comment se souvenir de ses rêves ? Une étude propose une solution

Sommeil : comment se souvenir de ses rêves ? Une étude propose une solution

Lors d’une récente étude, des chercheurs ont découvert qu’une vitamine permettait de se souvenir plus souvent de ses rêves. Le résultat de leurs recherches a été publié le 17 avril dernier.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous réveiller, d’être persuadé d’avoir passé une nuit pleine de rêves mais de ne pas vous en souvenir ? Des chercheurs de l’Université d’Adélaïde en Australie ont souhaité remédier à cette frustration. Dans une étude publiée le 17 avril dernier dans la revue Perceptual and Motor Skills, les scientifiques révèlent que la vitamine B6, présente dans de nombreux aliments, permettrait de se souvenir de ses rêves.

Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs de l’étude ont observé les effets de la vitamine B6 sur le sommeil de 100 personnes volontaires séparées en deux groupes : un premier groupe devait prendre un comprimé contenant 240 mg de vitamine B6 pendant cinq jours avant le coucher ; le second devrait prendre un placebo.

Bilan : les personnes qui ont pris un cachet à base de vitamine B6 arrivaient à se souvenir bien mieux de leurs rêves. Les auteurs de l’étude notent que la prise n’avait aucune influence sur la vivacité ou la « bizarrerie » de ces rêves. A contrario, les personnes du groupe placebo se souvenaient moins de leurs rêves et présentaient plus de troubles du sommeil. Cependant, les auteurs de l’étude ont administré une grande quantité de vitamine B6 aux participants. De plus amples recherches sont nécessaires pour déterminer si la quantité de vitamine B6 présente dans les aliments permet de se souvenir de ses rêves.

Les aliments riches en vitamine B6

La vitamine B6 contribue au métabolisme énergétique normal, mais aussi au fonctionnement du système nerveux, à la réduction de la fatigue, à l’absorption du magnésium, au maintien d’une peau saine, stimule également la synthèse de la kératine constituant le cheveu… On retrouve cette vitamine dans une multitude d’aliments : les poissons (thon, saumon, morue), les abats, les viandes, la banane, les noix, le chou, les pommes de terre, l’avocat, le riz complet, ou encore les flocons d’avoine.

Publicités

4 habitudes de vie à adopter pour vivre 10 ans de plus

5 habitudes de vie à adopter pour vivre 10 ans de plus

Ne pas fumer, faire du sport, manger sainement… Autant de bons réflexes à adopter pour vivre plus longtemps, selon une étude américaine.

Augmenter son espérance de vie grâce à quelques bonnes habitudes, c’est possible. C’est en tout cas ce qu’affirment des chercheurs de la T.H. Chan School of Public Health de Harvard (Etats-Unis), dans une étude publiée dans la revue Circulation.

Pour le découvrir, les scientifiques ont analysé les données de santé de plus de 123 000 personnes pendant 34 ans. Ils ont ainsi pu identifier cinq bonnes habitudes à prendre pour espérer vivre 10 ans de plus !

Quels sont ces réflexes santé ? Ne pas fumer, maintenir un indice de masse corporelle situé entre 18,5 et 24,9 kg/m2, pratiquer une activité physique modérée à vigoureuse pendant au moins 30 minutes chaque jour, réduire sa consommation d’alcool et avoir une alimentation équilibrée.

Les chercheurs ont ensuite estimé l’impact concret de ces bonnes habitudes. Résultat : l’espérance de vie des personnes n’ayant pas suivi ce mode de vie sain à 50 ans était de 29 ans chez les hommes et de 25,5 ans chez les femmes.

Un chiffre en nette augmentation chez les personnes ayant appliqué ces bons réflexes santé au quotidien, puisque l’espérance de vie à 50 ans était de 43,1 ans chez les hommes et de 37,6 ans chez les femmes. Les hommes gagnaient ainsi 12 années de vie supplémentaire, et les femmes 14 ans.

Mais ce n’est pas tout : l’étude montre que les personnes ayant suivi ces bonnes habitudes avaient également 82% de risques en moins de mourir d’une maladie cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral, et 65% de risques en moins de mourir d’un cancer. Une bonne raison de les adopter !

un oiseau de proie s’envole avec un requin qui s’apprêtait à manger un poisson

 

© Doc Jon/Facebook

Certes, c’est l’histoire de la vie, comme dirait Rafiki dans « Le Roi lion ». Mais elle est tout de même bien plus pourrie pour certains que pour d’autres.

Ces images dignes de l’un des meilleurs passages de la série de la BBC « Planète Terre », nous les devons à Doc Jon, un photographe qui prenait quelques clichés le long de la côte du golfe de Floride, le 12 avril dernier. Doc a vu la scène absurde qu’il avait capturé seulement une fois rentré chez lui, lorsqu’il a transféré ses photos sur son ordinateur.

« J’ai vu un balbuzard pêcheur enserrant un poisson. Quand j’ai zoomé sur mon ordinateur, j’ai vu que la queue des poissons était en fait celle d’un requin. Puis en nettoyant la photo, j’ai enfin remarqué que le requin était en train de manger un poisson. Ceci n’est pas photoshoppé ! », a écrit Doc sur Facebook.

rapace1.jpg© Fournis par France Médias Monde rapace1.jpg

Doc Jon/Facebook

rapace3.jpg© Fournis par France Médias Monde rapace3.jpg

Doc Jon/Facebook

rapace4.jpg© Fournis par France Médias Monde rapace4.jpg

Doc Jon/Facebook

rapace5.jpg© Fournis par France Médias Monde rapace5.jpg

Doc Jon/Facebook

Deux milliards de personnes travaillent dans l’économie informelle

La majorité de la population active mondiale travaille dans l’économie informelle. Selon un rapport de l’OIT publié le 30 avril à la veille de la fête du travail, la grande majorité de ces travailleurs se situent dans les pays en développement. Pour l’institution internationale, cette situation favorise la précarité sur le marché de l’emploi et pourrait également représenter un vrai frein à la productivité. Selon Florence Bonnet qui a participé à la rédaction du document :

cropped-24hmontreal_logo

« Il y a urgence à s’attaquer à l’informalité. Pour des centaines de millions de travailleurs, l’informalité implique un manque de protection sociale, de droits au travail et de conditions de travail décentes ; pour les employeurs, elle s’accompagne d’une faible productivité et de difficultés d’accès au crédit. »

À l’heure des débats sur la déréglementation du travail, l’étude de l’OIT vient rappeler que l’absence de règles peut nuire à l’économie et à la productivité des travailleurs alors que les entreprises veulent être de plus en plus compétitives dans une économie mondialisée. Ce phénomène peut également représenter un véritable manque à gagner pour les finances publiques qu’il est encore difficile de mesurer comme le rappelle un rapport du conseil national de l’information statistique (CNIS) intitulé « La mesure du travail dissimulé et ses impacts sur les finances publiques« .

« La question de la mesure du travail dissimulé et de ses impacts sur les finances publiques n’est pas un sujet nouveau. Elle fait l’objet de travaux nombreux menés depuis fort longtemps, mais les méthodes et les résultats sous-jacents ne font pas consensus. »

Des divergences régionales

À l’échelle de la planète, le travail informel atteint des proportions très disparates. Les cinq régions les plus concernées sont l’Afrique (85,8%), l’Asie et le Pacifique (68,2%) et les États arabes (68,6%). Sur le continent américain, ce taux atteint 40% et 25,1% en Europe et en Asie centrale. Pour la France, la part de l’emploi informel sur l’emploi total est estimée à 9,8%. Le niveau de développement socio-économique est « positivement corrélé au secteur formel » souligne le rapport. Les pays émergents et les pays en développement ont des niveaux de travail informel bien plus élevés que les pays développés.« Les pays émergents et les pays en développement représentent 82% de l’emploi mondial, mais 93% de l’emploi informel se situent dans ces pays. »

Les jeunes et les plus âgés exposés

Les statistiques issues du rapport « Femmes et hommes dans l’économie informelle« indiquent que « le niveau d’informalité est bien plus élevé chez les plus jeunes et les plus âgés. » Par ailleurs, l’organisation internationale souligne que l’emploi informel constitue davantage une source d’emplois pour les hommes (63%) que pour les femmes (58,1%). Sur l’ensemble des travailleurs occupant un emploi informel, 740 millions sont des femmes.

« Les femmes sont davantage exposées à l’emploi informel dans la plupart des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire inférieur, et se trouvent plus souvent dans les situations les plus précaires », soulignent les auteurs.

Le diplôme protège de l’économie informelle

Le diplôme reste un moyen de se prémunir contre le travail informel. « À l’échelle mondiale, quand le niveau d’éducation augmente, le niveau d’informalité recule », indique le rapport. Les personnes qui sont diplômées du secondaire ou de l’enseignement supérieur sont moins susceptibles d’occuper un emploi informel que les travailleurs qui n’ont pas suivi de cursus scolaire ou qui ont seulement terminé leurs études de l’enseignement primaire.« L’éducation n’est pas non plus une garantie pour accéder à un emploi dans l’économie formel », prévient néanmoins l’OIT.

Par ailleurs, de véritables divergences géographiques apparaissent en fonction de la nature des territoires. Les personnes vivant dans les zones rurales « sont presque deux fois plus susceptibles d’être employées dans l’économie informelle que celles des zones urbaines ».

Manque de protection sociale

Plusieurs auteurs du rapport soulignent que la pauvreté est plus présente chez les travailleurs informels.« Il y a une relation claire entre la pauvreté et le travail informel, avec les pauvres qui doivent faire face à des taux élevés dans l’emploi informel ». Pour des millions de travailleurs, le risque de pauvreté s’accroît en raison du manque de protection sociale, et de l’absence d’application de droits au travail et de conditions décentes.

Le poids du travail informel peut également avoir des conséquences néfastes pour les entreprises. « La faible productivité est souvent mentionnée comme une des caractéristiques de l’économie informelle. Le niveau d’éducation assez bas parmi les travailleurs dans les entreprises du secteur informel est certainement le facteur le plus important. Les autres facteurs comprennent le manque d’accès aux crédits résultant de restrictions […] et le manque d’accès aux marchés ». Le prochain défi pour l’OIT est d’accélérer la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle. Au regard du poids de cette économie dans certains pays, le basculement devrait prendre des années.

___

(*) Si la mesure statistique de l’économie informelle reste délicate, l’organisation internationale du travail propose quelques définitions pour éclairer ces phénomènes :

Économie informelle : toute activité économique réalisée par des travailleurs ou des unités économiques qui n’est pas couverte ou est insuffisamment couverte – selon la loi ou en pratique – par des dispositions officielles ;

Emploi informel : nombre total d’emplois informels, que ce soit dans des entreprises du secteur formel, des entreprises du secteur informel ou des ménages; y compris les employés occupant un emploi informel (e); employeurs et travailleurs à leur compte employés dans leur propre entreprise du secteur informe.

Arsenal ne veut pas faire du neuf avec des vieux. Arsenal veut un jeune entraîneur

Leonardo Jardim fait partie de la short list d'Arsenal. Parce que 43 ans, oui, c'est jeune.

Selon The Telegraph, Arsenal continuerait d’explorer plusieurs pistes pour remplacer Arsène Wenger. Le quotidien anglais croit savoir que les Gunners ciblent un jeune entraîneur. Ainsi, Patrick Vieira et Mikel Arteta, deux anciens Gunners, sont dans la short list du club.

Leonardo Jardim actuellement troisième de Ligue 1 avec l’AS Monaco et Julian Nagelsmann, jeune et talentueux technicien de Hoffenheim, aussi. Le club londonien ne voudrait pas offrir un trop gros salaire au prochain coach, ce qui pourrait écarter Luis Enrique de la course mais pas Max Allegri. Un budget alloué aux transferts d’un peu plus de 50 millions d’euros serait aussi à disposition du successeur de Wenger mais les pouvoirs de l’heureux élu seraient moins importants que ceux du Français.

Après sa fructueuse expérience à Grenade, Tony Adams est un cas qui mérite aussi d’être étudié.

Karim Benzema : la star de son compte Instagram, c’est sa fille

Karim Benzema a offert à son club le Real Madrid son ticket pour la finale de la Ligue des champions. Au stade Santiago Bernabeu mardi 1er mai, face au Bayern Munich, le footballeur français a inscrit deux buts, sous les yeux fiers de son entraîneur Zinedine Zidane. Après plusieurs semaines compliquées pour l’attaquant madrilène, il est aujourd’hui encensé par la presse espagnole, qui le qualifie ce mercredi de « héros« . « Benzema, nous te pardonnons pour le reste de la saison », a notamment fait savoir un média.

https://www.instagram.com/p/BQDPepDFSGz/embed/captioned/?cr=1&v=8&wp=658&rd=www.msn.com#%7B%22ci%22%3A0%2C%22os%22%3A22845.99999999955%7D

Une victoire célébrée par le joueur avec ses supporters sur son compte instagram. Karim Benzema – que l’on ne verra pourtant pas sous le maillot français durant le Mondial 2018 cet été – a immédiatement posté sur le réseau social une photo de lui sur le terrain, devant un public en folie, avec en légende ce message : « Merci pour tout ce soutien !!! En route pour Kiev. »

Le compte instagram du sportif n’est pas que footballistique. Car ce qui rend fier Karim Benzema, c’est bien sa fille Mélia, âgée de 4 ans, qu’il a eue avec Chloé de Launay. L’attaquant madrilène a en effet tout du papa gaga de sa fillette au sourire d’ange : à Disneyland, en vadrouille sur les routes de Dubaï, ou encore câlinant son père et son petit frère Ibrahim, qui a tout juste un an, la petite Mélia est la vraie star de sa page. A chaque photo de ses enfants, Karim Benzema ajoute un coeur dans sa légende. Nul doute que ses deux bambins ont été la première pensée du footballeur après sa victoire mardi soir.

La pollution de l’air tue 7 millions de personnes par an dans le monde, alerte l’OMS

New Delhi, une des villes les plus polluées du monde.

La pollution de l’air ne fait pas seulement tousser. Elle tue. En masse. Chaque année, 7 millions de personnes meurent dans le monde parce qu’elles respirent un air trop chargé en particules fines. Tel est le dernier bilan macabre publié mercredi 2 mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui sonne l’alerte. C’est davantage que les morts cumulés du sida (1,1 million), de la tuberculose (1,4 million), du diabète (1,6 million) et des accidents de la route (1,3 million).

Aussi, l’OMS reconnaît désormais la pollution de l’air comme un « facteur de risque majeur » des maladies non transmissibles considérées comme étant à l’origine de 70 % des décès dans le monde. Selon les estimations de l’institution onusienne, ce risque serait, chez les adultes, en cause dans 29 % des morts par cancer du poumon, 25 % par accident vasculaire cérébral (AVC), 24 % par infarctus et 43 % des maladies pulmonaires chroniques obstructives (broncho-pneumopathies, asthme…).

Et ce risque s’accroît. L’estimation globale de 7 millions de morts est en légère hausse. Le dernier bilan, de 2016, faisait état de 6,5 millions de décès. Cette augmentation s’explique par une explosion de la mortalité due à la pollution de l’air extérieur (4,2 millions contre 3 millions en 2016). Les décès imputables à la pollution de l’air intérieur, eux, régressent de 4,3 millions à 3,8 millions.

Les régions les plus affectées sont l’Asie du Sud-Est (dont l’Inde) et le Pacifique occidental (incluant la Chine) avec plus de 2 millions de décès chacune

Un autre chiffre, tout aussi impressionnant, donne la mesure du péril. Selon les dernières données compilées par l’OMS, neuf personnes sur dix (91 % de la population mondiale) sont exposées quotidiennement à un air contenant de « hauts niveaux de polluants ». L’organisation recommande la limite annuelle de 10 µg/m³ en particules fines PM2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 micromètres).

« À l’instar de New Delhi, Pékin, Shanghaï, Lima ou Mexico, de nombreuses mégalopoles du monde entier dépassent plus de cinq fois ce seuil, alerte Maria Neira, la directrice du département de santé publique de l’OMS. Cela représente un risque majeur pour la santé des populations. »

Ce risque est inégalement réparti. Les régions les plus affectées sont l’Asie du Sud-Est (dont l’Inde) et le Pacifique occidental (incluant la Chine), avec plus de 2 millions de décès chacune. L’Afrique totalise près de 1 million de victimes. Les pays de l’arc méditerranéen oriental concentrent autant de morts que l’ensemble du continent européen : environ 500 000. Les Amériques s’en sortent le moins mal, avec tout de même plus de 300 000 morts par an.

Dans ce panorama aussi alarmant que détaillé, l’OMS note que les premières victimes sont sans surprise les enfants. La pneumonie est la principale cause de mortalité chez les moins de 5 ans. L’institution insiste aussi sur la vulnérabilité des femmes qui, dans les pays en développement, cuisinent encore avec des équipements d’un autre âge, comme des fours à charbon.

Mortalité liée à la pollution de l’air dans le monde.© INFOGRAPHIE LE MONDE Mortalité liée à la pollution de l’air dans le monde.

Les efforts de la Chine

« La pollution de l’air menace chacun d’entre nous, mais ce sont les plus pauvres et les plus marginalisés qui paient le plus lourd tribut, déclare le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il est inacceptable que plus de 3 milliards de personnes – la plupart sont des femmes et des enfants – continuent à respirer des fumées mortelles tous les jours en utilisant des poêles et des combustibles polluants dans leurs maisons. » Pour le patron de l’organisation, « si nous ne prenons pas des mesures urgentes contre la pollution de l’air, nous ne parviendrons jamais à atteindre le développement durable ».

Vue aérienne montrant un tour d’épuration de l’air dans la ville de Xian, en Chine, le 13 février.© FRED DUFOUR / AFP Vue aérienne montrant un tour d’épuration de l’air dans la ville de Xian, en Chine, le 13 février.

Les données compilées par l’OMS sont les plus complètes jamais publiées par l’institution sur la qualité de l’air. Elles se fondent sur les résultats des mesures effectuées dans plus de 4 300 villes de 108 pays, soit 1 000 villes de plus que lors du dernier bilan de 2016. Avec un « sérieux manque de données » pour le continent africain, où seuls 8 des 47 pays surveillent les niveaux de particules fines.

Malgré ce vaste tableau catastrophique, le directeur de l’OMS se félicite que « des leadeurs politiques, à tous les niveaux, et notamment des maires, commencent à prendre le sujet au sérieux et à agir ». L’organisation salue les efforts de la Chine – le gouvernement a décrété cet hiver la fin du chauffage au charbon – ou d’une ville comme Mexico qui, sur le modèle de Paris, a annoncé l’interdiction des véhicules diesel dans ses rues d’ici à 2025.

En Europe, après dix ans d’avertissements sans frais, la Commission semble enfin décidée à mettre la pression sur les États qui ne respectent pas sa directive de 2008 sur la qualité de l’air et qui dépassent régulièrement les valeurs limites en PM10 (de diamètre inférieur à 10 µm) et dioxyde d’azote (NO2).

Prendre la mesure de l’urgence

Pour la première fois, le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, avait convoqué fin janvier les ministres de l’Écologie de neuf pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Hongrie, Roumanie, République tchèque et Slovénie) pour les presser de prendre rapidement des mesures capables de mieux protéger leurs citoyens. Faute de réponses adéquates, Bruxelles devrait bientôt mettre sa menace à exécution en renvoyant certains de ses États cancres devant la Cour de justice de l’Union européenne. Maintes fois reportée, la sanction est attendue avant la fin mai.

Mais d’autres régions du monde n’ont pas encore pris la mesure de l’urgence. À commencer par l’Inde. Alors que New Delhi a encore connu en novembre 2017 des pics de pollution culminant à 1 000 µg/m³, le ministre de l’Environnement continuait à nier la réalité de leurs effets sanitaires (plus de 1 million de morts par an à l’échelle du pays) et se contentait de réclamer des masques à l’OMS plutôt que de s’attaquer aux sources du problème, comme l’incinération des résidus agricoles.

Pour convaincre un maximum de pays de déclarer la guerre à ce « tueur invisible », l’OMS organisera à Genève, du 30 octobre au 1er novembre, la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé.