Astronomie

Pluton est couverte de dunes de méthane glacé

La pression atmosphérique à la surface de Pluton est 100 000 fois inférieure à celle de la Terre, les astronomes pensaient donc qu’elle était trop faible pour que des vents puissent se former.

La planète naine Pluton.

Mais les clichés pris par la sonde New Horizons, lancée par la NASA en 2006 et qui a survolé Pluton en 2015, ont permis à une équipe de chercheurs de découvrir des dunes près d’une chaîne de montagnes.

« La source probable des grains de la dune est la glace de méthane portée par les vents depuis les montagnes », expliquent les scientifiques dans un article publié jeudi dans la grande revue Science. « Mais on ne peut exclure que ce soit de la glace d’azote ».

Les vents souffleraient à une vitesse approximative de 30 à 40 km/h. Les dunes elles-mêmes se répartissent sur une zone d’environ 7 km de longueur.

« Quand on a vu les images de New Horizons pour la première fois, on a immédiatement pensé qu’il s’agissait de dunes, ce qui était très surprenant, car on savait qu’il n’y avait pas vraiment d’atmosphère », dit Jani Radebaugh, coauteure de la découverte et professeure de géologie à Brigham Young University, aux États-Unis.

« Mais il se trouve que Pluton, tout en étant 30 fois plus loin du Soleil que la Terre, a des caractéristiques similaires à celles de la Terre ».

Outre Pluton, on savait déjà que Mars, Vénus ou la grande lune de Saturne, Titan, avaient des dunes.

« Nous savions que tout objet du système solaire doté d’une atmosphère et d’une surface solide avait des dunes, mais nous ne savions pas ce que nous trouverions sur Pluton », dit l’auteur principal Matt Telfer, professeur à l’Université de Plymouth.

Autre découverte : les dunes sont probablement jeunes, à l’échelle géologique. Les scientifiques pensent qu’elles ont été formées dans les 500 000 dernières années.

Sur la Terre, la formation de dunes de sable n’est possible qu’avec des vents forts, explique Eric Parteli, de l’Université de Cologne.

Sur Pluton, la gravité est beaucoup plus faible, ainsi que la pression atmosphérique. « Les vents nécessaires pour transporter les sédiments peuvent donc être 100 fois plus faibles », dit-il.

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