Mbappé, à chaque fois qu’on l’attend dans un match, il vient au stade avec son lit

Le doublé de Kylian Mbappé, et sa performance exceptionnelle, samedi contre l’Argentine, en huitièmes de finale du Mondial russe, ont propulsé le prodige tricolore au rang de phénomène international.

« Mbappé, à chaque fois qu’on l’attend dans un match, il vient au stade avec son lit. »Interrogé sur La chaîne L’Equipe avant le huitième de finale de la Coupe du monde entre la France et l’Argentine, l’ancien international sénégalais El-Hadji Diouf, particulièrement circonspect, ne s’attendait visiblement pas à ce que le jeune attaquant réussisse une telle performance samedi à Kazan. Où il a « fermé des bouches », selon son coéquipier Paul Pogba.

Auteur d’un doublé, et d’une prestation exceptionnelle, lors de cette victoire 4-3 des Bleus, le joueur du PSG a donné des cauchemars à ceux de l’Albiceleste à Kazan. Qui, s’ils ne découvraient pas le phénomène, ont forcément dû être impressionnés, à l’image de leurs compatriotes journalistes. Dans le quotidien Olé« l’irrésistible »Mbappé, qui obtient la note parfaite (10), est ainsi comparé à Maradona et Pelé, lui qui est devenu le plus jeune joueur depuis le Brésilien à inscrire deux buts dans un match éliminatoire du Mondial.

Toujours en Amérique du Sud, Globoesporte(Brésil) l’a trouvé « impressionnant » lors de ce véritable « show ». De l’autre côté de l’Atlantique, les Espagnols de Marca reviennent sur sa « course mémorable » amenant l’ouverture du score sur penalty d’Antoine Griezmann, où il a « laissé derrière lui tous ses rivaux comme dans un jeu vidéo », alors que AS souligne qu’il a « éclipsé »Lionel Messi. En Italie, la Gazzetta dello Sport évoque « un phénomène », qui rappelle le Brésilien Ronaldo mais « avant les blessures. »

Pour les Allemands de Der Spiegel, Lionel Messi a tout simplement fait face à son « successeur » samedi, alors que le Daily Telegraph (Angleterre) insiste sur son incroyable pointe de vitesse: « Il va tellement vite qu’il donne l’impression que les joueurs rapides sont lents, comme Kyle Walker l’an dernier au Stade de France, et que les joueurs lents sont statiques. » Enfin, au Japon, Kayako Kimura, qui suit le Marseillais Hiroki Sakai à l’année pour l’agence de presse Kyodo News, vante les mérites de cet « extraordinaire dragster. »

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l’ex-international Roberto Carlos se méfie du Mexique, adversaire du Brésil en huitièmes de finale.

A la veille du huitième de finale entre le Brésil et le Mexique, lundi à Samara (16h), Tite a appris deux nouvelles: une bonne et une mauvaise. La bonne, c’est qu’il pourrait récupérer Marcelo, victime d’une entorse lombaire contre la Serbie. Le médecin de la Seleçao, Rodrigo Lasmar, s’est dit « optimiste » sur les chances de l’expérimenté latéral gauche d’être rétabli pour cette rencontre. La mauvaise, c’est que Douglas Costa, blessé face au Costa Rica, sera sans doute forfait.

Une absence qui, sur le papier, ne rééquilibre que très peu cette affiche. La Seleçao possède, a priori, assez d’atouts dans son équipe pour franchir cet obstacle. Les principaux étant évidemment Neymar et Philippe Coutinho qui, dans l’ombre du premier, tire plutôt bien son épingle du jeu avec déjà deux buts au compteur. « Il est en grande forme, confirme l’ancien international brésilien Roberto Carlos. Comme toute la pression est sur Neymar, il pourrait se révéler. »

Mais gare à l’excès de confiance. « El Tricolor » a effectivement surpris son monde dans le groupe F, en créant l’une des grosses sensations du premier tour avec cette victoire historique face à l’Allemagne, tenante du titre (1-0). Un succès confirmé ensuite devant la Corée du Sud (2-1). « Il n’y a pas de match facile en Coupe du monde,prévient l’ex-défenseur du Real Madrid, présent en Russie. C’est très équilibré, il n’y a pas un gros écart entre les meilleurs et les autres. »

« Pour devenir champion, le Brésil devra affronter toutes sortes de difficultés, ajoute-t-il. Je crois que l’on a une grande équipe et que l’on peut gagner à nouveau ce titre. Mais il faudra faire attention au Mexique. A première vue, on croirait que c’est une équipe quelconque, mais elle a énormément de qualités. » Méfiance, donc, pour Neymar et ses coéquipiers qui, après une entame poussive contre la Suisse (1-1), semblent monter en puissance dans ce Mondial.

Les Croates n’ont pas brillé, ont raté un penalty, mais ils éliminent le Danemark et rejoignent la Russie.

Merci Subasic ! La Croatie n’a pas vraiment retenu la leçon de l’Euro 2016 mais s’en est sortie. Séduisants en phase de poule où ils ont alignés trois victoires en autant de matches, dont un succès probant sur l’Argentine (3-0), les Croates ont failli voir leur Coupe du monde 2018 s’arrêter subitement en huitième de finale. S’ils n’ont pas su imposer leur jeu au Danemark et ont même raté un penalty en fin de prolongation, les joueurs de Zlatko Dalic se qualifient aux tirs au but pour rejoindre la Russie (1-1, 3 t.à.b. 2).

 

Deux ans après son élimination au bout de l’ennui face au Portugal en prolongation (1-0), malgré un premier tour convaincant, la Croatie a cru à un scénario similaire. Malgré une folle entame où les deux équipes ont marqué dans les quatre premières minutes, le rythme est vite retombé. Personne n’a pu imiter Mathias Jorgensen, buteur en moins d’une minute, sur une touche longue danoise (0-1, 1ère), et Mario Mandzukic, renard des surfaces pour répliquer dans la foulée sur un cafouillage (1-1, 4e).

3/5 pour Subasic

La suite a été franchement longue malgré quelques situations de part et d’autre. Si ce n’était pas un attaque-défense puisque les Danois ont mieux utilisé le ballon que contre la France, les hommes d’Age Hareide ont parfois semblé attendre les tirs au but. La partie aurait pu basculer à cinq minutes de la fin de la prolongation lorsqu’Ante Rebic a pris la profondeur et obtenu un penalty. Sauf que Luka Modric a buté sur la parade de Kasper Schmeichel (117e). Le début du show des gardiens.

D’entrée de séance des tirs au but, Danijel Subasic a dévié le tir de Christian Eriksen et Schmeichel stoppé celui de Milan Badelj. Si les tireurs ont repris le dessus, dont Modric au moment d’assumer à nouveau ses responsabilités, les portiers ont resurgi tour à tour devant les quatrièmes frappeurs Lasse Schone et Josip Pivaric. On était seulement à 2-2 quand Subasic a écoeuré Nikolai Jorgensen ! Cette fois, Schmeichel n’a pu répondre devant Ivan Rakitic. Dans la douleur, la Croatie poursuit l’aventure russe.

En quête d’un attaquant à même de faire oublier Neymar, le Barça a été tout proche de recruter Kylian Mbappé l’été dernier..

En quête d’un attaquant à même de faire oublier Neymar, le Barça a été tout proche de recruter Kylian Mbappé l’été dernier..

Le Barça peut nourrir des regrets. Tout du moins si l’on en croit les dernières révélations de la télévision catalane. Selon TV3, le club blaugrana a en effet eu l’opportunité, lors du précédent mercato estival, de recruter Kylian Mbappé. Et ce avant de renoncer pour lui préférer son compatriote Ousmane Dembélé.

Mi-juillet, occupé à boucler l’arrivée retentissante de Neymar, le PSG ne s’était pas alors encore positionné sur l’international tricolore même si les dirigeants parisiens avaient déjà pris contact avec l’entourage du joueur. Le Barça qui s’efforçait de trouver le joueur capable de faire oublier le Brésilien s’était au contraire déjà entendu avec l’AS Monaco. Un accord de principe avait en effet été trouvé entre les deux clubs. Mais les Blaugranas ont subitement fait machine arrière.

Le Barça a en effet décidé de changer son fusil d’épaule et de miser sur un autre prodige tricolore. Plutôt que Kylian Mbappé, les Barcelonais ont préféré recruter Ousmane Dembélé, en provenance du Borussia Dortmund. Et malgré les promesses qu’a fait naître l’ancien Rennais, le club catalan peut nourrir d’autant plus de regrets que Kylian Mbappé ne lui aurait coûté que 120 millions d’euros. Et ce alors que le PSG allait finalement débourser pas moins de 180 millions d’euros pour l’arracher à Monaco.

ARGENTINE- Diego Maradona a fait part de sa désolation.

Après avoir assuré le spectacle une dernière fois en tribune, lors du huitième de finale entre la France et l’Argentine (4-3), Diego Maradona a fait part de sa désolation.

Le rideau est tombé sur l’Argentine, et la vedette n’a pas été celle que l’on attendait cet été en Russie. Alors que Jorge Sampaoli misait énormément sur Lionel Messi, au point de parfois trop l’isoler comme ce fut le cas face aux Bleus en huitièmes de finale (4-3), c’est Diego Maradona qui a tiré la couverture à lui. C’est dire… Depuis sa loge, « El Pibe de Oro » a fait le show à chaque rencontre de l’Albiceleste, se montrant tantôt euphorique les bras levés, tantôt pathétique les doigts tendus.

Ce qui ne l’a pas empêché d’observer des vice-champions du monde en difficulté tout au long de leur parcours. Après la défaite subie contre l’équipe de France, samedi après-midi à Kazan, l’ancien n°10 argentin a ainsi dressé un bilan sans concession et assez lucide. « Nous sommes venus au cinéma plus que sur le terrain parce que nous sommes venus assister à la chronique d’une mort annoncée. Et c’est ce qu’il s’est passé », a-t-il confié à Tele Sur. La faute à qui ? Pas à « la Pulga ».

Diego Maradona refuse de blâmer le Barcelonais, toujours muet lors des phases à élimination directe d’un Mondial. « La France a bien contenu Messi et les milieux, pour qu’il ne puisse pas s’appuyer sur eux. Et sans Messi, nous sommes tout simplement une autre équipe, a-t-il analysé. Le match s’est déroulé exactement comme nous l’avions prévu. […] C’est dommage qu’une autre Coupe du monde se soit passée sans que l’Argentine ne soit capable d’avoir une équipe consistante.

Les chiffres sont accablants pour le gardien de la sélection espagnole, éliminée par le pays hôte dès les huitièmes de finale de la Coupe du monde en Russie (1-1, 4 tab à 3).

Cette Coupe du monde 2018 aura été un véritable calvaire pour David de Gea. Déjà guère rassurant en préparation, le portier espagnol ne se sera jamais remis de la vilaine faute de mains commise lors du premier match de la Roja face au Portugal (3-3). Si le Mancunien n’a plus commis d’erreur par la suite, il n’a jamais su se montrer décisif et faire honneur à son statut de supposé meilleur gardien du monde.

A tel point que l’ancien Madrilène n’a signé qu’un seul arrêt durant toute la compétition, contre le Maroc lors d’un face à face avec Khalid Boutaïb. Pour le reste, que ce soit face au Portugal, à l’Iran ou à la Russie, dimanche, le portier espagnol n’a pas arrêté le moindre tir, encaissant au total six buts sur les sept tentatives adverses. Cette seule et unique parade constitue d’ailleurs un record du genre en Coupe du monde depuis (au moins) 1966.

En comptant les quatre penaltys encaissés lors de la séance de tirs au but face à la Russie et le but concédé face à l’Iran annulé par la vidéo, David de Gea s’est même incliné sur 11 des 12 frappes subies, soit sur 91,7% des tirs adverses. Une statistique forcément rédhibitoire pour l’Espagne qui a perdu trois de ses quatre séances de tirs au but en Coupe du monde (contre la Belgique en 1986, la Corée du Sud en 2002 et donc la Russie en 2018).

A 19 ans, Kylian Mbappé, auteur d’un doublé face à l’Argentine, n’en finit plus de battre les records de précocité

Pelé. Il n’y a plus que le meilleur joueur de l’histoire du football à pouvoir résister à Kylian Mbappé. Grâce à ses deux buts inscrits face à l’Argentine, samedi, lors des huitièmes de finale de la Coupe du monde, l’international tricolore a en effet rejoint la légende brésilienne en devenant le deuxième joueur de l’histoire à inscrire un doublé dans un match à élimination directe au cours d’une Coupe du monde. Bourreau de lors du Mondial 1958. Le n°10 de la Seleçao, en route vers son premier sacre en Coupe du monde, n’avait que 17 ans au moment de mettre le monde à ses pieds…

Du haut de ses 19 ans et six mois, Kylian Mbappé ferait presque figure d’ancien. Il peut pourtant se targuer d’une précocité jamais vue chez les Bleus. Jamais un joueur tricolore n’a ainsi compté à son âge sept buts en sélection. A titre de comparaison, parmi les plus fines gâchettes de l’histoire de l’équipe de France, Thierry Henry et David Trezeguet, champions du monde à 20 ans, ont dû attendre d’avoir 22 ans pour afficher un tel total. Tout comme Michel Platini. Quant à Zinédine Zidane, après avoir dû attendre ses 22 ans pour connaître sa première sélection, il avait déjà 25 ans lorsqu’il inscrit son sixième but en bleu. Le même âge qu’Olivier Giroud ou Jean-Pierre Papin.

Et cette précocité vaut évidemment en Coupe du monde. Et pour cause, Kylian Mbappé étant devenu face au Pérou (1-0) le plus jeune buteur de l’histoire de l’équipe de France lors d’un mondial. Avec ses trois buts en quatre matches, l’attaquant parisien est par ailleurs déjà le septième buteur le plus prolifique de l’histoire des Bleus en Coupe du monde. Seul Just Fontaine est d’ailleurs parvenu à inscrire plus de buts au cours d’un seul Mondial, Thierry Henry, Zinédine Zidane, Raymond Kopa, Alain Giresse ou Karim Benzema étant tous restés bloqués à trois buts. Le Parisien sait ce qu’il lui reste à faire pour les dépasser