Actus Football Mondial

Gianluigi Buffon a pu prouver sur le terrain, qu’à 40 ans, il n’était pas encore fini

Débarqué dans la capitale le 6 juillet dernier avec l’étiquette – méritée – de gardien déjà légendaire, Gianluigi Buffon savait qu’il serait scruté, épié, attendu au tournant. Son contrat avec le Paris-SG, d’un an plus une éventuelle année en option, illustre parfaitement l’interrogation des dirigeants parisiens, même minime, quant au niveau que pourra fournir un joueur de 40 ans sur la longueur d’une saison. Mais en recrutant le champion du monde italien, le PSG espère bien s’appuyer sur une valeur sportive solide et une aura inégalable dans le football. Buffon, lui, garde en tête qu’il doit prouver à chaque match qu’il est toujours au niveau qui était le sien l’année passée avec la Juventus Turin, et lors de ses dix-sept dernières saisons avec la Vieille Dame.

Le chaud souvent, le froid parfois

S’il n’a pas participé à la première rencontre amicale et estivale de sa nouvelle équipe face à Sainte-Geneviève, encore un peu à court de rythme, Gigi est entré en piste le 15 juillet pour 45 premières minutes compliquées face à Chambly. Il y a encaissé un but sur un penalty, qu’il avait lui-même provoqué après seulement cinq minutes de jeu, puis un second avant la mi-temps avant de céder sa place à Rémy Descamps. Face au Bayern, six jours plus tard, il a alterné le bon et le moins bon. Trois bonnes interventions lors de ses 66 minutes passées sur le terrain, qui prouvent que l’ancien Bianconero est toujours redoutable sur sa ligne, mais une sortie trop timide sur corner qui a amené l’égalisation bavaroise de Javi Martinez

Sa dernière prestation contre Arsenal, samedi à Singapour, a de nouveau indiqué que le PSG pouvait compter sur lui quand il est à 100% concerné, avec trois nouveaux arrêts de grande classe en première période. Mais elle a de nouveau montré, aussi, que Buffon était capable de trous d’air. Sa sortie aérienne amenant le but du 3-1 pour les Gunners (5-1 au final) aurait été plus autoritaire quelques années auparavant.

En conférence de presse, à la veille du troisième et dernier match de l’International Champions Cup contre l’Atlético de Madrid, Gigi est revenu sur ses premières semaines de préparation avec le PSG. « Pour l’instant, je ne pense pas que les résultats sont le plus important, a-t-il expliqué. Ce qui est important pour moi, c’est de m’intégrer et me sentir bien avec mes coéquipiers, dans ce nouvel environnement. Et je suis heureux parce que je me suis très bien intégré. Je m’entends très bien avec mon entraîneur, le staff et mes coéquipiers. »

« Une double fonction »

Car l’apport de Buffon depuis son arrivée ne peut pas seulement se résumer au ratio arrêts-buts encaissés. Aligné à chaque fois dans des équipes encore privées de nombreux internationaux, le gardien du PSG était forcément le joueur le plus âgé sur le terrain, mais aussi l’un des rares cadres de l’équipe avec Adrien Rabiot, Lassana Diarra, et à un degré moindre Christopher Nkunku. Et dans ce rôle d’encadrant, Buffon est impeccable. Habitué à diriger des charnières expérimentées (Chiellini, Bonucci, Barzagli…), le portier prend cette mission très à cœur et n’hésite pas à donner des consignes à sa défense à trois composée du trio Mbe Soh-Diarra-Rimane. « Je suis aussi ici pour donner mon maximum, quand je serai amené à jouer mais aussi pour aider mes coéquipiers. Je pense avoir une double fonction. »

En attendant le retour du champion du monde Alphonse Areola, le portier transalpin occupe la place de gardien n°1 du club devant Kevin Trapp, qui semble hors course. Si Thomas Tuchel n’a pas encore souhaité établir une hiérarchie claire entre ses gardiens, préférant « attendre qu’ils soient tous les trois là et à 100% pour décider », Buffon va vouloir rassurer lundi face à l’Atlético sur sa montée en puissance, mais surtout samedi lors du Trophée des champions contre Monaco, pour ce qui sera la première sortie officielle des champions de France en titre. « Je tiens à dire une chose : en 24 ans de carrière, on ne m’a jamais dit que je serais le gardien titulaire, a-t-il appuyé en conférence de presse. J’ai toujours dû m’entraîner dur, me mettre en condition et donner le maximum quand on a fait appel à moi. »Malgré son statut forcément à part, Buffon sait qu’il ne pourra se permettre de répéter quelques bourdes quand viendront les matches à enjeu. Car il a aussi été recruté pour ça. Surtout, il semble bien conscient que rien ne lui sera donné.

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