BRESIL: Neymar une honte pour le football

Il n’y a pas eu de miracle pour le Mexique. Malgré une première demi-heure à leur avantage, les Mexicains n’ont pu éviter en effet une nouvelle élimination en huitièmes de finale de la Coupe du monde. La septième de rang depuis 1994. La Verde a bien résisté jusqu’au retour des vestiaires mais a finalement cédé sur un but plein d’opportunisme de Neymar, la Seleçao se mettant à l’abri grâce à Firmino à l’entame des dix dernières minutes après une nouvelle accélération du n°10 parisien.

Mais pour les Mexicains, l’action la plus remarquable de Neymar tenait dans ces quatre minutes passées à se tordre de douleur après un mauvais geste de Miguel Layun, venu marcher sur la cheville du meneur de jeu brésilien alors qu’il était à terre et gardait le ballon (71e). « C’est une honte pour le foot qu’on perde autant de temps par le fait d’un seul joueur », a ainsi tonné le sélectionneur mexicain JuanCarlos Osorio, avant de se lancer dans une diatribe contre l’ancien Barcelonais.

Et le son de cloche était le même chez ses joueurs. « On connaît Neymar et on sait qu’il aime être au centre de l’attention, sur et en dehors du terrain, a ainsi lancé le fautif sur l’action au micro d’ESPN. C’est un joueur très talentueux et j’espère qu’il se consacrera un jour un peu plus à jouer parce qu’il pourrait donner plus s’il se consacrait seulement à jouer et pas à faire son cinéma. »

« Il y a pas de quoi être surpris car il fait toujours la même chose, a embrayé Andres Guardado. On le connaît et il faut toujours qu’il parle et qu’il fasse ses simagrées pour attirer l’attention. Ça ne le sert pas mais tant que les arbitres le laisseront faire, il continuera à agir de la sorte. » La liste des détracteurs de Neymar s’est sans doute encore allongée à l’occasion de ce match face au Mexique.

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qu’Andrés Iniesta a terminé son aventure en sélection espagnole. Une Roja qu’il quitte avec émotion.

Iniesta, sa déchirante lettre d’adieu à la Roja

C’est sur une énorme désillusion, en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018 contre la Russie, qu’Andrés Iniesta a terminé son aventure en sélection espagnole. Une Roja qu’il quitte avec émotion.

« J’aurais aimé lui offrir une fin différente. » L’élimination subie par l’Espagne contre la Russie (1-1, 4 t.a.b. 3), en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018, a marqué Sergio Ramos à double titre. Le défenseur madrilène a fait une croix sur son objectif de décrocher une deuxième étoile, et aussi fait ses adieux en sélection à Andrés Iniesta. « Un joueur qui a marqué l’histoire de notre football », dit-il. Après avoir pris la décision de quitter le FC Barcelone pour le Japon, en fin de saison, le milieu de terrain catalan (34 ans) s’est retiré par la petite porte.

Une triste issue pour celui qui, en 130 sélections, aura permis à la Roja de réaliser un triplé historique avec l’Euro 2008, le Mondial 2010 et l’Euro 2012. « Je pense avoir été très chanceux de pouvoir vivre l’une des plus belles périodes du football espagnol avec un génération de joueurs qui a été, qui est, exceptionnelle en tous points », a écrit celui qui évoluera la saison prochaine à Kobe, dans une longue lettre d’adieu qu’il a publiée mardi sur les réseaux sociaux. Un message dans lequel il confie avoir réalisé son rêve en portant le maillot de la Seleccion.

« C’était le rêve de ma vie de défendre les couleurs de mon pays, poursuit l’ancien stratège du Barça. C’était quelque chose de très spécial, pas simplement un rêve, mais une grande responsabilité. […] Nous avons accompli de grandes choses, des choses dont nous rêvions étant petit. Nous avons aussi connu de grandes déceptions et vécu des moments difficiles. Je voudrais remercier tout le monde de m’avoir aidé à devenir un meilleur coéquipier et un meilleur joueur. Ce fut un honneur de partager ces années avec chacun d’entre vous. » Adios l’artiste !

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Après le fiasco de l’Argentine à la Coupe du monde 2018: Maradona prêt à entraîner l’Argentine « gratuitement »

Diego Maradona se verrait bien succéder à Jorge Sampaoli.

On n’a (presque) vu que lui en Russie. Le terne parcours de l’Argentine dans cette Coupe du monde 2018, qui s’est arrêté dès les huitièmes de finale contre l’équipe de France (4-3), a été rythmé par le show parfois grotesque de Diego Maradona en tribune. Et c’est dépité que le principal animateur des matches de l’Albiceleste a assisté, depuis sa loge, à ce qu’il a lui-même qualifié de « chronique d’une mort annoncée »: celle de Lionel Messi et ses petits camarades.

Une formation qui, sur le papier, avait pourtant les joueurs pour briller, surtout offensivement. Mais un Jorge Sampaoli sans idée n’a jamais su l’organiser. Le sélectionneur argentin, aujourd’hui cible de toutes les critiques, conservera-t-il son poste ? La rumeur dit que non. Et si d’aventure l’information se confirmait, « El Pibe de Oro » serait prêt à reprendre du service. « Et je le ferais gratuitement, a même annoncé sur TeleSur le champion du monde 1986. Je ne demanderais rien en retour. »

« J’ai le cœur lourd »

L’auteur de la fameuse « main de Dieu » a déjà occupé cette fonction de 2008 à 2010, une expérience qui s’était mal terminée, lors du Mondial en Afrique du Sud, avec une gifle subie contre l’Allemagne en quarts de finale (0-4). Depuis, les années ont passé et l’actuel président du club biélorusse du Dinamo Brest n’a dirigé que des équipes de faible calibre aux Emirats Arabes Unis (Al Wasl, Al Fujairah). A 57 ans, il estime néanmoins avoir encore des choses à apporter à son pays et sa Seleccion.

« Je vis vraiment mal le fait que tout ce qu’on a pu construire, avec tant d’efforts, ait pu être détruit aussi facilement, déplore-t-il. Le gens pensent que je suis heureux mais j’ai le cœur lourd. » L’AFA, la fédération argentine, sera-t-elle sensible à sa candidature ? Elle ne devra pas se tromper car de nouvelles campagnes attendent l’Albiceleste avec la Copa America 2019 et, plus loin, la Coupe du monde 2022 au Qatar. L’autre inconnue étant de savoir si Lionel Messi en sera.

Lionel Messi s’est projeté vers le choc face à l’équipe de France.

L’Argentine peut souffler. Au bord du gouffre depuis la gifle reçue cinq jours auparavant face à la Croatie (3-0), l’Albiceleste sera finalement bien au rendez-vous des huitièmes de finale de la Coupe du monde en Russie. Finalistes il y a quatre ans, les Argentins ont en effet arraché leur qualification dans les ultimes minutes de leur rencontre face au Nigeria (2-1).

Une qualification synonyme de choc au sommet face à l’équipe de France, samedi, à Kazan. Des Bleus que Lionel Messi assure bien connaître et dont il entend se méfier. « Contre la France, ce sera difficile. Je le sais, j’ai vu tous leurs matches », a-t-il ainsi expliqué à l’issue de la rencontre dans des propos relayés par la BBC. Et le joueur du Barça de détailler: « La France a une très bonne équipe, ils ont des bonnes individualités. Ils ont des bons défenseurs, de bons milieux et de bons attaquants. Ils ont des joueurs très rapides qui peuvent faire la différence, des coéquipiers (au Barça) devant (Ousmane Dembélé) et derrière (Samuel Umtiti). »

Auteur du premier but face aux Super Eagles avant que Marcos Rojo n’endosse le costume de héros, le quintuple Ballon d’Or n’a jamais douté de la qualification de l’Argentine. « Nous étions convaincus que nous allions gagner ce match », a-t-il assuré, savourant son bonheur: « C’est merveilleux d’avoir gagné de cette façon. C’est une joie bien méritée. »

Car malgré cette ouverture du score précoce, l’Argentine est passée tout près de la correctionnelle. « Apres avoir contrôlé la première mi-temps, on pensait que ce serait pareil en seconde période, mais à cause du penalty, ça n’a pas été le cas, a-t-il concédé. On a réussi à se qualifier mais on ne pensait qu’on souffrirait autant. » Et ce malgré un soutien de poids. « Je savais que Dieu était avec nous et qu’il n’allait pas nous laisser tomber », a-t-il affirmé.

Touché au mollet, Edinson Cavani semble ne pas pouvoir être rétabli à temps pour le quart de finale entre la France et l’Uruguay, vendredi.

L’Uruguay retient sous souffle. A deux jours du choc des quarts de finale de la Coupe du monde entre la Celeste et l’équipe de France, tout le pays est suspendu à l’évolution de la blessure au mollet d’Edinson Cavani, touché lors du match des huitièmes de finale face au Portugal. Un match au cours duquel l’attaquant parisien avait inscrit deux buts avant de devoir se résoudre à sortir après «avoir ressenti une pointe au mollet gauche», dixit l’intéressé.

Sitôt l’IRM passée, lundi, la fédération uruguayenne n’avait pas manqué de communiqué sur la blessure de l’ancien Napolitain, indiquant qu’El Matador souffrait d’« un œdème au mollet gauche sans déchirure ». De quoi autoriser l’espoir d’un rétablissement miracle même si la fédération prenait soin de préciser que son attaquant vedette avait « encore mal » et devait « travailler à part ». Accusée par certains de cacher la gravité de la blessure du joueur parisien, la fédération uruguayenne a joué la carte de la transparence, mardi soir, en publiant le compte-rendu du centre médical russe ayant réalisé les examens, allant jusqu’à dévoiler les dimensions du dit œdème, à savoir 48x29x17 mm.

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Actualización de la información médica sobre el futbolista Edinson Cavani.

Au vu de ces nouvelles informations, la présence d’Edinson Cavani sur la pelouse du Stade de Nijni Novgorod apparait désormais hautement improbable. C’est tout du moins l’avis de Carlos Voituret, l’ancien médecin de la sélection uruguayenne, interrogé par El Pais. A en croire ce spécialiste, l’œdème témoigne d’une « élongation musculaire sans rupture de fibres », induisant « un muscle fatigué et fragilisé ».

S’il s’agit d’« une blessure légère »« elle ne peut être soignée en moins de sept jours »même si « chaque patient réagit différemment ». Surtout « ce type de blessure ne permet pas le recours à une infiltration », seule la physiothérapie permettant de faire disparaître la douleur. Mais dans des délais n’autorisant aucun espoir pour l’attaquant uruguayen. « La blessure pourrait s’aggraver dès la première course », a-t-il ajouté, définitif.