions malgré leur victoire 4-1 lors du match aller

Le football italien ne réussit décidément pas au Barça. Un an après leur échec face à la Juventus Turin, les Blaugranas ont en effet cette fois subi la loi de l’AS Roma lors des quarts de finale de la Ligue des champions. Mais si leur  élimination face à la Vieille Dame, la saison passée, obéissait à une certaine logique, rien ne laissait présager une telle issue face aux Romains. Et ce d’autant plus après leur victoire 4-1 remportée au Nou Camp lors du match aller.

Les Catalans étaient d’ailleurs incrédules dans les travées du Stade Olympique. Si la plupart des joueurs n’ont pas souhaité s’exprimer, Enesto Valverde, l’entraîneur barcelonais, a assumé ses responsabilités devant les micros. « C’est moi le premier responsable, celui moi qui fait l’équipe, qui la prépare. J’assume tout, a-t-il ainsi expliqué dans des propos relayés par Sport. C’est le cas qu’on gagne ou qu’on perde. J’ai mis la même équipe qu’il y a une semaine. On avait bien joué, on avait marqué quatre buts. Mais cette fois ils ont été très bons, bravo à eux.Nous n’avons pas eu les réponses. Tout leur a réussi. Ils nous ont pressés et nous ont obligés à dégager. »

Et le technicien espagnol d’exprimer ses regrets et de demander pardon aux supporters catalans. « Nous imaginons la déception chez nos supporters, a-t-il ajouté à leur endroit. Nous voulions jouer la demi-finale. Parfois, tout vous sourit et parfois vous souffrez. C’est un match durant lequel nous n’avons pas pu développer notre jeu. À aucun moment, nous n’avons été capables de rentrer dans le match. Nous sommes vraiment désolés pour nos supporters. »

Egalement présent devant la presse, Josep Maria Bartomeu, le président du Barça s’est lui aussi adressé aux supporters barcelonais. « Je me sens mal vis-à-vis des supporters, a-t-il glissé avant de reconnaître la supériorité des Romains. Ils ont mieux joué, a-t-il concédé, ajoutant Ils y ont cru et quand vous y croyez, des choses comme ça arrivent. Ils ont été supérieurs à tous les niveaux, il n’y a pas d’autres explications. Aujourd’hui, nous n’avons pas mérité d’être en demi-finale. »

Benzema, le petit protégé de Ronaldo

Cristiano Ronaldo et Karim Benzema. (Reuters)

Se queda« « Il reste ». Zinédine Zidane, l’entraîneur du Real, aurait prévenu ses joueurs que leur coéquipier Karim Benzema serait conservé la saison prochaine. L’avant-centre français, sous contrat jusqu’au 30 juin 2021, se trouve pourtant dans l’œil du cyclone à Madrid, et des formations comme Arsenal ou le Borussia Dortmund s’intéresseraient à lui.

Celui qui totalise seulement neuf buts en 37 matches toutes compétitions confondues en 2017-2018 – mais quand même onze passes décisives – traverse une très mauvaise période. « Zizou » a néanmoins toujours confiance en lui, ce qui lui vaut d’ailleurs de nombreuses critiques. Un vrai tuteur !

Une forte complicité

« KB9 » peut également compter sur le soutien de poids de Cristiano Ronaldo, qui, selon, ce mardi, le journal numérique espagnol El Confidencial, ne veut personne d’autre que lui en 9. « CR7 » protège en quelque sorte Benzema: lorsqu’il marque, et cela lui arrive souvent en ce moment, on parle moins du Lyonnais et de sa mauvaise forme.

Dans le sens inverse, la star du club merengue sait aussi devoir une – mineure – partie de son succès à son partenaire d’attaque, qui contribue, ou contribuait, à son rendement offensif. Leur complicité serait forte au point que le champion d’Europe portugais aurait dit à Benzema qu’il aurait sa place assurée tant que lui évoluerait au Real. Le Français n’a a priori, dans ces conditions, que peu de souci à se faire quant à son avenir.

Marqué par l’élimination de ses troupes dès les quarts de finale de la Ligue des champions, Pep Guardiola s’en est pris à l’arbitrage.

Il n’y a pas eu de miracle, mardi, à l’Etihad Stadium. Giflé 3-0 à Anfield Road lors du match aller des quarts de finale de la Ligue des champions, Manchester City a même subi une nouvelle défaite face à Liverpool en s’inclinant 2-1. Tout avait pourtant idéalement commencé pour les Citizens, qui avaient pris l’avantage dès la 2e minute, et les Mancuniens ont même cru mener 2-0 juste avant la mi-temps grâce à un but de Leroy Sané.

Mais c’était sans compter sur un hors-jeu inexistant sifflé par l’arbitre de la rencontre, le ballon ayant en effet été contré par James Milner. De quoi provoquer la colère de Pep Guardiola, qui ne s’est d’ailleurs pas privé de dire sa façon de penser à M. Lahoz au moment de regagner les vestiaires. Au point d’être expulsé par son compatriote. Et ce ne sont pas les 45 minutes passées en tribune qui avaient calmé l’entraîneur mancunien.

L’ancien Barcelonais est en effet apparu très remonté après l’arbitrage à l’issue de la rencontre.« Cet arbitre est un mec bizarre, il aime faire le show. Il voit toujours l’inverse de tout le monde », a-t-il ainsi lancé dans des propos relayés par le Daily Mail, revenant sur son renvoi en tribunes. « J’ai dit à l’arbitre qu’il y avait but sur l’action de Sané, c’est pourquoi il m’a expulsé. »

« A 2-0, à ce moment du match, tout était différent », a regretté le technicien espagnol. Des regrets d’autant plus forts que Pep Guardiola avait déjà déploré l’arbitrage de M. Brych lors de la première manche à Anfield Road. « A l’aller, le but de Salah a été validé alors qu’il y avait hors-jeu. A l’aller, un but pour un hors-jeu inexistant avait déjà été refusé à Gabriel Jesus, a-t-il rappelé. Dans cette compétition, les équipes sont si proches que les décisions arbitrales ont une influence capitale. » Des décisions difficiles à digérer pour l’entraîneur mancunien.

La science confirme ce que ses performances sur le terrain montrent: Cristiano Ronaldo ne fait (vraiment) pas son âge.

Il y a indéniablement eu deux Cristiano Ronaldo cette saison: le premier en manque de réussite et visiblement sur le déclin, qui a terminé 2017 avec 4 buts au compteur en Liga ; le second, carnassier dans la zone de vérité et en pleine forme, qui a déjà marqué 24 fois toutes compétitions confondues en 2018. Une seconde jeunesse qui s’explique en partie par une gestion intelligente de Zinedine Zidane.

L’entraîneur du Real Madrid a convaincu sa star qu’elle devait parfois se ménager pour rester plus longtemps au sommet. Mais « CR7 » sait aussi très bien comment gérer son corps. Mesuré à plus de 2,30 mètres du sol, son retourné fantastique inscrit contre la Juventus, en quarts de finale aller de la Ligue des champions, prouve à quel point sa condition physique est intacte, malgré ses 33 ans.

Un corps de… 23 ans !

Un âge qu’il ne fait pas, en tout cas physiologiquement. Les résultats des examens qu’a récemment pratiqués le staff médical merengue sur lui, relayés par AS, sont exceptionnels. Son indice de masse grasse (IMG) est ainsi de 7%, quand la moyenne des joueurs se situe plutôt autour de 10 ou 11%. Et sa masse musculaire est de 50%, alors qu’elle ne dépasse généralement pas 46% pour les autres.

Des chiffres exceptionnels qui font du quintuple Ballon d’Or l’équivalent d’un sportif âgé de… 23 ans ! Dès lors, on comprend mieux pourquoi il affirmait, en octobre 2016, vouloir jouer au football jusqu’à ses 40 ans. S’il en fait toujours dix de moins à ce moment-là, Cristiano Ronaldo pourra même prolonger l’aventure bien au-delà. Une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui aiment le détester.