Les youtubeurs ayant plus de 100 000 abonnés pourront vendre des produits dérivés et des abonnements payants

Le logo de YouTube est affiché sur un téléphone intelligent posé sur une surface en bois.

La plateforme de vidéos YouTube, souvent critiquée pour ne pas rétribuer assez les créateurs de contenus, va leur permettre de gagner davantage, via des abonnements payants, a indiqué jeudi la filiale de Google.

Actuellement, « la vaste majorité des revenus (des créateurs de contenus) vient de nos partenaires publicitaires. Nous allons continuer à investir dans [la publicité], mais nous voulons aussi voir au-delà de la publicité. Les créateurs devraient disposer d’autant de moyens de gagner de l’argent que possible », a annoncé Neal Mohan, responsable des produits pour YouTube.

Avec les « Abonnements à des chaînes », les utilisateurs vont payer 5 $ par mois pour avoir accès à des contenus exclusifs de leurs créateurs préférés, explique l’entreprise. Ces abonnements seront offerts exclusivement aux chaînes disposant de plus de 100 000 abonnés.

YouTube va aussi permettre à ces créateurs de vendre leurs produits dérivés directement sur le site.

L’entreprise reverse présentement une petite partie de ses recettes publicitaires pour rétribuer ses créateurs, qui accusent régulièrement la plateforme de ne leur verser que des miettes.

Les relations entre YouTube et certains créateurs étaient devenues d’autant plus difficiles que l’entreprise avait dû récemment faire le ménage dans des publicités au contenu problématique après plusieurs controverses, faisant du coup baisser les revenus de certains youtubeurs.

Ces créateurs attirent des internautes et donc des recettes publicitaires. Ils sont vitaux pour YouTube, qui doit faire face à la concurrence croissante d’autres plateformes et groupes technologiques qui misent de plus en plus sur la vidéo.

L’entreprise a par ailleurs indiqué qu’elle disposait désormais de plus de 1,9 milliard d’utilisateurs, un chiffre qui ne prend en compte que les internautes regardant YouTube s’identifiant via leur compte.

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miniventilateurs USB du sommet Trump-Kim potentiellement infectés

Donald Trump et Kim Jong-un se serrent la main avant le début de leur sommet historique à Singapour.

Ces miniventilateurs ont été remis aux journalistes par le ministère des Communications de Singapour dans l’ensemble de bienvenue (qui contenait aussi une bouteille d’eau et un guide de la ville).

Début du graphique (passez à la fin)

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Un expert en cybersécurité britannique a toutefois indiqué à BBC News que les petits appareils pourraient contenir un logiciel malveillant.

« Il y a un adage dans le milieu de la cybersécurité : si vous donnez accès à votre ordinateur à quelqu’un, ce n’est plus votre ordinateur, a expliqué Alan Woodward, professeur à l’Université de Surrey. En utilisant un appareil USB inconnu, vous faites exactement cela. »

Barton Gellman, le journaliste du Washington Post ayant mené l’enquête sur l’Agence de sécurité nationale (NSA) après les révélations d’Edward Snowden, a abondé dans le même sens sur Twitter.

« Peut-être que c’est juste un ventilateur, mais c’est un pari risqué, a écrit M. Gellman. J’aimerais ajouter que si vous l’avez branché, vous êtes humain. Les auteurs de logiciels malveillants se servent de la confiance instinctive. En attendant que quelqu’un de compétent puisse l’examiner, je vous recommande d’éteindre votre ordinateur et de changer vos mots de passe sur un appareil propre. »

Les appareils USB peuvent être modifiés pour contenir un logiciel malveillant qui s’active lorsqu’ils sont branchés. Ces logiciels peuvent notamment prendre le contrôle d’un ordinateur sans être détectés et transmettre des informations à un autre ordinateur ou à un serveur distant.

certaines personnes sont convaincues que leur téléphone les écoute en permanence pour ensuite leur proposer des publicités ciblées.

Votre téléphone enregistre peut-être ce qui se passe sur son écran, selon des chercheurs

Un gros plan sur les mains d'une femme tenant un téléphone intelligent. Les ongles rouges de la femme sont éclairés par l'écran.

Les travaux des chercheurs de la Northeastern University et de UC Santa Barbara ont porté sur 17 260 applications offertes sur Google Play Store et trois autres boutiques d’applications chinoises.

Quelque 8000 de ces applications sont conçues pour envoyer des informations sur leur utilisation à Facebook et certaines d’entre elles appartiennent directement au réseau social.

Pendant un an, une dizaine de téléphones préprogrammés ont interagi avec ces applications sans intervention humaine. Pendant ce temps, les chercheurs tentaient de déterminer si les appareils envoyaient des enregistrements audio aux concepteurs des applications.

Leur conclusion : rien ne démontre que les téléphones ont tenté d’enregistrer des conversations et de transmettre celles-ci à autrui de façon subreptice. Les chercheurs indiquent toutefois que ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas observé ce comportement qu’il n’existe pas dans d’autres circonstances ou avec d’autres applications.

Attention à vos écrans

L’équipe de cinq chercheurs a toutefois remarqué des comportements inattendus de plusieurs applications en ce qui a trait à l’enregistrement de l’écran et l’utilisation de l’appareil photo.

« Nous avons découvert que des bibliothèques tierces enregistrent des vidéos des interactions de l’utilisateur avec une application, y compris de boîtes de texte de nature privée, sans obtenir la permission ou en informer l’utilisateur », écrivent les chercheurs dans leur rapport.

Ces enregistrements sont notamment utilisés par des entreprises d’intelligence d’affaires pour analyser le comportement d’utilisateurs sur les applications de leurs clients. Ces informations servent à améliorer le design des applications pour les rendre plus simples à utiliser et améliorer le rendement.

Toutefois, les concepteurs d’applications sont généralement tenus de divulguer toute collecte de données. C’est notamment le cas sur le Google Play Store. Or, les chercheurs notent que plusieurs concepteurs font fi de cette responsabilité. De plus, il n’est souvent pas évident que l’application est en train d’enregistrer ce qui se déroule à l’écran.

Des conclusions à nuancer

Les auteurs du rapport soulignent que leurs recherches comportent certaines limitations importantes et qu’il est préférable de bien nuancer leurs résultats.

Les téléphones utilisés pour l’expérience étant programmés pour interagir automatiquement avec les applications, ils n’ont pas pu imiter certains comportements humains tels que la création de comptes d’utilisateurs.

De plus, il se pourrait que les téléphones soient parvenus à enregistrer des conversations et à les convertir en texte avant de transmettre le fichier. Si c’est le cas, les chercheurs admettent qu’ils n’ont pas pu le détecter.

Des fichiers audio découpés en plusieurs morceaux et envoyés séparément pourraient aussi avoir échappé aux chercheurs, tout comme des fichiers envoyés après avoir été chiffrés.

Dans leur rapport, les auteurs proposent des façons de prendre ces limitations en considération et de les mitiger lors de futures études.

Le premier objet céleste de nature interstellaire détecté dans notre système solaire n’est pas un astéroïde

C’est en combinant des informations recueillies par plusieurs télescopes spatiaux et terrestres qu’une équipe internationale de scientifiques a établi qu’Oumuamua s’éloignait du Soleil plus rapidement que prévu.

Représentation artistique de la comète Oumuamua.

Représentation artistique de la comète Oumuamua  Photo : ESA/Hubble, NASA, ESO, M. Kornmesser

Les résultats de leurs analyses, publiés dans la revue Nature (en anglais), laissent penser que l’objet interstellaire est très probablement une comète composée de glace et non un astéroïde rocheux.

C’est une comète inhabituelle, et c’est assez excitant.

Karen Meech, Université d’Hawaï à Honolulu

Cet objet de couleur rouge foncé et d’une taille de 400 mètres ne ressemble en rien aux composants habituels de notre système solaire.

Un examen minutieux de la trajectoire et de la vitesse d’Oumuamua a donc montré qu’elle s’éloigne du Soleil plus rapidement qu’escompté. Selon les scientifiques, cet étrange comportement est fort probablement lié au fait que la glace qui compose l’objet, en se réchauffant, éjecte du gaz dans l’espace.

Habituellement, ce phénomène est caractéristique d’une comète, plutôt que d’un astéroïde.

Une découverte exceptionnelle

En octobre dernier, une équipe internationale d’astronomes a annoncé la détection de 1I/2017 U1 (1I/« Oumuamua)dans notre système solaire grâce au télescope Hawaï PanSTARRS-1.

Depuis ce jour, plusieurs équipes de scientifiques ont braqué leurs instruments sur le rare visiteur.

Le saviez-vous?

En hawaïen, Oumuamua signifie « messager lointain arrivant en premier ».

Mais au moment où les astronomes l’ont repéré, le visiteur avait déjà visité le voisinage du Soleil et s’apprêtait à sortir de notre système.

Comme Oumuamua ne présentait pas la fameuse queue de gaz et de poussière qui accompagne la plupart des comètes, l’objet a été catégorisé comme un astéroïde. Mais certains indices laissaient quand même penser qu’il s’agissait d’un objet glacé sous une surface desséchée.

Le dégazage en question

C’est en suivant la position d’Oumuamua dans le ciel par rapport aux étoiles que les scientifiques se sont aperçus que l’objet voyageait d’une manière qui ne pouvait pas être expliquée par les forces gravitationnelles du Soleil et des planètes.

En s’éloignant du Soleil, il (Oumuamua) ralentissait moins que ce à quoi nous nous attendions.

Karen Meech

Les chercheurs ont ainsi conclu que cet effet provenait d’un dégazage (la perte de matière en surface sous l’effet du chauffage solaire) associé aux comètes.

Ainsi, en s’approchant du Soleil, Oumuamua a commencé à se réchauffer et son cœur glacé a commencé à fondre. Le gaz libéré s’est dirigé vers la surface de la comète et a été projeté vers l’extérieur, ce qui a donné à l’objet une petite impulsion.

Cette matière éjectée exercerait une poussée d’intensité faible, mais constante, se traduisant par une vitesse d’échappement vers l’extérieur du système solaire plus rapide que prévu. Le 1er juin, il se déplaçait à quelque 114 000 kilomètres par heure.

Reste que le dégazage observé est très minime comparativement [à celui des] comètes typiques.

Jessica Agarwal, astronome à l’Institut Max Planck

Oumuamua émet très peu de débris, peut-être parce que ses particules de poussière sont trop grosses et lourdes pour que le faible dégagement gazeux puisse s’élever en altitude.

En outre, les plus petites particules caractéristiques de la vaste majorité des comètes ont peut-être disparu dans un processus d’érosion durant le voyage interstellaire d’Oumuamua.

La croûte solide de Mars s’est formée très rapidement après la naissance du système solaire

Une sphère, qui est rouge et orange et qui a une multitude de trous, est vue dans un espace tout noir.

Pour avoir de l’eau liquide sur une planète, il faut déjà une surface solide, et donc une croûte. « Nos résultats indiquent que Mars pourrait avoir eu des océans et potentiellement de la vie bien avant la Terre », déclare à l’AFP Martin Bizzarro, du Muséum d’histoire naturelle du Danemark à Copenhague, coauteur de l’étude publiée dans Nature.

C’est une météorite martienne, NWA 7034, trouvée dans le désert du Sahara et surnommée Black Beauty, qui a permis de soulever un coin du voile de la prime enfance de Mars.

Sept précieux grains de zircon, un minéral robuste qui survit aux différents processus géologiques, ont été extraits d’un minuscule échantillon de cette météorite, puis analysés par une équipe de chercheurs qui a daté leur cristallisation.

« Nous avons pu en conclure que la cristallisation de la surface de Mars a été extrêmement rapide : 20 millions d’années seulement après la formation du système solaire – qui s’est produite il y a 4,567 milliards d’années -, Mars était dotée d’une croûte solide, susceptible potentiellement d’abriter des océans et peut-être également la vie », selon Martin Bizzarro.

Ces résultats tranchent avec « les modèles actuels selon lesquels la solidification de la planète aurait pris jusqu’à 100 millions d’années », dit-il. « Ces nouvelles données élargissent considérablement la période de temps pendant laquelle la vie est susceptible d’avoir existé sur Mars. »

Les chercheurs soulignent avoir découvert les plus anciens zircons martiens, qui sont d’« environ 100 millions d’années plus vieux que les plus vieux zircons terrestres » (4,370 milliards d’années).

La découverte en 2011 de Black Beauty, qui pesait au départ 319,8 grammes, a suscité un vif intérêt scientifique. Un gramme se vendait 10 000 euros, indique Martin Bizzarro.

Le Muséum d’histoire naturelle du Danemark en a acquis 44 grammes, grâce à divers soutiens. Cinq de ces grammes ont été écrasés pour permettre d’extraire les sept zircons de l’étude.

la vie sur des exolunes

Représentation artistique d'une lune autour d'une exoplanète de type géante gazeuse.

Depuis son lancement en 2009, le télescope Kepler de la NASA a permis à lui seul de confirmer l’existence de plus de 2410 exoplanètes, ces planètes qui se trouvent à l’extérieur de notre système solaire.

De ce nombre, une trentaine de planètes seulement possèdent une taille comparable à celle de la Terre et se trouvent dans les zones habitables autour de leurs étoiles. Des zones ni trop chaudes ni trop froides qui permettent à l’eau de s’y trouver sous forme liquide, l’une des conditions essentielles à la présence de la vie.

Des lunes et la vie

Or, l’identification par des scientifiques américains et australiens des 121 géantes gazeuses en zone habitable qui pourraient posséder des satellites naturels permet aujourd’hui d’espérer trouver la vie ailleurs que sur des exoplanètes.

Si les planètes gazeuses sont moins communes que les planètes rocheuses dans la Voie lactée, elles peuvent néanmoins abriter plusieurs grandes lunes.

Par exemple, dans notre système, Saturne possède au moins 62 satellites naturels, et Jupiter, 61. Plusieurs de ces satellites, comme Europe (Jupiter), Titan et Encelade (Saturne), pourraient abriter la vie.

Il existe pas moins de 175 lunes connues en orbite autour des 8 planètes de notre système solaire. Bien que la plupart de ces lunes orbitent autour de Saturne et de Jupiter, qui se trouvent à l’extérieur de la zone habitable du Soleil, ce n’est peut-être pas le cas d’autres systèmes solaires.

Stephen Kane, Université de Californie à Riverside

Des exoplanètes aux exolunes

Les présents travaux du chercheur Stephen Kane de l’Université de Californie à Riverside et de ses collègues australiens rappellent que la vie peut aussi se trouver en orbite autour de planètes gazeuses, elles-mêmes impropres à l’apparition de la vie.

Jusqu’à maintenant, la détection des planètes rocheuses était la cible de choix dans notre quête de la vie ailleurs dans l’Univers, parce que la géologie et l’atmosphère de certaines d’entre elles sont similaires à celles de la Terre.

Inclure les exolunes rocheuses dans notre recherche de la vie élargira considérablement les endroits où nous pouvons regarder pour la trouver, relate Stephen Kane de l’Université de Californie à Riverside.

Des lunes plus favorables à la vie

Certains astronomes pensent que les exolunes fournissent un environnement plus favorable à la vie que les planètes rocheuses comme la Terre, parce qu’elles reçoivent de l’énergie non seulement de leur étoile, mais aussi du rayonnement réfléchi par leur planète.

Maintenant que nous avons créé une base de données de planètes géantes situées dans la zone habitable de leur étoile, nous devons affiner nos observations des meilleures candidates à la présence de lunes.

Michelle Hill, Université du Queensland

« Nos données et les études qui suivront permettront d’éclairer la conception des futurs télescopes », conclut Michelle Hill de l’Université du Queensland.

Une nouvelle génération de télescopes ont la capacité de découvrir des exolunes et d’y déceler des indices révélateurs de la présence de la vie dans leur atmosphère.

Le détail de ces travaux est publié dans l’Astrophysical Journal (en anglais).

Le saviez-vous?

Selon les astrophysiciens, il existerait au moins 100 milliards de planètes en orbite autour d’étoiles dans notre galaxie, la Voie lactée.

ASTRONOMIE: Une planète en formation observée pour la première fois

La planète naissante trace un chemin à travers le disque de gaz et de poussière qui entoure la très jeune étoile PDS 70.

Image est la toute première d’une planète en cours de formation autour de l’étoile naine PDS 70.

Cette image est la toute première d’une planète en cours de formation autour de l’étoile naine PDS 70. La planète apparaît sous la forme d’un point de lumière à droite du centre de l’image assombri par le coronographe utilisé pour bloquer l’intense lumière en provenance de l’étoile centrale.  Photo : ESO/A. Müller

Les premières données obtenues laissent à penser que cette planète, nommée PDS 70b, est dotée d’une atmosphère nuageuse.

C’est une équipe internationale d’astronomes menée par des scientifiques de l’Institut Max Planck d’astronomie de Heidelberg, en Allemagne, qui en a fait l’annonce.

SPHERE a par ailleurs permis à l’équipe de mesurer la brillance de la planète à différentes longueurs d’onde, ce qui a conduit à la détermination des propriétés de son atmosphère.

La vidéo qui suit explique en anglais la présente observation :

Début du graphique (passez à la fin)

Fin du graphique (passez au début)

Beaucoup plus grosse que Jupiter

La planète apparaît sous la forme d’un point brillant situé à droite de la zone centrale et sombre de l’image. Elle se situe à quelque 3 milliards de kilomètres de l’étoile centrale, une distance qui équivaut à celle qui sépare Uranus du Soleil.

Les données recueillies montrent que PDS 70b est une géante gazeuse dotée d’une masse supérieure à plusieurs fois la masse de Jupiter, la plus grosse planète de notre Système solaire.

La température de surface de la planète avoisine les 1000 degrés Celsius, ce qui est largement supérieur à celle de toute planète de notre Système solaire.

Image du ciel environnant la faible naine orange PDS 70.

Image du ciel environnant la faible naine orange PDS 70 (au centre de l’image). L’étoile bleue d’intensité élevée située sur la droite est χ Centauri.  Photo : ESO/Digitized Sky Survey/Davide De Martin

L’image expliquée

La région sombre au centre de l’image témoigne de l’utilisation d’un coronographe, un type de lunette qui bloque la lumière aveuglante en provenance d’une étoile et qui permet d’étudier sa couronne.

Cette lunette astronomique a permis aux astronomes de détecter le disque de luminosité entourant l’étoile ainsi que son compagnon planétaire.

Sans ce « masque », la faible lueur issue de la planète se trouverait noyée dans l’intense luminosité de PDS 70.

Ces disques qui encerclent les jeunes étoiles constituent de véritables cocons planétaires.

Miriam Keppler, Institut Max Planck

« À ce jour toutefois, seule une poignée d’observations ont conduit à la détection de protoplanètes en leur sein », explique Miriam Keppler, l’astronome qui dirige l’équipe à l’origine de la découverte de la protoplanète PDS 70b.

Jusqu’à présent, la plupart de ces planètes candidates pouvaient n’être que des artefacts du disque.

Miriam Keppler, Institut Max Planck

Une planète scrutée dans le détail

Les astronomes observent depuis quelques mois le jeune compagnon planétaire de PDS 70 dans le détail. Déjà, ils ont réussi à capter cette spectaculaire image et ont obtenu un spectre de la planète. L’analyse de ce spectre conduit à penser que son atmosphère est nuageuse.

La planète a sculpté un disque de transition percé en son centre. Ces trous internes sont connus depuis des décennies et attribués aux interactions entre disque et planète. Il est désormais possible d’observer la planète.

« Les résultats de Keppler ouvrent une nouvelle fenêtre de compréhension sur les premières étapes de l’évolution planétaire », explique André Müller, chef d’une seconde équipe chargée d’étudier la jeune planète à l’Institut Max Plank.

Il nous était nécessaire d’observer une planète dans le disque d’une jeune étoile pour réellement comprendre les processus à l’origine de la formation planétaire.

André Müller

Une meilleure compréhension des propriétés physiques et atmosphériques de la planète permet aux astrophysiciens de tester les modèles théoriques de la formation des planètes.

Les détails de ces travaux sont l’objet de deux études publiées dans la revue Astronomy & Astrophysics.