Astronomie

La planète naine Pluton serait le résultat de l’agglomération de millions, voire d’un milliard de comètes,

« Nous avons développé la théorie de « Pluton, la comète géante », qui est en quelque sorte un modèle cosmochimique de sa formation », explique le scientifique Christopher Glein, de l’Institut de recherche Southwest.

La planète naine Pluton.

Le modèle cométaire

Pour étayer leurs arguments, les chercheurs ont combiné des données recueillies par la sonde New Horizons de la NASA et par la sonde Rosetta de l’agence spatiale européenne (ESA).

Pluton s’est formée aux confins du Système solaire. Avec un diamètre de 2300 km, elle est plus petite que notre Lune et sa masse est 500 fois plus faible que celle de la Terre.

Image montrant le bassin Sputnik Planitia.

Le bassin Sputnik Planitia  Photo : NASA

Au cœur de cette théorie : les informations recueillies dans la calotte glaciaire riche en azote située dans une région proche de l’équateur appelée Sputnik Planitia.

Les chercheurs ont constaté qu’il existait une cohérence frappante entre la quantité estimée d’azote à l’intérieur de la calotte et la quantité qu’ils se seraient attendus à y trouver si Pluton s’était formée par l’agglomération d’environ un milliard de comètes ou d’autres objets de la ceinture de Kuiper de composition chimique similaire à la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko explorée par l’orbiteur Rosetta.

Le modèle solaire

Les scientifiques ont également tenté de vérifier le modèle solaire, une autre théorie selon laquelle la planète naine se serait formée à partir de glaces froides qui auraient eu une composition chimique plus proche de celle du Soleil.

Nos recherches laissent toutefois à penser que la composition chimique initiale de Pluton est le produit de blocs de construction cométaires qui ont ensuite été modifiés chimiquement par de l’eau liquide, peut-être même par un océan souterrain.

Christopher Glein
Répartition de la présence de méthane, de diazote, de monoxyde de carbone, et d’oxygène dans la Spoutnik Planitia.

Répartition de la présence de méthane, de diazote, de monoxyde de carbone et d’oxygène dans la Sputnik Planitia telle que recensée par la sonde New Horizons.  Photo : NASA

Mais les scientifiques ne peuvent écarter l’autre hypothèse, puisque certaines données appuient aussi le modèle solaire et que plusieurs zones d’ombre restent à expliquer.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Icarus.

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Catégories :Astronomie, Sciences

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