VI raisons pour lesquelles la femme africaine devrait porter des perles à la hanche

perles

Pendant des siècles, les femmes en Afrique ont toujours eu des façons différentes de s’embellir, et beaucoup de ces méthodes ont d’énormes avantages. Parmi ces façons, il y a les perles. Jusqu’à présent, beaucoup de femmes africaines les utilisent pour maintenir les mini pagnes portés en dessous des boubous comme sous-vêtements. Il faut aussi préciser que les perles à la hanche sont super attrayantes et ont beaucoup d’avantages.

Voici quelques raisons pour lesquelles les femmes africaines devraient s’y investir.

 

1. Les femmes qui portent des perles à la hanche sont plus attrayantes et sensuelles. Elles permettent de mettre en valeur ses formes et lui dessiner une silhouette avantageuse. Elle permettent également de souligner sa féminité et sa sensualité.

6 raisons pour lesquelles la femme africaine devrait porter des perles à la hanche

2. Fatiguée de porter des waist trainers? optez pour les perles. Elles aident à rétrécir votre taille et vous aide à surveiller votre poids.

6 raisons pour lesquelles la femme africaine devrait porter des perles à la hanche

3. Les perles de taille vous donnent cet attrait sexuel

6 raisons pour lesquelles la femme africaine devrait porter des perles à la hanche

4. Les perles à la hanche vous permettent de savoir quand vous perdez du poids ou gagnez du poids. Les perles descendent lorsque vous perdez du poids ou remontent / lorsque vous prenez du poids

6 raisons pour lesquelles la femme africaine devrait porter des perles à la hanche

5. Elles sont magnifiques

6 raisons pour lesquelles la femme africaine devrait porter des perles à la hanche

6. Le bruit de cliquetis qu’elles font est formidable!

6 raisons pour lesquelles la femme africaine devrait porter des perles à la hanche

 

Crédit photos: Celebyts/ Instagram Waist Beads

6 raisons pour lesquelles la femme africaine devrait porter des perles à la hanche
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(PHOTOS) Nigeria: Des élèves de 19 ans se marient en grande pompe

élèves

Partageant les photos de la cérémonie de mariage, elle a écrit:

Je vous souhaite tout l’amour et le bonheur du monde et félicitations pour vos différentes cérémonies de mariage.
Imaginez des élèves de 19 ans qui se marient.

Nigeria: Des élèves de 19 ans se marient en grande pompe (PHOTOS)

 

Découvrez plus de photos ci-dessous…

Nigeria: Des élèves de 19 ans se marient en grande pompe (PHOTOS)Nigeria: Des élèves de 19 ans se marient en grande pompe (PHOTOS)

Nigeria: Des élèves de 19 ans se marient en grande pompe (PHOTOS)

 

 

 

Que se passe t-il lorsqu’on est en présence d’un fantôme ? Et comment ce type de rencontre nous affecte-il ?

Croyez-vous aux fantômes ? La question est constamment posée, depuis les histoires à faire peur que l’on se raconte lors des veillées de colonies de vacances jusqu’aux récits médiatiques d’événements paranormaux qui mobilisent les foules. Elle sert à diviser le monde en deux catégories : il y aurait d’un côté les crédules et de l’autre les sceptiques ; ceux qui y croient et ceux qui n’y croient pas.

Extrait de "A Ghost Story", de David Lowery.

Pourtant, lorsque l’on interroge les témoins de ces événements, les choses semblent toujours plus compliquées : ceux qui y croient ne cessent d’évoquer leurs doutes tandis que les incrédules se laissent parfois prendre… Bref, la question de la croyance paraît très loin d’épuiser le sujet – d’autant plus que les personnes impliquées parlent rarement de croire ou non aux fantômes, mais évoquent bien plus souvent le fait de « ressentir » leur présence, ou encore d’en « avoir peur ».

« Il y a des morts dans les maisons comme il y a des plateaux avec des fruits »

Et si, plutôt que de se demander qui y croit et comment, on cherchait à savoir ce qu’il se passe ? C’est le pari lancé par le numéro 69 de la revue d’anthropologie Terrain : les divers contributeurs du numéro se sont penchés sur les modalités des rencontres avec les fantômes, dans diverses sociétés et à diverses époques. Ils ont décrit, le plus précisément possible, les manières dont les morts reviennent, et la façon dont ces manifestations affectent les vivants qui y assistent. Si les fantômes sont des choses qui arrivent, que peut-on apprendre de ces apparitions ?

L’apparition des fantômes constitue toujours un événement – y compris lorsqu’elle ne provoque aucune surprise, à la manière des interlocuteurs islandais de l’anthropologue Christophe Pons qui lui expliquent qu' »il y a des morts dans les maisons comme il y a des plateaux avec des fruits ». Même lorsque l’existence des fantômes est une évidence, parfaitement acceptée, leur apparition constitue une rupture. Elle est un événement au sens où les catégories ordinaires de la perception et de l’intelligibilité ne permettent pas tout à fait de rendre compte de ces situations ; on ne peut pas immédiatement leur donner un sens.

file-20180621-137711-194gc4v.png© France Médias Monde file-20180621-137711-194gc4v.png

Denise, Paul Réau. Penninghen/2017

Partout où ils se manifestent, les fantômes ne laissent pas aux vivants le loisir de croire en eux ou pas : ils créent une perturbation, un bouleversement avec lesquels il faut désormais faire. Ce n’est pas un hasard si un grand nombre de nos technologies actuelles de communication ont été précédées ou suivies par des tentatives de communiquer avec l’au-delà – depuis Thomas Edison jusqu’aux chasseurs de fantômes sur YouTube. Le décalage entre l’expérience sensible habituelle et celle mise en jeu dans les manifestations spectrales caractérise ces événements.

Mener l’enquête

Le premier effet de ces apparitions est alors de déclencher un processus d’enquête, afin de saisir ce qu’il se passe et, surtout, d’y trouver une solution. Lorsqu’en février 1938 des cris inhumains s’échappent d’une maison du quartier de Bethnal Green à Londres, que des portes fermées à clé s’ouvrent sans raison et que les meubles se renversent, tout le monde s’interroge sur le sens de ces phénomènes inexplicables : les habitants de la maison mais aussi le journaliste de l’Evening Standard mandaté pour couvrir ce fait divers, ou encore la foule de plus en plus nombreuse qui se rassemble chaque soir pour tenter d’apercevoir quelque chose.

L’enquête mobilise également le docteur Nandor Fodor, célèbre membre de l’International Institute for Psychical Research, qui laissera de nombreux rapports à ce sujet – les fantômes ont en effet suscité au tournant du XXe siècle en Europe de multiples dispositifs technologiques et sociétés savantes dont le but était d’étudier « scientifiquement » l’existence de ces êtres surnaturels.

Il y a un avant et un après la rencontre, pour les vivants auprès de qui ils se manifestent

Mais l’apparition d’un fantôme est d’abord un événement parce qu’elle oblige à passer à l’action, à faire quelque chose. Elle force les vivants qui assistent au retour des morts à recomposer leur quotidien et leurs relations : à Bethnal Green, l’une des habitantes de la maison, Mme Harrison, fut finalement forcée à partir. Elle avait été identifiée comme à l’origine des troubles – sans que les enquêteurs ne tranchent tout à fait quant à la nature de sa responsabilité. Avait-elle fabriqué les phénomènes paranormaux de toutes pièces, ou était-elle l’objet du ressentiment post-mortem de la vieille infirme dont elle s’était occupée ? Pour les protagonistes de cette histoire, la question importe finalement assez peu : Mme Harrison quitta la maison, et les phénomènes cessèrent immédiatement.

Cet exemple montre que l’apparition des fantômes constitue une épreuve : il y a un avant et un après la rencontre, pour les vivants auprès de qui ils se manifestent.

Ce que les fantômes font apparaître

Étudier les modalités variées de ces apparitions présente un grand intérêt anthropologique. En effet, les fantômes ne se contentent pas d’apparaître : par leurs modes de présence, comme par les solutions que les vivants mettent en œuvre pour résoudre ces situations problématiques, les fantômes nous renseignent sur les contextes politiques, sociaux et religieux dans lesquels ils prennent place. Ils font ainsi apparaître un certain nombre d’enjeux qui sont parfois difficiles à formuler autrement – parce que liés à des événements conflictuels ou violents qui font surgir dans le présent un passé traumatique.

Étudier les modalités variées de ces apparitions présente un grand intérêt anthropologique

Mais les fantômes ne sont pas seulement des « revenants » : par leur présence même, ils ouvrent aussi des possibilités pour l’avenir. Ainsi, dans ses travaux sur le village vietnamien de Cam Re, qui a été au centre des guerres du Vietnam (1945-1975), Heonik Kwon évoque, dans sa contribution au numéro, ces « voisins invisibles » que constituent les morts.

Les villageois côtoient quotidiennement les fantômes d’un officier français, de soldats américains timides et affamés, ou encore ceux de jeunes Vietnamiens venus de tout le pays pour mourir loin de chez eux. Ces morts orphelins, restés sans sépulture et dont personne ne cultive la mémoire, ont tendance à errer dans le village et à « traîner dans les rues ». Face à ces morts injustes, les villageois se sont mis à accomplir des gestes d’hospitalité envers leurs « voisins invisibles », leur offrant à boire et à manger. Ces offrandes rituelles sont empreintes de l’espoir d’une réciprocité : que quelqu’un fasse la même chose envers leurs propres morts déplacés.

Prendre au sérieux les apparitions de fantômes et les récits de ces rencontres – car les fantômes se prêtent particulièrement à la narration – est donc, avant tout, une manière de prendre au sérieux les diverses manières dont les vivants sont affectés par leurs morts.

– Article de Grégory Delaplace, maître de Conférence, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières, et Laure Assaf, chercheuse en anthropologie, ATER à l’EHESS, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières, initialement publié sur The Conversation.

En partenariat avec l’émission de vulgarisation scientifique quotidienne « La Tête au carré », présentée et produite par Mathieu Vidard sur France Inter. Grégory Delaplace, l’un des auteurs de ce texte, évoquera ses recherches dans l’émission du 22 juin 2018 en compagnie d’Aline Richard, éditrice science et technologies pour The Conversation France. 

Insolite: Les poupées sexuelles peuvent maintenant refuser le sexe si elles ne sont pas respectées

poupées sexuelles

Santos a mis à jour le robot à la demande de sa femme, de sorte qu’il peut maintenant refuser s’il sent qu’il est traité de manière inappropriée, rapporte Independent UK.
La mise à niveau signifiait que la poupée pouvait maintenant entrer dans ce qu’on appelle un «mode factice».

Le mode a été démontré au Life Science Center de Newcastle, et il est activé si des capteurs sous la peau détectant qu’un partenaire est agressif ou si Samantha est ennuyée par les progrès de son partenaire.

Elle a même la capacité de dire «non» si elle le veut.

Samantha a été laissée « très sale » après avoir été présentée à une foire technique l’année dernière, après que des gens auraient agi « comme des barbares » à son égard.

En théorie, la nouvelle mise à jour encouragera les propriétaires de poupées sexuelles à traiter les femmes-robots – et les vraies femmes – avec respect et à les sensibiliser au consentement.

Samantha n’a pas encore de date de sortie. Mais elle devrait entrer dans la production de masse avec l’étiquette de prix de  4, 700 dollars.

Le robot a les mains, les hanches et le visage motorisés, et peut murmurer des sentiments si elle est correctement séduite. Elle a également des modes «famille», «romantique» et «sexe», ainsi qu’un niveau «extra cochon».

Paiement à l’étranger : attention à votre carte bancaire !

Vous vous apprêtez à partir en vacances ? Avant de faire vos bagages, prenez cinq minutes pour penser à votre carte bancaire : ce service, qui n’a déjà rien de gratuit en temps normal*, peut si vous n’y prenez garde s’avérer source de frais très importants lorsque vous quittez la France selon une étude de Panorabanques.com que nous dévoilons en exclusivité. Voici ce qu’il faut savoir si vous voyagez à l’étranger.

Hors de la zone euro, les prix grimpent vite. Dès lors que vous êtes hors des 19 pays de la zone euro, retraits comme paiements sont facturés, parfois cher. Exemple ? Une famille de 4 personnes partie aux États-Unis avec une carte bancaire haut de gamme et qui effectue 5 retraits pour un montant total de 1250 euros et fait 10 paiements de 1250 euros aussi, se verra prélever 114,70 euros de frais, soit 4,6 % de l’ensemble de ses retraits et paiements. Autre exemple : un étudiant parti en République tchèque avec une carte classique et qui effectue 4 retraits pour 450 euros et 7 paiements de la même somme se verra prélever 43,50 euros, soit 5,4 % de l’ensemble de ses retraits et paiements.

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Évitez de retirer de l’argent au distributeur. D’abord, mieux vaut payer avec sa carte que de retirer des espèces dans un distributeur automatique, car les commissions prélevées par les banques sont souvent plus élevées sur les retraits à l’étranger. Dans les banques traditionnelles, un retrait de billets hors zone euro avec une carte classique est en moyenne facturé 2,5 % du montant, auxquels s’ajoutent 3,10 euros de frais fixes. De plus, mieux vaut faire de rares retraits importants que plusieurs petits retraits. Pensez, aussi, aux banques en ligne : elles ne prélèvent pas de frais fixes mais un pourcentage. Que ce soit pour un retrait ou un paiement à l’étranger, entre 1,94 % et 2 % du montant de la transaction.

Vérifiez l’assurance voyage de votre carte. N’oubliez pas de vérifier la validité de votre carte bancaire et qu’elle est bien acceptée dans le pays de destination. Ajustez le plafond de retrait et de paiement à la hausse si besoin. Ne pas oublier de prévenir votre conseiller bancaire de votre départ. Surtout, payez votre voyage avec votre carte bancaire : si l’avion a du retard ou est annulé, l’assurance de la carte bancaire haut de gamme peut indemniser totalement ou partiellement le préjudice subi. Enfin, vérifiez l’assurance voyage de votre carte bancaire, elle pourrait vous servir en cas de frais médicaux, rapatriement, etc.

*La cotisation d’une carte internationale classique à débit immédiat est en moyenne de 41, 30 euros par an au 1er juin 2018. Pour une carte bancaire haut de gamme (Visa premier ou Gold Master Card), comptez 124,90 euros. Il faut ajouter le coût des retraits au distributeur d’une autre banque.

Mon mari a vendu tous nos biens et a quitté le pays.

Je suis une femme guinéenne et je n’avais jamais quitté mon pays avant de me marier. Je suis venue en Côte d’Ivoire parce que j’ai été mariée à un homme de la même nationalité que moi.

Vous vous demanderez bien pourquoi la Côte d’Ivoire.

couple

Mon mari a plusieurs propriétés dans le pays et moi j’y ai mis les pieds quelques temps avant la crise de 2010.

On s’est marié en 2005 en Guinée et 5 ans après je suis venue le rejoindre en Côte d’Ivoire. Il faisait des aller-retour pour voir la famille.

Je ne sais ni lire ni écrire, depuis mon enfance j’ai aidé ma mère dans le commerce. Je suis légalement mariée avec mon époux et nous avons quatre enfants.

Quand je suis arrivée à Abidjan, j’avais 30 ans et deux enfants de quatre et six ans. Mon mari m’a ouvert un commerce qui marchait très bien avant la crise.

Mais je ne vous apprends rien la vie est devenue difficile depuis la crise post-électorale. Dieu sachant faire les choses, la maison où on vivait appartenait à mon mari.

Mes activités et celles de mon mari étaient en faillite on a vécu avec mes économies jusqu’à ce qu’il décide de repartir en Guinée en 2015 pour s’occuper de ses affaires là-bas.

Il m’envoyait de l’argent régulièrement pour la scolarité et les besoins des enfants et moi. On a passé deux ans et demi ans séparés à cause de la situation économique.

L’année passée il est revenu pour un temps, j’ai contracté ma quatrième grossesse et l’enfant est né en mars 2018.

Quelques jours après la naissance de l’enfant il est reparti.

La terrible nouvelle

Deux mois après, un matin à mon réveil, des gens sonnent je viens ouvrir: c’est une dame et son mari. Ils sont venus me présenter le titre de propriété de la maison m’expliquant qu’ils ont acheté la maison.

Je suis tombée des nues, mon mari a tout vendu et est parti s’installer dans un autre pays avec une autre femme. Aujourd’hui je suis devenue lavandière pour payer une maison en bois que je loue dans une banlieue d’Abidjan.

Les avions contribuent au réchauffement climatique

Selon les scientifiques, ces nuages ont un impact encore plus important que le carburant brûlé par les appareils.

Dans le ciel de Londres, en juin 2017.

Les traînées de condensation qui s’étirent derrière les avions à réaction accentuent le réchauffement climatique de façon importante – probablement davantage que le carburant brûlé pour faire voler les appareils. On le savait depuis quelques années, mais une synthèse très complète sur les contrails (contraction de l’anglais condensation trails), parue cette semaine dans la revue Nature Communications, rappelle le constat. Cette publication fait aussi le point sur quelques solutions envisageables.

À l’heure actuelle, l’aviation est responsable de 4 % du « forçage radiatif anthropogénique », c’est-à-dire du déséquilibre d’origine humaine entre l’énergie entrante et sortante dans l’atmosphère terrestre. Ce pourcentage se partage entre les nuages générés par les avions et le CO2 issu des réacteurs.

« C’est environ moitié-moitié, ou peut-être même un peu plus pour les nuages, indique Bernd Kärcher, auteur de l’étude et physicien au Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (DLR). Il est important de remarquer que le CO2 persiste beaucoup plus longtemps dans l’atmosphère que les nuages produits par les avions. Empêcher la formation de ces nuages pourrait donc constituer une solution rapide pour ralentir le changement climatique, et nous donner un peu de temps pour arriver à réduire les émissions de CO2. »

Microscopiques cristaux de glace

Ces conclusions tombent la même semaine que la publication, dans Nature Climate Change, d’une étude affirmant que les émissions de gaz à effet de serre causées par le tourisme, dont le transport aérien constitue une large part, sont passées en quatre ans, entre 2009 et 2013, de 3,9 à 4,5 milliards de tonnes équivalents de CO2. Pour juger de l’impact réel sur le climat, il faut cependant ajouter l’effet des nuages produits par l’aviation, exclus de l’analyse.

Comme tous les nuages, les traînées de condensation – ou cirrus homogenitus, le nom que leur a donné en 2017 l’Organisation météorologique mondiale – naissent quand de la vapeur d’eau se condense sur de fines particules en suspension dans l’air.

Les réacteurs d’avion facilitent le phénomène en rejetant des poussières de suie dans un environnement autrement dépourvu de particules. De la vapeur d’eau provenant du réacteur s’agglutine sur les poussières pour former des gouttelettes. Plus loin dans le sillage de l’appareil, où le souffle du moteur s’est refroidi, les gouttelettes gèlent et forment de microscopiques cristaux de glace. Dans les minutes et les heures qui suivent, l’humidité naturellement présente dans l’air fait croître les cristaux et en décuple la taille.

Sous certaines conditions, les traînées de condensation peuvent subsister dans l’atmosphère pendant des heures. Certaines perdront leur forme longiligne et deviendront alors des cirrus, ces nuages rappelant les cheveux d’ange qu’on voit très haut dans le ciel. Presque transparents, les cirrus absorbent tout de même une partie de la radiation provenant de la Terre et la réémettent vers le sol. Les rayons du Soleil, eux, traversent les cirrus sans trop de mal. L’effet net est donc un réchauffement de la température de surface, contrairement aux nuages plus bas, opaques et blancs, qui la diminuent.

« Voler plus haut »

La multiplicité des variables impliquées a beau compliquer la tâche des scientifiques qui veulent comprendre comment les avions génèrent des nuages, elle leur offre aussi beaucoup de pistes pour réduire leur impact délétère sur le climat.

Parmi les solutions à court terme, Bernd Kärcher pense aux combustibles synthétiques, dérivés du charbon, du gaz naturel ou de la biomasse, ou encore aux biocarburants, dont la combustion entraîne l’émission de beaucoup moins de particules dans l’air que le kérosène. L’hydrogène liquide ou le gaz naturel liquéfié représentent également des options prometteuses, mais plus difficiles à mettre en place car elles nécessitent d’autres types de moteurs. Les avions électriques régleraient évidemment aussi le problème, mais demeurent pour l’instant un « rêve lointain », selon Bernd Kärcher.

De même, un détournement du trafic aérien pourrait réduire la formation de nuages produits par l’aviation. « Voler plus haut, où l’air est froid est sec, pourrait réduire la formation de traînées », précise Bernd Kärcher. Toutefois, les trajets actuellement empruntés minimisent les temps de vol et les coûts, et les compagnies aériennes seront réticentes à les modifier, estime le scientifique.

Avant toute action, une plus grande reconnaissance du problème sera essentielle. Dans son article de synthèse, Bernd Kärcher note que l’Organisation de l’aviation civile internationale a adopté en 2016 un plan de compensation et de réduction des émissions de carbone dans le but de réduire son impact sur le changement climatique, mais qu’elle n’y considère pas les nuages générés par l’aviation, qui constituent pourtant la moitié du problème.