Un chat en surpoids assis sur un trottoir

Une clinique vétérinaire de Quesnel en Colombie-Britannique propose un programme de perte de poids destiné aux chiens et chats.

Plus de la moitié des animaux de compagnie qui franchissent les portes de la clinique Dragon Lake ont besoin de perdre quelques kilos, car ils sont trop nourris, fait valoir Victoria Malone, une assistante vétérinaire.

« Le processus évolutif est de manger lorsqu’il y a de la nourriture. Si vous mettez un plat devant votre chien, il va le dévorer et en vouloir davantage tout de suite », constate Mme Malone.

Il faut cependant faire attention.

Tout comme les êtres humains, dit-elle, perdre du poids évite aux animaux de devenir diabétique, d’avoir des problèmes cardiaques et de souffrir d’arthrose ou d’inflammation chronique.

« Les gens pensent souvent qu’un gros animal est mignon, mais nous voulons leur faire comprendre que [ce n’est pas le cas] », ajoute Victoria Malone. Selon elle, plus il y a de chiens ou de chats en surpoids et plus les gens pensent que cet excès de kilos est tout à fait normal.

La clinique propose donc aux propriétaires de ces animaux de compagnie des consultations. Ils verront alors si leur chat ou chien est trop gros et les mesures qu’ils doivent prendre pour lui redonner une bonne santé.

Évidemment, ce n’est pas toujours facile pour les chats, dit Mme Malone, car « la plupart des chats ne veulent pas se promener en laisse ».

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Que font réseaux sociaux et moteurs de recherche de vos données?

Ce qu’ils recueillent : tout ce qu’un utilisateur écrit, sur sa page Facebook par exemple, ou ailleurs sur le réseau social, toutes les photos ou vidéos qu’il poste, tous les « J’aime » sur lesquels il clique, tout ce qu’il partage, tout ce qu’il consulte, l’identité des utilisateurs avec lesquels il interagit, ou sa géolocalisation.

Il en va de même avec Instagram et WhatsApp, filiales de Facebook, Snapchat ou Twitter, même si la palette est moindre sur ces plateformes. Si l’utilisateur l’y autorise, Facebook peut aussi aller chercher des informations sur les sites internet qu’il consulte tout en étant connecté au réseau social.

Ce qu’ils vendent : Facebook assure ne pas vendre à ses clients annonceurs des données personnelles identifiables ni même des données agrégées. Ce qu’il facture, c’est la possibilité pour un annonceur de toucher uniquement, parmi les utilisateurs de Facebook, la population qu’il vise, ce qui démultiplie l’efficacité d’une campagne.

« Facebook n’est pas dans la vente de données, il est dans la vente de pixels », résume Ryan Matzner, cofondateur de Fueled, qui crée des applications pour des clients.

Twitter, lui, vend des tweets, ou plutôt l’accès à un moteur de recherche interne pour balayer tous les messages postés sur une période donnée.

Ce qu’ils partagent : l’immense majorité des réseaux sociaux ouvrent leurs portes aux développeurs externes, qui créent des applications nourries, pour tout ou partie, de l’exploitation des données des utilisateurs de ces réseaux.

Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg.

Dans le cas de Facebook, la partie publique, c’est-à-dire toute la page pour certains et uniquement le nom, prénom et la photo pour d’autres, ne nécessite pas d’autorisation de l’utilisateur, explique Ryan Matzner. En revanche, l’utilisation du reste requiert, elle, le consentement de l’intéressé.

Seules les données bancaires ou de paiement que détient Facebook sont hors limites. Néanmoins, tempère, Ryan Matzner, « beaucoup de choses qui étaient possibles il y a 5, 6 ou 7 ans ne le sont plus, car Facebook était plus ouvert à l’époque ».

Mais une fois que les données sont recueillies par ces applications, elles échappent à Facebook ou aux autres réseaux sociaux.

Tenter de remettre la main sur ces informations, « pour Facebook, c’est essayer de s’en prendre à quelque chose sur lequel il n’a pas autorité. Et il n’y a même pas d’outils pour ça, quoi qu’ils en disent », explique Chirag Shah, professeur à l’Université Rutgers et spécialiste des données sur les réseaux sociaux.

Ils ne peuvent que les croire sur parole. C’est comme envoyer un courrier électronique et se demander ce que votre destinataire en a fait. Vous n’en savez rien.

Ryan Matzner

La puissance des moteurs de recherche

Ce qu’ils recueillent : toutes les données concernant les recherches, la géolocalisation ou les sites consultés. À l’instar de Google, Yahoo! (groupe Oath) ou Bing (Microsoft), les principaux moteurs de recherche sont intégrés au sein de géants d’internet qui proposent de nombreux autres services aux internautes.

À travers eux, les groupes recueillent des données supplémentaires qui, croisées avec celles tirées du moteur de recherche, dressent un profil encore plus précis de l’internaute. « Vous n’avez pas besoin de dire à Google votre âge ou votre sexe », explique Chirag Shah. « Ils peuvent le déterminer grâce à une multitude d’autres facteurs ».

Ce qu’ils vendent : tout comme les réseaux sociaux, leurs revenus proviennent en grande partie de la publicité. Ils ne vendent pas de données, mais l’accès à un consommateur aux caractéristiques très précises, fruit du croisement des données du moteur de recherche, mais aussi, dans le cas de Google, toutes les recherches et les contenus visionnés sur YouTube, sa filiale.

Google a même longtemps exploité le contenu des messages électroniques pour les internautes ayant un compte Gmail, avant de renoncer publiquement, en juin dernier.

Ce qu’ils partagent : ils ouvrent leurs portes aux développeurs et aux applications, comme les réseaux sociaux.

Aux États-Unis, il n’existe quasiment aucune loi protégeant l’utilisation des données provenant des réseaux sociaux ou des moteurs de recherche. L’autorité de régulation, la Federal Trade Commission (FTC), veille cependant et a déjà sanctionné Facebook dès 2011 pour sa gestion des données personnelles. Elle a également conclu un accord avec Google en 2013 pour des pratiques anti-concurrentielles.

Au Canada et en Europe, il existe des limites sur l’utilisation des données, notamment pour tout ce qui concerne les informations ayant trait à la santé, explique Ryan Berger, associé au sein de la branche canadienne du cabinet Norton Rose Fulbright, qui souligne néanmoins que la jurisprudence est encore quasiment inexistante sur ces sujets.

En Europe, Facebook a été sanctionné en 2017 à hauteur de 110 millions d’euros par la Commission européenne pour le partage de données personnelles avec WhatsApp.

En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a infligé en mai 2017 une amende de 150 000 euros à Facebook pour des « manquements » dans sa gestion des données des utilisateurs.

Le nouveau Règlement général sur la protection des données (RGPD), texte européen qui entrera en vigueur le 25 mai, va définir des lignes plus claires dans le recueil des données.

Voici comment protéger l’accès à vos données sur Facebook

Avant de procéder, il est important de savoir que le retrait de ces permissions empêchera toutes les applications tierces d’accéder à vos informations sur Facebook, y compris Instagram, Twitter et même des jeux hébergés sur le réseau social comme Farmville. Vous devrez également vous créer de nouveaux comptes sur les sites auxquels vous vous connectez à l’aide de vos identifiants Facebook.

Prêt? Vous avez deux options : l’interdiction complète ou l’interdiction partielle.

L’interdiction complète

Connectez-vous à votre compte Facebook et rendez-vous dans le menu des paramètres. Cliquez ensuite sur « Applications » dans la colonne de gauche. Vous pouvez aussi cliquer ici pour vous y rendre directement.

Une capture d'écran du fil d'actualités Facebook dont une grande partie est floutée pour ne laisser visible qu'un menu déroulant en haut de la page. Le mot « Paramètres » est surligné en bleu foncé.

Cliquez sur la flèche dans la barre bleue, puis sur « Paramètres » pour accéder au menu des réglages. Photo : Radio-Canada/Karl-Philip Vallée

Cliquez sur le bouton « Modifier » de la boîte « Applications, sites Web et modules d’extension ».

Une capture d'écran montrant le menu « Applications » de Facebook dont une grande partie est floutée pour ne laisser visible que la boîte « Applications, sites Web et modules d'extension ».

Cliquez sur le bouton « Modifier » de la boîte « Applications, sites Web et modules d’extension ». Photo : Radio-Canada/Karl-Philip Vallée

Dans la boîte de dialogue qui apparaît, cliquez sur « Désactiver la plate-forme ».

Une capture d'écran d'un menu de Facebook montrant la boîte de dialogue « Désactiver la plate-forme ».

Dans la boîte de dialogue qui apparaît, cliquez sur « Désactiver la plate-forme ». Photo : Radio-Canada/Karl-Philip Vallée

C’est tout! Aucune application tierce n’aura désormais accès aux données de votre compte, à moins que vous n’activiez la plate-forme de nouveau.

L’interdiction partielle

Si vous ne souhaitez pas retirer toutes les permissions aux applications tierces, il est possible de leur interdire d’obtenir vos informations par l’intermédiaire des comptes de vos amis. C’est d’ailleurs de cette façon que la firme Cambridge Analytica aurait eu accès aux données de 50 millions de comptes Facebook.

Pour limiter les autorisations d’accès à votre compte, rendez-vous dans le menu des paramètres, puis cliquez sur « Applications » dans la colonne de gauche. Vous pouvez aussi cliquer ici pour vous y rendre directement.

Une capture d'écran du fil d'actualités Facebook dont une grande partie est floutée pour ne laisser visible qu'un menu déroulant en haut de la page. Le mot « Paramètres » est surligné en bleu foncé.

Cliquez sur la flèche dans la barre bleue, puis sur « Paramètres » pour accéder au menu des réglages. Photo : Radio-Canada/Karl-Philip Vallée

Cliquez sur le bouton « Modifier » dans la boîte « Applications que d’autres utilisent ».

Une capture d'écran du menu « Applications » de Facebook dont une grande partie est floutée pour ne laisser visible que la boîte « Applications que d'autres utilisent ».

Cliquez sur le bouton « Modifier » dans la boîte « Applications que d’autres utilisent ». Photo : Radio-Canada/Karl-Philip Vallée

Vous pourrez alors choisir quelles informations vos amis pourront fournir à votre sujet à des applications auxquelles ils accèdent par leur compte Facebook.

Une capture d'écran d'un menu de Facebook montrant la boîte de dialogue « Applications que d'autres utilisent ».

Vous pouvez choisir quelles informations vos amis pourront fournir à votre sujet à des applications auxquelles ils accèdent par leur compte Facebook. Photo :Radio-Canada/Karl-Philip Vallée

Il est également recommandé de limiter l’accès à votre liste d’amis.

Pour ce faire, rendez-vous dans le menu « Confidentialité » et, à la question « Qui peut voir votre liste d’amis? », indiquez « Moi uniquement ».

Sante: Il n’y aurait pas deux, mais cinq types de diabète

Illustration d'un pancréas.

Jusqu’à aujourd’hui, la médecine avait identifié deux types de cette maladie causée par l’incapacité de l’organisme à baisser le taux de glucose dans le sang, processus régulé par l’insuline.

Il était convenu que la vaste majorité des personnes atteintes présentaient deux profils distincts :

  • diabète de type 1 : il apparaît dès le jeune âge et est responsable d’environ 10 % des cas. Les cellules qui produisent l’insuline, situées dans le pancréas, sont détruites par le système immunitaire. Les personnes atteintes dépendent donc d’injections quotidiennes d’insuline ou d’une pompe à insuline pour assurer leur survie.
  • diabète de type 2 : il est causé par des troubles du métabolisme du foie, des muscles et des tissus adipeux. Il est généralement associé aux mauvaises habitudes de vie comme le manque d’exercice, une mauvaise alimentation et l’obésité. Seule une prise de sang permet de déterminer avec certitude sa présence en mesurant la glycémie, soit le taux de glucose (sucre) dans le sang.

Une meilleure classification

Or, des chercheurs suédois de (Université Lund) et finlandais (Institut de médecine moléculaire) décrivent dans leurs travaux une réalité beaucoup plus complexe. L’analyse en profondeur du sang de près de 15 000 diabétiques a permis, selon eux, de classer la maladie en cinq groupes distincts.

Groupe 1 : il correspond à peu près au diabète de type 1. Il apparaît dans la jeunesse et s’attaque aux cellules qui produisent de l’insuline.
Groupe 2 : au départ, l’origine semble être la même que pour le diabète du groupe 1 puisqu’il apparaît chez des jeunes en santé dont le système ne produit pas d’insuline. Ce n’est toutefois pas le système immunitaire qui est en cause.
Groupe 3 : ces patients, généralement en surpoids, ont développé une résistance importante à l’insuline. Ils en produisent, mais leur corps n’y répond plus.
Groupe 4 : ce diabète est observé chez des personnes obèses, mais dont le métabolisme est beaucoup plus proche de la normale que chez celles du groupe 3.
Groupe 5 : il apparaît chez des personnes d’âge moyen, plus vieilles que dans les autres groupes, et il a tendance à être moins grave.

Le saviez-vous?

En 2008-2009, près de 2,4 millions de Canadiens vivaient avec le diabète de type 1 ou de type 2. (Source : Agence de la santé publique du Canada)

Ces nouvelles catégories n’annoncent pas de changements importants immédiats dans le traitement, mais elles auront des retombées à l’avenir.

Nos résultats sont extrêmement importants. Ils représentent un grand pas vers la médecine de précision.

Pr Leif Groop

« Dans le scénario idéal, nous pourrons cibler le meilleur traitement dès le diagnostic », ajoute le Pr Groop.

Les trois formes les plus graves pourront être traitées plus énergiquement que les deux autres.

Pr Leif Groop

Le détail de ces travaux est publié dans The Lancet Diabetes and Endocrinology.

Sport: Le signal sismique de Lionel Messi

Lorsque l’attaquant du FC Barcelone Lionel Messi envoie le ballon dans les câbles, la ville tremble, littéralement. Si c’est d’abord pour s’amuser qu’une équipe de scientifiques a mesuré les secousses sismiques engendrées par les célébrations des supporteurs, ce qu’elle a découvert pourrait se révéler utile dans le domaine du génie civil.

Lionel Messi.

Jordi Díaz et ses collègues de l’Institut des sciences de la Terre Jaume Almera, situé à Barcelone, ont posé un sismographe à 500 mètres du Camp Nou, domicile de la populaire équipe de soccer.

L’appareil était en fonction lorsque le FC Barcelone est passé à l’histoire, la saison dernière, en devenant la première équipe à combler un retard de quatre buts en Ligue des Champions.

L’équipe a remporté son pari contre le Paris Saint-Germain grâce à un but de dernière minute, arraché devant ses supporteurs. Les chercheurs affirment qu’au moment précis où les admirateurs du FC Barcelone se sont mis à sauter de joie, le sismographe démontre un pic d’activité clair, le plus important qu’il ait enregistré jusqu’à maintenant.

Une image de sismographe montre un pic rouge d'activité.

Cette image tirée du sismographe de l’Institut des sciences de la Terre Jaume Almera montre le pic d’activité lié au but vainqueur du FC Barcelone contre le Paris Saint-Germain, le 8 mars 2017. Photo : Institut des Sciences de la terre Jaume Almera de Barcelone

Du FC Barcelone à Bruce Springsteen

Selon Jordi Díaz, l’un des aspects fascinants de cette expérience est le contraste marqué entre les mouvements sismiques causés par une foule composée d’amateurs de sport et une foule de mélomanes.

Les scientifiques ont pu constater la différence lors d’un concert de Bruce Springsteen au Camp Nou. Au lieu de pics d’activité liés aux buts, ils ont observé des schémas accolés au rythme de chaque chanson.

Une image de sismographe montre des zone rouge liée à l'activité sismique.

Cette image tirée du sismographe de l’Institut des sciences de la Terre Jaume Almera de Barcelone montre les « structures harmoniques » de l’activité sismique pendant un concert de Bruce Springsteen, au Camp Nou. Photo : Institut des Sciences de la terre Jaume Almera de Barcelone

« On peut voir, grâce aux données sismiques, le moment où Bruce Springsteen passe d’une chanson à l’autre », affirme Jordi Díaz.

Lors de la célébration d’un but, on note que l’activité sismique augmente d’un coup. Pendant un concert de musique, on dénote plutôt ce qu’on a appelé des structures harmoniques, l’énergie suivant des amplitudes précises. C’est parce que les gens ne sautent pas, ils dansent. C’est le rythme qui est mesuré.

Jordi Díaz, chercheur à l’Institut des sciences de la Terre Jaume Almera de Barcelone

D’une expérience ludique à une étude sérieuse

Mesurer l’activité sismique dans le Camp Nou à partir du sous-sol de l’Institut avait d’abord un but simple : initier le grand public aux sciences de la Terre. L’analyse des données obtenues s’est toutefois avérée d’intérêt pour la sismologie urbaine, qui gagne en popularité.

« Cette étude a été lancée pour le plaisir, mais nous en explorons désormais les aspects scientifiques », a expliqué M. Díaz.

L’Institut des sciences de la Terre Jaume Almera étant situé près d’une des artères principales de Barcelone, les scientifiques ont décidé d’appliquer leur modèle à la circulation automobile.

Ils ont ainsi pu visualiser l’activité sismique quotidienne des véhicules. La précision des données leur permet même de déterminer l’activité sismique générée selon le cycle des lumières régulant la circulation. Ils ont également enregistré l’activité sismique relativement au métro et aux trains.

L’un des aspects que nous explorons est lié à l’ingénierie, soit de comprendre comment les structures et les bâtiments bougent en raison de ces mouvements sismiques engendrés par l’activité humaine.

Jordi Díaz, chercheur à l’Institut des sciences de la Terre Jaume Almera de Barcelone

« Nous travaillons même à contacter des écoles de génie afin de déterminer si notre expérience pourrait avoir le potentiel de les intéresser.

Un gros organe sexuel n’est pas forcément gagnant

Cet ostracode mâle vivait il y a 78 millions d'années.  La coquille de ce crustacé mâle était plus longue que celle de la femelle pour contenir ses organes sexuels.

Certains animaux développent des caractéristiques bien particulières pour accroître leurs chances de succès reproductif, de la belle queue du paon au pénis bardé d’épines de certains coléoptères.

Cette compétition sexuelle provoque des disparités entre mâles et femelles. Si ce dimorphisme sexuel représente un avantage dans la lutte pour la reproduction, son intérêt en termes de survie de l’espèce est moins évident.

Pour y voir plus clair, Gene Hunt, du Musée national d’histoire naturelle des États-Unis et son équipe ont étudié 93 espèces d’ostracodes du Crétacé supérieur (il y a de 66 à 84 millions d’années).

Chez ces crustacés microscopiques, les mâles disposent de coques plutôt allongées pour contenir leur organe sexuel, tandis que les femelles sont plus trapues.

Selon l’étude, quand les mâles sont de forme nettement allongée, c’est certainement que leur organe sexuel est plus gros et qu’il produit plus de spermatozoïdes. De quoi augmenter le succès reproductif de l’animal.

« À court terme, ces mâles avaient un avantage, mais à long terme, ce n’est pas vraiment le cas », ajoute le chercheur.

Mais malheureusement, « les espèces dont les mâles sont plus grands et plus allongés […] ont un risque plus élevé d’extinction », note Gene Hunt dans un communiqué. Un risque d’extinction pouvant être multiplié par dix, selon l’étude.

« Consacrer beaucoup d’énergie à la compétition pour la reproduction pourrait compromettre la résilience des espèces au changement et augmenter leur risque d’extinction », indique le communiqué du Musée national d’histoire naturelle des États-Unis.

La résistance à certains traitements contre le cancer mieux comprise

Une protéine en question

Le chercheur Tarik Möröy et ses collègues de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) ont montré comment la protéine GFI1 (Growth Factor Independence 1) aide parfois les cellules cancéreuses de leucémies et de lymphomes à résister à certaines thérapies.

Représentation artistique d'une tumeur cancéreuse.

Le cancer survient lorsque des cellules malsaines se multiplient rapidement et de façon incontrôlée menant à la formation de tumeurs. L’objectif des traitements actuels, comme la chimiothérapie et la radiothérapie, est de détruire ces cellules tumorales.

Le saviez-vous?

Pas moins de 138 100 Canadiens sont actuellement atteints de l’une des 137 différentes formes du cancer du sang. De ce nombre, plus de 43 335 personnes sont frappées par un lymphome et 22 510 par une leucémie.

Contrer les traitements

L’équipe montréalaise, qui inclut aussi des chercheurs de l’Université de Montréal, a montré que la protéine GFI1 interagit avec une enzyme (PRMT1) qui, à son tour, active d’autres protéines responsables de la réparation de cassures de l’ADN en les modifiant chimiquement.

Normalement, ces autres protéines permettent de réparer les dommages à l’ADN des cellules saines du corps. Des dommages qui mènent parfois à l’apparition de cancers.

Les oncologues utilisent la radiothérapie et la chimiothérapie pour endommager l’ADN des cellules cancéreuses et empêcher leur multiplication.

Mais dans le cas des cellules cancéreuses de la leucémie et du lymphome, ces protéines réparent même les dommages causés aux tumeurs par les traitements, les rendant moins efficaces.

Un rôle mieux compris

Les chercheurs savaient que la protéine GFI1 pouvait influencer la survie des cellules cancéreuses à la suite d’un traitement, mais ils ne pouvaient expliquer comment.

Nous souhaitions donc comprendre son action dans cette dynamique. Pour ce faire, nous avons mené des expériences sur des modèles de souris et sur des cellules humaines en culture.

Tarik Möröy

Des retombées thérapeutiques

Ces nouvelles connaissances pourraient, selon les chercheurs, orienter les patients vers la thérapie qui leur correspond le mieux et ainsi accroître leurs chances de survie, tout en réduisant les effets secondaires.

Par exemple, on pourrait soumettre le patient au traitement le mieux adapté selon le niveau d’activité de la protéine GFI1 dans les cellules cancéreuses. En outre, il pourrait être possible de rendre les tumeurs plus sensibles à ces traitements en ciblant les mécanismes de la réparation de l’ADN qui sont touchés par la protéine GFI1.

Ces travaux pourraient aussi s’appliquer à d’autres types de tumeurs dans lesquelles la protéine GFI1 joue également un rôle. Ils incluent certaines tumeurs au cerveau comme les médulloblastomes.

Le détail de cette étude est publié dans la revue Nature Communications.