le joueur de tennis le mieux payé au monde

La vie extraordinaire de Roger Federer, le joueur de tennis le mieux payé au monde

Roger Federer a remporté ce dimanche 28 janvier 2018 le 20ème tournoi du Grand Chelem de sa carrière, en battant en cinq sets le Croate Marin Cilic à l’Open d’Australie, à Melbourne.

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Le Suisse, numéro deux mondial après l’Espagnol Rafael Nadal, est l’un des plus grands joueurs de tennis de l’histoire. Il a remporté le tournoi de Wimbledon à sept reprises, en simple, depuis 2003, sans compter plus d’une vingtaine de Masters à travers le monde.

Le Suisse, âgé de 36 ans, n’est pas seulement l’un des joueurs les plus talentueux du circuit, mais aussi celui qui gagne le plus d’argent. Il est en tête du classement Forbes 2017 des joueurs de tennis les mieux payés au monde, avec 64 millions de dollars entre ses victoires et les contrats avec ses sponsors Nike ou encore Crédit Suisse, qui lui rapportent des millions.

En 2016, la London School of Marketing l’a élu comme l’athlète le plus facilement commercialisable. Alors que la star de tennis suisse mène une vie relativement secrète par rapport aux athlètes les plus riches comme Cristiano Ronaldo, Roger Federer dépense aussi son argent en s’offrant les choses les plus raffinées au monde. Il est à la tête d’une association caritative, la Roger Federer Foundation, qui finance des projets d’éducation dans le sud de l’Afrique et en Suisse.

Raquettes de tennis sur mesure ou des manoirs en Suisse, voici comment Roger Federer gagne et dépense sa fortune.

Roger Federer, 36 ans, est le joueur de tennis le mieux payé au monde. Sa fortune est estimée à 320 millions de dollars.

Il a remporté l’Open d’Australie ce dimanche, face au Croate Marin Cilin. C’est la 6e fois que le Suisse est sacré à Melbourne. Avec cette victoire, il empoche environ 2,64 millions d’euros.

 

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En 2018, Mark Zuckerberg veut réparer Facebook

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg lors du forum de Coopération économique pour l'Asie-Pacifique, à Lima, au Pérou, le 19 novembre 2016

L’année 2017 a été éprouvante pour Facebook, si bien que son fondateur, Mark Zuckerberg, a pris la résolution de le ramener dans le droit chemin en 2018.

Le plus grand réseau social au monde a beau avoir atteint la barre des deux milliards de membres en 2017, cette année a aussi été celle des fausses nouvelles, des enjeux liés à la protection de la vie privée, de la modération inadéquate des discours haineux et du scandale de la présumée ingérence russe dans l’élection américaine.

« Le monde semble anxieux et divisé, indique Mark Zuckerberg dans un message public publié sur son profil. Facebook a beaucoup de pain sur la planche – que ce soit pour protéger notre communauté de l’intimidation et de la haine, pour nous défendre contre l’intervention d’États-nations ou pour nous assurer que le temps consacré à naviguer sur Facebook est bien investi. »

Nous ne pourrons pas empêcher toutes les fautes et tous les abus, mais nous faisons pour l’instant trop d’erreurs dans la façon dont nous appliquons nos règles et tentons de contrecarrer les détournements de notre outil.

Mark Zuckerberg, cofondateur et président-directeur général de Facebook

Le président-directeur général a aussi reconnu que des entreprises comme la sienne vont à l’encontre de l’idéal de décentralisation du pouvoir mis de l’avant à l’apparition du web : « Aujourd’hui, de nombreuses personnes ont perdu espoir en cette promesse. Avec la montée d’un petit nombre de grandes entreprises technologiques – et de gouvernements qui utilisent la technologie pour surveiller leurs citoyens -, ces gens croient maintenant que la technologie ne sert qu’à centraliser le pouvoir, au lieu du contraire. »

Pour cette raison, Mark Zuckerberg entend se pencher sur les nouvelles technologies nouvellesdécentralisées, telles que le chiffrage et les cryptomonnaies, pour évaluer comment elles pourraient servir à Facebook.

source Radio canada

Gaël Monfils a décroché le septième titre de sa carrière aux dépens du Russe Andrey Rublev (6-2, 6-3).

Gaël Monfils© Icon Sport Gaël Monfils

Difficile de les dissocier ce samedi. Gaël Monfils et Gilles Simon, les deux grands amis, les deux Français qui ont le plus souffert en 2017 sans doute, ont débuté 2018 de la meilleure des manières. Quelques heures après le succès de « Gilou » à Pune, « La Monf » a donc triomphé à Doha, où il avait échoué à trois reprises en finale (2006, 2012, 2014). « On a bien bossé, et on a eu de la réussite cette semaine », commentera Monfils au micro de BeIn Sports, sans verser dans le triomphalisme.

Ils avaient perdu respectivement 64 places et 39 places au cours de la saison 2017. @GillesSimon84 (N°89) et @Gael_Monfils (N°46) ont parfaitement lancé la saison 2018 du côté tricolore.

Absent des courts depuis l’US Open, le Parisien ne devait même pas venir à Doha. Mais fin décembre, voyant où il en était, il a décidé de solliciter une wild-card in extremis. « Je suis content, il faut que je remercie Nasser Al-Khelaifi (le directeur du tournoi, ndlr). On a fait du bon travail cet hiver avec le coach. Je suis arrivé ici avec un physique, mais je ne savais pas à quel niveau j’étais. Je me suis bien donné sur les premiers matches. » De fait, après avoir bataillé lors des premiers tours (Lorenzi, Struff, Gojowczyk), Monfils a ensuite profité de circonstances favorables, en l’occurrence le forfait de la tête de série n°1, Dominic Thiem, en demi-finales.

En revanche, sur la finale, il n’y a rien à dire. Monfils a surclassé le tempétueux et talentueux Andrey Rublev, finaliste la saison passée du Masters NextGen, et qui doit encore apprendre à se canaliser. « Tactiquement, j’ai bien joué, savoure le Français, auteur de 29 coups gagnants pour 10 fautes directes. J’ai été plus solides sur mes frappes, des deux côtés, j’ai bien servi. Je me suis bien déplacé, je l’ai bien bloqué. C’est un bon match. » 

Mention bien, donc, pour Monfils, mais si l’adversité n’était pas cette semaine à la hauteur du palmarès du tournoi (Federer, Murray, Nadal, Djokovic, Davydenko, Ferrer, Ljubicic, Tsonga, Gasquet…). Qu’importe, l’essentiel est que le Parisien améliore son ratio de victoires en finale (7/27 désormais), et relance la machine après une saison 2017 où il n’aura rien fait de bon. Monfils va remonter de la 46e à la 39e place au classement ATP, et fera clairement partie des joueurs à éviter au 1er tour de l’Open d’Australie.

(selon un neurologue) Voici le meilleur sport pour combattre l’anxiété

Certaines personnes sont plus enclines que d’autres à l’anxiété. Les troubles anxieux sont nombreux et compilent la phobie sociale, l’agoraphobie (la peur des lieux publics ou des espaces bondés), les troubles obsessionnels compulsifs ou encore, le trouble panique (le fait de faire des crises de panique, parfois de façon inattendue).

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Selon le site anxiete.fr, ces troubles concernent en majorité les femmes, puisqu’on compte environ 1,5 à 2 femmes atteintes pour un seul homme. Les troubles anxieux sont également plus fréquents chez les adultes âgés de 25 à 44 ans. Mais il n’est pas rare que des enfants ou des personnes âgées en souffrent également. Notamment après un choc émotionnel.

Le sport idéal pour lutter contre le stress

Il est reconnu que les activités relaxantes comme le yoga, la méditation, la sophrologie ou encore une activité sportive régulière sont indiquées pour calmer les troubles de l’anxiété. De même qu’avoir une alimentation saine et un bon rythme de sommeil. Mais une étude récemment publiée dans The Journal of Neuroscience avance qu’un sport en particulier aiderait à réduire l’anxiété : la zumba.

Cette danse latino-américaine, réputée pour son état d’esprit positif et son rythme entraînement, serait un excellent moyen pour se sentir mieux. Ludique et dynamique, la zumba permet à la fois de se dépenser et de se sentir plus heureux. Les effets sur la santé seraient vraiment bénéfiques.

Pourquoi la zumba ?

Comme le souligne la neurologue Ilene Ruhoy, la combinaison des mouvements, de l’atmosphère, de la musique et des autres participants suffirait à vous rendre moins stressée. « Cela permet au corps et à l’esprit de se sentir bien et contribue à générer un sentiment d’appartenance à un groupe de personnes ayant les mêmes intérêts ». En outre, c’est également l’ambiance endiablée qui règne dans un cours de zumba qui contribue à cette bonne humeur et ce relâchement. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Certaines personnes sont plus enclines que d’autres à l’anxiété. Les troubles anxieux sont nombreux et compilent la phobie sociale, l’agoraphobie (la peur des lieux publics ou des espaces bondés), les troubles obsessionnels compulsifs ou encore, le trouble panique (le fait de faire des crises de panique, parfois de façon inattendue).

Selon le site anxiete.fr, ces troubles concernent en majorité les femmes, puisqu’on compte environ 1,5 à 2 femmes atteintes pour un seul homme. Les troubles anxieux sont également plus fréquents chez les adultes âgés de 25 à 44 ans. Mais il n’est pas rare que des enfants ou des personnes âgées en souffrent également. Notamment après un choc émotionnel.

Le sport idéal pour lutter contre le stress

Il est reconnu que les activités relaxantes comme le yoga, la méditation, la sophrologie ou encore une activité sportive régulière sont indiquées pour calmer les troubles de l’anxiété. De même qu’avoir une alimentation saine et un bon rythme de sommeil. Mais une étude récemment publiée dans The Journal of Neuroscience avance qu’un sport en particulier aiderait à réduire l’anxiété : la zumba.

Cette danse latino-américaine, réputée pour son état d’esprit positif et son rythme entraînement, serait un excellent moyen pour se sentir mieux. Ludique et dynamique, la zumba permet à la fois de se dépenser et de se sentir plus heureux. Les effets sur la santé seraient vraiment bénéfiques.

Pourquoi la zumba ?

Comme le souligne la neurologue Ilene Ruhoy, la combinaison des mouvements, de l’atmosphère, de la musique et des autres participants suffirait à vous rendre moins stressée. « Cela permet au corps et à l’esprit de se sentir bien et contribue à générer un sentiment d’appartenance à un groupe de personnes ayant les mêmes intérêts ». En outre, c’est également l’ambiance endiablée qui règne dans un cours de zumba qui contribue à cette bonne humeur et ce relâchement. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Voilà pourquoi vous devriez toujours voyager en avion avec une balle de tennis

Non, nous n’allons pas vous proposer de transformer votre avion en court de tennis ou d’aller vous amuser avec les chiens en soute. Mais saviez-vous que les balles de tennis pouvaient être utilisées comme balles de massage ?

Ces petites balles jaunes sont parfaites pour régler les problèmes de circulation, éviter les caillots sanguins et soulager quelques affreuses douleurs que l’on peut rencontrer dans l’avion. Grâce à 4 exercices simples dénichés sur le site Good Fullness, faites de votre vol une expérience confortable !

1. Pour soulager les chevilles, placez la balle de tennis sous votre pied et pliez la cheville en faisant en sorte de faire rouler la balle d’avant en arrière, puis passez à l’autre pied (si vos voisins sont ok, cela fonctionne encore mieux sans chaussure).

2. Pour faire circuler le sang jusqu’au bout des doigts, agrippez la balle en exerçant de légères pressions.

3. Pour favoriser la circulation au niveau des jambes, qui restent immobiles en avion, exercez un mouvement vertical en partant du genou pour remonter vers le haut de la cuisse. Répétez ensuite le mouvement en ajoutant quelques petites pressions. Employez la même technique pour les mollets.

4. Si vous ressentez des douleurs dans le dos ou sur les épaules, localisez l’endroit où se trouve le n½ud et roulez la balle dessus en appuyant légèrement. Vous pouvez même coincer la balle entre le siège et votre dos.

Voilà de quoi intriguer tous vos voisins, et surtout vous permettre de ressortir de l’avion en pleine forme !

Serena se moque de l’opinion de McEnroe

Serena Williams n’en a que faire de ce que pense John McEnroe de ses performances si elle jouait sur le circuit masculin. Williams a répondu lundi sur Twitter aux propos qu’a tenus McEnroe sur les ondes de la station de radio NPR au cours du week-end.

Radio-Canada avec La Presse canadienne

En tournée de promotion pour ses mémoires, You Cannot Be Serious, l’ex-joueur maintenant commentateur a affirmé que Williams serait « aux alentours de la 700e » place au classement mondial si elle jouait sur le circuit masculin.

Il a ajouté qu’elle se veut « sans aucun doute » la meilleure joueuse de tous les temps. Mais interrogé quant à savoir si elle était la meilleure de tous les temps, peu importe le genre, McEnroe a clairement dit qu’il ne le croyait pas.

L’ancien mauvais garnement du tennis a ajouté qu’il était d’avis que Williams pourrait battre certains joueurs masculins, mais si elle devait jouer sur le circuit masculin tous les jours, ce serait une autre histoire.

Williams a répliqué : « Cher John, je vous adore et vous respecte, mais svp, svp, laissez-moi en dehors de vos déclarations sans fondement. »

Dear John, I adore and respect you but please please keep me out of your statements that are not factually based.

I’ve never played anyone ranked « there » nor do I have time. Respect me and my privacy as I’m trying to have a baby. Good day sir

« Je n’ai jamais joué contre quelqu’un (à ce rang), pas plus que j’en ai le temps, a-t-elle ajouté. Respectez ma vie privée alors que je tente d’avoir un bébé. Bonne journée, Monsieur. »

Williams prend une pause du tennis pendant sa grossesse. Elle prévoit revenir à la compétition en 2018.

Ses 23 titres en tournois majeurs constituent un record depuis l’ère professionnelle, amorcée en 1968.

McEnroe a gagné sept titres du grand chelem.

pourquoi les joueurs de tennis crient-ils ?

Ne l’ébruitez pas, mais il y a des raisons scientifiques, historiques et même psychologiques à tous ces « ahhh-hiiiiii ».

© Fournis par Francetv info« Forzaaaa » crie « Kiki » Mladenovic après chaque point. « Ah-heuuuu » lâche, guttural, Rafael Nadal quand il envoie une frappe lourde du fond du court. Les tympans des spectateurs de Roland-Garros sont pourtant relativement épargnés puisque Maria Sharapova, Victoria Azarenka et Serena Williams, les plus grandes voix du circuit féminin, se sont fait porter pâles pour l’édition 2017 du tournoi. Mais est-ce que ça sert vraiment à quelque chose de crier comme un putois quand on lâche un revers long de ligne ? Pesons le pour et le contre.

La pionnière, Monica Seles

Les vétérans du circuit datent le début des joueurs-crieurs aux alentours des années 1960. Quand Vicki Palmer déboule sur le circuit américain en accompagnant ses coups d’un grognement, elle hérite aussi du surnom de « Grunter », « la Grogneuse ». Suivront Jimmy Connors, Andre Agassi et surtout Monica Seles. En 1992, la jeune Yougoslave de 18 ans déboule à Wimbledon avec l’étiquette de n°1 mondiale que rien n’arrête. Du coup, tout est bon pour freiner la joueuse à abattre. En quart de finale, Nathalie Tauziat se plaint à l’arbitre de ses grognements. « On était à 3-3 dans le deuxième set, je l’ai expédiée 6-3 », raconte Seles. Le lendemain, en se rendant à l’entraînement, Seles passe devant un kiosque à journaux : « ils ne parlaient que de moi, et tous avaient le mot « grunt » – grognement – dans le titre ».

En demi-finale, elle se retrouve face à Martina Navratilova. Au bout d’un set, la joueuse américaine n’y tient plus et demande à l’arbitre d’intervenir pour que son adversaire baisse d’un ton. « Je me demandais quand intervenir, à la fin du set, après le match… J’ai perdu patience », explique des années plus tard Navratilova à ESPN. L’arbitre demande à Seles de crier moins fort. « On s’était affrontées une demi-douzaine de fois avec Martina, et ça ne lui avait jusque-là jamais posé problème », grognera Seles dans son autobiographie Getting the Grip. En sourdine, Seles expédie Navratilova dans la troisième manche. En finale, face à Steffi Graf, elle n’ouvrira pas la bouche. L’Allemande lui coupe le sifflet 6-2, 6-1. Aujourd’hui encore, Seles qualifie ce vœu de silence de « pire décision de [s]a carrière. »

« Vas-y, crie plus fort »

Ainsi débute l’ère du joueur-crieur. Inspirée par Agassi ou Seles, une génération de manieurs et de manieuses de raquette allait ponctuer toutes ses frappes d’un cri rauque, aigu, guttural. Et parfois, comme la Russe Irina Khromacheva, changer de cri à chaque coup, ce qui perturbe encore plus les spectateurs. « J’adorais la façon de jouer de Seles, j’adorais sa façon de crier », confiera Serena Williams à ESPN. « Mon cri s’inspire un peu du sien. » Le cri de la Yougoslave, naturalisée américaine en 1994, élégamment comparé par un commentateur à « celui d’une dinde de Noël sur le point de passer à la casserole« , est devenu iconique. Au point d’avoir été le ressort d’une pub particulièrement drôle d’American Express. Pas au point d’avoir été déposé, comme le rugissement du lion de la Metro Goldwyn Meyer, mais presque…

Monica Seles a fait école : Maria Sharapova a été mesurée à 101 décibels, Venus Williams autour de 95 db, Victoria Azarenka, 105. La BBC a lancé un « grunt-o-meter » pour que les spectateurs puissent mesurer la puissance des cris en direct, et a longtemps cherché une solution technique pour couvrir ce bruit, comme l’avaient fait les chaînes de télé du monde entier pendant le Mondial sud-africain de foot face aux vuvuzelas. Aujourd’hui, Maria Sharapova explique qu’elle ne pourrait pas s’empêcher de crier, car cela fait partie de son jeu « depuis qu’elle a 4 ans. » « Vas-y, crie plus fort »,lui a un jour lancé l’Américaine Ashley Harkleroad, provoquant l’hilarité du public.Le cri est devenu la norme, au point qu’en 2003 le Daily Telegraphsaluait la victoire « sans bruit » de Roger Federer à Wimbledon.

Crier plus fort, c’est frapper plus fort

Les scientifiques ont fini par se pencher sur la question. Une étude montre que crier en frappant la balle augmente sa puissance de 4% (5% au service, veut croire une autre étude). Comme au javelot ou au lancer du poids, quand le thorax se relâche au moment de l’effort. Sauf que la comparaison avec le javelot s’arrête là : « dans ce sport, l’athlète produit son effort maximal, puis récupère pendant 5 à 10 minutes, avant de le reproduire seulement cinq fois. En tennis, il y a des centaines d’efforts à chaque heure, qui requièrent plus de finesse que de force brute », nuance Victor Thompson, spécialiste de physiologie du sport dans le Telegraph.

Plus intéressant, une autre étude britannique montre que crier pourrait perturber l’adversaire. Le temps de réaction augmente d’un tiers, et l’adversaire a plus de mal à deviner où va partir la balle. Crier reviendrait-il à camoufler son coup, dans un sport qui se joue beaucoup à l’oreille ? Ivan Lendl élevait la voix contre le barouf d’Andre Agassi en 1988 : « Quand il lâchait un coup, son cri était bien plus fort que le bruit de la balle. Ça perturbait mon temps de réaction ». De là à y voir un atout de la panoplie du tennisman, comme le lift, il n’y a qu’un pas.« Je pense que certaines joueuses grognent exprès en match, car elles restent silencieuses à l’entraînement », dénonçait la (silencieuse) Danoise Caroline Wozniacki.

Retour du silence dans une génération ?

Les coachs apprennent-ils à leurs joueurs à crier pour gratter les petits avantages qui font les grandes victoires ? « Quand c’est appris, comme on le voit dans certaines académies, cela touche au rituel, voire à la superstition, avec l’idée que si on ne crie pas, on ne va pas bien jouer », avançait Makis Chamalidis, psychologue de la fédération française dans Le Temps. Accusé, Nick Bollettieri (dont l’académie a formé les crieurs Agassi et Sharapova, entre autres) nie. N’empêche, le médecin de sa structure a rédigé une note dans laquelle il exhorte les joueurs à ne pas « utiliser cet avantage injuste et inique ». Vince Spadea, un ancien joueur américain, n’a pas la même expérience : « J’ai eu un coach qui me disait de crier sur chaque coup, comme ça, même si je perdais le match, j’avais eu l’air de tout tenter », raconte-t-il à ESPN. Méthode Coué ? Le Canadien Daniel Nestor s’est ainsi mis à crier en cours de carrière. Il a atteint son meilleur classement, la place de n°1 en double, après dix ans en pro et quelques mois de cris.

Le sujet revient régulièrement – plus souvent chez les dames que chez les hommes, comme si un râle viril passait mieux qu’un cri aigu – mais comment pénaliser les joueurs ? Il existe des pénalités pour comportement incorrect, jamais appliquées. A la WTA, on table sur la baisse du niveau sonore… pour la prochaine génération de joueuses, qui auraient la bonne idée de s’inspirer des taiseux. A l’académie Bollettieri, on développe de nouvelles techniques de respiration pour jouer sans bruit. Le mal est-il déjà fait ? Une petite fille de 9 ans s’est fait exclure de son club, en Australie, sous prétexte qu’elle criait trop fort raquette en main…

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