Les Bleus face au péril jeune. Avec la moyenne d’âge la plus basse de la compétition (26 ans)

les Bleus de Deschamps assument un risque certain à l’heure d’aborder la Coupe du monde en Russie (14 juin-15 juillet). Et pourtant, le talent, la fougue et l’insouciance ne font pas tout à un tel niveau.

Cette fois, il n’est plus question de reculer. C’est lundi que Didier Deschamps a gravé dans le marbre sa liste des 23 sélectionnés pour la Coupe du monde en Russie (14 juin-15 juillet), communiquée à la Fifa (*). A dix jours de l’entrée en lice des Bleus dans la compétition face à l’Australie samedi prochain, à Kazan (12 heures), le sélectionneur a conforté un groupe d’une jeunesse exceptionnelle. Avec pour les coéquipiers d’Hugo Lloris une moyenne d’âge de seulement 26 ans, aucune autre sélection engagée dans ce Mondial ne fait mieux.

Equipe de France

@equipedefrance

Après une séance de course, les Bleus ont touché le ballon lors de cette opposition sur petit terrain. Le tout dans le bonne humeur, comme le montre la célébration finale 😄

« L’équipe est très jeune par rapport aux éditions précédentes, constate le premier Lloris. Ça n’enlève en rien le talent, le potentiel ; ils amènent leur fraîcheur, leur insouciance, leur folie. Vous pouvez voir les séances d’entraînement, elles sont très animées, il y a le sourire, mais avec aussi toujours cette volonté de gagner les petits jeux. Maintenant, rien ne remplace la compétition, prévient le capitaine français. On sait très bien que le talent est important, si on veut réaliser de grandes choses. Il faut de l’ambition, mais également un mental. Et le mental, on pourra le juger uniquement le jour de la compétition. » Ce parti pris très fort fait planer l’ombre d’un doute, même si avec 26 sélections de moyenne sur l’ensemble des 23 sélectionnés tricolores, l’expérience n’a pas attendu le nombre des années au sein de ce groupe.

Il y a 20 ans, Henry et Trezeguet

« Pour l’ensemble des joueurs, ils ont l’habitude d’évoluer dans de très grands clubs avec beaucoup de pression et beaucoup d’ambition dans toutes les compétitions« , rappelle encore Lloris. Un vécu encore réduit pour les plus jeunes, même si Thierry Henry et David Trezeguet, 20 ans tous les deux en 1998, avaient donné raison à Aimé Jacquet à l’époque.

Vingt ans plus tard et le talent presque insolent de Kylian Mbappé (19 ans) ou Ousmane Dembélé (21 ans) nourrit les plus grands espoirs autant qu’il a de quoi presque effrayer jusque dans les rangs des Bleus. Où cette jeunesse insouciante, aimantée par le but adverse et qui ne pense qu’à attaquer, comme ce fut parfois le cas face à l’Italie en préparation (3-1) avec l’association d’Antoine Griezmann aux deux phénomènes, a aussi parfois oublier de soigner le replis défensif.

« Peur ? C’est l’adversaire qui doit avoir peur avec les joueurs de qualité qu’on a, lance en réponse Raphaël Varane. C’est une question d’équilibre, plus on est armés, mieux c’est, on ne va pas s’en plaindre. Défensivement, il faut trouver l’équilibre, mais aussi offensivement. Pour exploiter au mieux cet énorme potentiel. (…) On n’a pas peur d’avoir des joueurs pareils, on voit ça comme une force, c’est collectivement qu’il faudra se montrer le plus équilibré. » L’autre risque ne réside-t-il pas aussi dans une Mbappé-mania ou une Dembélé-mania, dont certains pourraient prendre ombrage ? Qui rendrait la prise de pouvoir plus médiatique qu’autre chose…

Là aussi, Varane, du haut de ses 25 ans, fait preuve d’une belle sagesse: « Les attaquants ont toujours été plus médiatisés que les défenseurs, on ne fait pas une course à la médiatisation, il n’y a pas de jaloux, assure le Madrilène, qui en matière d’egos d’attaquant parle en connaissance de cause. C’est normal aussi qu’on parle des joueurs à vocation offensive, parce qu’ils réalisent des choses spectaculaires, explique-t-il. Nous, on se régale de les voir, un peu moins à l’entraînement (rires). Ce n’est pas grave si on parle un peu moins de la défense ; c’est avant tout une réponse collective défensivement et offensivement. Mais il y a des joueurs capables de faire basculer un match et de changer le destin d’une équipe. Donc c’est logique et ça ne me pose pas de problèmes. » Et Lloris d’ajouter: « C’est également à nous les anciens de bien les encadrer, de montrer l’exemple et la voie, avant de se lâcher le moment venu. » Se lâcher, ça, les minots de Deschamps visiblement savent faire…

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(*) Le sélectionneur tricolore, en cas de blessure de dernière minute, peut rappeler un joueur, suppléant ou non, jusqu’à la veille de son premier match dans la compétition.

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Auteur : 24hmagazine

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