Le Real Madrid a officialisé mardi le départ de Cristiano Ronaldo à la Juventus Turin.

C’est un véritable séisme, il n’y a pas d’autre mot. Cristiano Ronaldo n’est certes plus le joueur le plus cher de la planète, mais son transfert est peut-être plus retentissant que celui de Neymar au PSG, l’an dernier. Alors qu’il se destinait à terminer sa carrière au Real Madrid, qu’il avait rejoint en 2009 et où il disait vouloir jouer « jusqu’à 40 ans », l’attaquant portugais va finalement relever un nouveau challenge. Direction la Juventus Turin.

« Le Real Madrid indique avoir accepté, selon la volonté et la demande exprimée par le joueur, de le transférer à Juventus, explique le club dans un communiqué. Le Real Madrid veut exprimer sa gratitude à un joueur qui s’est révélé être le meilleur au monde et qui a marqué l’une des périodes les plus brillantes de l’histoire de notre club et du football mondial. Au-delà des titres […], Cristiano Ronaldo a été un exemple de dévouement, de travail, de responsabilité, de talent et de progression. »

16 titres, 451 buts

Il n’a pas fallu longtemps à la Vieille Dame pour boucler l’arrivée de « CR7 ». Les premières rumeurs ont commencé à circuler il y a une quinzaine de jours, tout au plus. Personne n’osait alors croire que les dirigeants merengues allaient lâcher un joueur qui, en neuf saisons du côté de Santiago-Bernabeu, a tout gagné: seize titres dont quatre Ligues des champions. Surtout que, par le passé, il avait plusieurs fois agité la menace d’un départ pour à l’arrivée prolonger et toucher une augmentation.

Mais visiblement, le mal-être du quintuple Ballon d’Or était là bien plus profond que lors des étés précédents. Ses sérieux ennuis avec le fisc espagnol, les promesses non tenues d’un Florentino Perez qui lui aurait refusé un salaire annuel d’environ 30 millions d’euros, les critiques souvent injustes des supporters madrilènes et le départ de Zinedine Zidane en fin d’exercice ont convaincu l’homme aux 451 buts en 438 matches sous le maillot de la Casa Blanca que son avenir était ailleurs.

« Pour le Real Madrid, Cristiano Ronaldo sera toujours l’un de ses grands symboles et une référence unique pour les prochaines générations. Le Real Madrid sera toujours sa maison », concluent les triples champions d’Europe en titre. Après le Portugal, l’Angleterre et l’Espagne, le natif de Funchal va tenter de relever un défi fou en Italie: remporter la C1 avec un troisième club différent. A la Juventus, qu’il a martyrisée ces dernières années sur la scène continentale, il ne repartira pas de zéro.

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Cristiano Ronaldo a publié une lettre d’adieu au Real Madrid

Cristiano Ronaldo s'en va. (Reuters)

Cristiano Ronaldo a écrit une lettre au Real Madrid, à retrouver en intégralité sur le site du club. Le Portugais, transféré à la Juventus, remercie à plusieurs reprises le club, ses supporters et la ville. « CR7 » évoque aussi une nouvelle étape de sa vie, et se dit certain que les fans du Real Madrid comprendront sa décision après neuf ans de bons et loyaux services chez les Merengue.

« C’était absolument merveilleux, neuf ans uniques. Je n’oublierai jamais à quel point, en plus d’une exigence ultime, j’ai pu profiter du football au Real d’une manière unique. Tout a été immense et extraordinaire. Ce club a conquis mon coeur et celui de ma famille. Merci aussi au football espagnol. Durant ces neuf ans, j’ai affronté des joueurs grandissimes. J’ai beaucoup réfléchi. Comme je l’ai dit pour la première fois il y a neuf ans: !Hala Madrid! »

En effet, c’est aussi la fin du fameux duel direct face à Lionel Messi lors des Barça-Real. Cristiano Ronaldo, au milieu de cette lettre ouverte, revient aussi sur son palmarès au club: trois Ligues des champions consécutives, quatre en cinq ans, ainsi que quatre Ballons d’Or. Le champion d’Europe des nations 2016 rejoint la Juve pour quatre saisons et un montant de 100 millions d’euros.

plusieurs rumeurs l’annoncent sur le départ, Karim Benzema aurait décidé de rester au Real Madrid.

Son intrigant message posté lundi après-midi sur Twitter n’était apparemment pas des adieux. Selon le quotidien espagnol Marca, Karim Benzema n’aurait pas l’intention de quitter le Real Madrid cet été. L’attaquant français (30 ans), débarqué à Santiago-Bernabeu il y a neuf ans, l’aurait ainsi clairement et poliment fait savoir à Carlo Ancelotti, son ex-entraîneur à la Maison Blanche, qui l’aurait approché pour l’attirer du côté de Naples au mercato.

Cela n’a pas toujours été le cas, croit savoir le journal madrilène, qui explique que « KB9 » aurait confié à l’entraîneur italien son mal-être en cours de saison dernière. Mais la fin d’exercice réussie des Merengues, avec cette troisième Ligue des champions consécutive, l’aurait finalement convaincu que son avenir était toujours là-bas et nulle part ailleurs. Une bonne chose pour ses dirigeants, qui sont suffisamment occupés à régler le cas Cristiano Ronaldo.

Si l’ancien buteur lyonnais fait donc toujours partie de l’effectif des Blancos à la reprise, il risque tout de même de devoir montrer autre chose pour conserver sa place dans le onze de Julen Lopetegui. Auteur de 11 buts et 11 passes en 45 matches toutes compétitions confondues en 2017-2018, Karim Benzema est un joueur précieux pour le collectif mais devra se montrer plus efficace. Surtout si « CR7 », machine à buts, plie bagages et file à la Juventus.

LeBron James a officiellement signé lundi son nouveau contrat aux Lakers.

Tous les papiers sont en ordre. Une semaine après avoir sobrement annoncé son départ de Cleveland pour Los Angeles, LeBron James a signé lundi son contrat de 153 millions de dollars sur quatre ans en faveur des Lakers. « Un grand jour pour l’organisation et les fans du monde entier, s’est aussitôt réjoui Earvin « Magic » Johnson, le président de la franchise californienne. LeBron est spécial, c’est le meilleur joueur du monde. » Capable, à lui seul, de faire des « Purple and Gold » des candidats au titre ? Peut-être pas. En tout cas pas dans l’immédiat. Mais un postulant aux playoffs, oui, assurément.

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It’s official ✒️! @lakers @kingjames

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Quoi qu’il en soit, le board des Angelenos peut être fier de son coup, préparé de longue date. L’idée a commencé à germer en février 2017. Les grandes manœuvres de ce processclairement expliqué par les dirigeants de L.A. dans un communiqué, ont débuté quelques jours après la nomination de « Magic » à la tête de la franchise par la propriétaire Jeanie Buss. Le but: alléger la masse salariale pour faire de la place à un joueur du standing de « King James ». Lou Williams a alors été le premier à plier bagages, en direction de Houston, contre Corey Brewer et un premier tour de draft.Rebelote en 2019 ?

Puis, en juin, ce sont D’Angelo Russell et Timofey Mozgov qui ont été échangés avec Brooklyn contre Brook Lopez et le 27e choix, qui s’est porté sur Kyle Kuzma. Huit mois plus tard, Jordan Clarkson et Larry Nance, Jr. ont à leur tour été envoyés aux… Cavaliers, Isaiah Thomas, Channing Frye et le futur 25e pick (Moe Wagner) faisant le chemin inverse. Autant de transferts qui ont donné aux Lakers de la flexibilité financière pour accueillir une superstar au maximum salarial. LeBron James, donc. « Magic » Johnson et son manager general Rob Pelinka auraient même pu signer un autre crack.

Ils ont finalement décidé d’entourer « LBJ » avec les free agents Lance Stephenson, JaVale McGee et Rajon Rondo. Mais dès 2019, lorsque des joueurs comme Kawhi Leonard et Klay Thompson seront sur le marché, les Lakers auront les moyens de revenir à la charge. « Nous savons que nous avons deux étés, avait expliqué le boss de la franchise fin juin, avant de s’offrir l’ex-n°23 des Cavs. Nous verrons ce qu’il se passera cet été, […] mais nous ne mettrons pas toutes nos billes sur une intersaison. Nous construisons quelque chose, cela ne se fait pas du jour au lendemain. » C’est plutôt bien parti.

The King has arrived   #LakeShow + @kingjames

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Le Brésil est en colère: Neymar toujours plus critiqué

Neymar. (Reuters)

L’équipe du Brésil, éliminée douloureusement en quarts de finale de la Coupe du monde par la Belgique vendredi soir à Kazan en dépit de son statut de favorite (1-2), a été applaudie par un groupe de fans à son arrivée à Rio de Janeiro dimanche matin.

Ces derniers, qui attendaient depuis l’aube, ont scandé les noms des joueurs de la Seleçao quand ceux-là sont apparus dans le hall de l’aéroport international du Galeao, et ont chanté à leur gloire. Casemiro ainsi que Philippe Coutinho se sont arrêtés pour saluer certains supporters, prendre des photos avec eux et leur signer des autographes. Douglas Costa et Gabriel Jesus, eux, ont poursuivi leur chemin. Par exemple.

Colère, indignation et désespoir

Et Neymar ? Aucune trace ! La star « auriverde » se cache, se mure dans le silence, d’après le quotidien As lundi. Ce qui, toujours selon nos confères, a provoqué la colère, l’indignation, le désespoir, au pays. Le journal Folha de S. Paulo lui rappelle dans un article que les spectateurs sont l’une des raisons principales de son succès et de sa richesse. La presse brésilienne, globalement, exige de sa part davantage de maturité et un sens accru des responsabilités.

L’attaquant vedette du Paris Saint-Germain, 26 ans, a dit sur ses réseaux sociaux traverser le moment le plus triste de sa carrière. Mais seulement sur ses réseaux sociaux, et pas devant les médias. Lesquels regrettent… Pelé, car lui donnait des interviews à tous ceux qui en demandaient une. Neymar, malgré 2 buts et 2 passes après une longue blessure, était déjà critiqué pour sa tendance, fâcheuse, à avoir simulé sur les terrains russes. Cela commence à faire beaucoup…

Robert Lewandowski aurait changé d’avis. L’attaquant international polonais souhaite finalement rester chez le champion d’Allemagne.

Depuis plusieurs années, Robert Lewandowski s’est imposé comme l’un des artificiers les plus efficaces des différents championnats européens. En Bundesliga, l’attaquant du Bayern Munich reste sur des totaux exemplaires: 29 réalisations en 2018, 30 en 2017 et 2016. Auparavant, avec le Borussia Dortmund, l’international polonais avait aussi démontré sa valeur. Et comme tous les joueurs focalisés sur les filets adverses, l’intéressé est un brin égoïste, et n’a jamais hésité à faire passer certains messages par voie de presse.

Robert Lewandowski

Ainsi, l’ancien protégé de Jürgen Klopp du côté du Signal Iduna Park avait fait part de son mécontentement lorsque Carlo Ancelotti ne l’avait pas aidé à aller chercher le titre de meilleur buteur du championnat d’Allemagne en 2016-2017. Rebelote au printemps dernier, à l’encontre de Jupp Heynckes cette fois-ci, car il était mécontent de laisser sa place à Sandro Wagner à la fin d’un match. Et comment oublier que ce même Robert Lewandowski avait quelques mois plus tôt critiqué publiquement la stratégie de son club sur le front des transferts, avant de réclamer haut et fort une doublure de qualité pour lui permettre de souffler de temps à autre… S’il continue de marquer inlassablement, l’attitude de Robert Lewandowski se veut aussi agaçante, pour sa direction comme pour les fans bavarois.

Et on pensait le divorce inéluctable lorsque, il y a quelques semaines, son nouveau conseiller, un certain Pini Zahavi, expliquait dans Bild: « Robert a le sentiment qu’il a besoin d’un changement et d’un nouveau défi dans sa carrière« . Régulièrement annoncé à Chelsea ou au Real Madrid ces dernières années, l’international polonais espérait enfin s’offrir le transfert dont il rêve, surfant idéalement sur un Mondial qu’il espérait prolifique le concernant. Sauf que l’intéressé a traversé la Coupe du monde comme un fantôme, et que les prétendants de qualité semblent manquer. Alors, après mûre réflexion, Robert Lewandowski aurait chargé son représentant d’informer la direction du Bayern qu’il souhaite rester, et peut-être honorer jusqu’au bout un contrat courant jusqu’en 2021.

(1-0) mardi, Kylian Mbappé a analysé la situation avec calme.

Kylian Mbappé face aux Belges.

Sur la rencontre
« C’était quand même une partie difficile, contre une équipe bien réglée, complète. On a réussi à marquer sur coup de pied arrêté et on a été solide, solidaire. Ce sont des valeurs qu’il faudra garder pour gagner cette compétition. Maintenant, on ne peut plus se cacher, on est en finale, il faut afficher nos ambitions mais il faudra bien récupérer car ce sera un très grand match. »

Sur le jeu
« Il faut s’adapter aux situations. On ne peut pas toujours faire ce qu’on veut, surtout quand on joue contre des équipes qui imposent leur rythme. Je pense qu’ils ont voulu miser sur l’impact physique avec Fellaini et Dembélé. C’est vrai que, par moments, on a souffert, on a su souffrir ensemble. »

Sur la force collective
« On est monté en puissance. La phase à élimination directe a été un déclic pour nous tous. On s’est dit qu’une deuxième compétition commençait. On a vraiment mis les ingrédients de notre côté pour continuer. On va aller jusqu’au bout maintenant. »

Sur les critiques de certains joueurs belges
« Il pense ce qu’ils veulent. Si je les ai offensés, je m’en excuse. Voilà… »

Sur la fin de match
« C’est compliqué, mais t’es obligé de donner tout ce qu’il te reste. On défend. S’il y a un coup à jouer et que tu le rates, ce n’est pas grave, il faut se replacer. Le plus dur est fait et il faut garder le score. Ce n’est pas le moment le plus agréable mais ça en vaut la peine.

Sur sa roulette pour Giroud
« C’est de l’instinct. Je l’avais vu avant qu’il était libre de tout marquage, j’ai essayé de lui donner le plus rapidement possible pour le mettre dans les meilleures conditions. Il n’a pas marqué, c’est dommage. »

Gagner la Coupe du monde à 19 ans ?
« Même à 40 ans ça a de la gueule. »