Haiti: Jovenel Moise retour de la caravane dans l’Artibonite

24h Mgazine Avec Le Nouvelliste Haiti

Le président Jovenel Moise a rencontré des élus locaux du département de l’Artibonite autour de la caravane du changement. Cette rencontre, organisée au local de l’ODVA, était très attendue tant les revendications de ces élus étaient légion. L’élu du PHTK, fraîchement revenu du département du Sud, a annoncé le retour de la caravane dans le département de l’Artibonite. « Cette fois, les travaux ne se résumeront pas à la Vallée de l’Artibonite. Tout le département sera concerné. Le 14 novembre, nous allons rencontrer tous les directeurs techniques. Le 15, ce sera le tour des maires. Le 16, nous allons rencontrer les Casec et Asec. Le 17 novembre, nous allons rencontrer la société civile », détaille-t-il sur l’agenda du retour de cette caravane dans le département où elle a été lancée en mai dernier.

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Comme d’habitude, le chef de l’État n’a pas été avare de promesses devant son public. Il promet d’électrifier 24h sur 24 toutes les communes du département. « L’électrification s’inscrit aussi dans le cadre de la caravane », précise-t-il. Le locataire du Palais national promet aussi de construire ou de réparer plusieurs routes secondaires dans cette région. Par ailleurs, Jovenel Moise a promis de bétonner les 197 km de canaux d’irrigation de la Vallée de l’Artibonite. « Les maires et les parlementaires de cette région me l’ont demandé. Je donne suite favorable à leur demande aujourd’hui. A partir du 7 février 2018, nous allons lancer les grands chantiers de la Vallée de l’Artibonite », a-t-il fait savoir au cours de cette rencontre retransmise par la Radio nationale d’Haiti.

Lors d’une réunion avec les agriculteurs et entrepreneurs agricoles de la région en juin dernier, Jovenel Moise avait annoncé une modernisation dans le décorticage du riz. A cette occasion, s’arc-boutant sur les témoignages des paysans, Moise avait estimé que plus de 200 moulins méritent d’être changés car ils consomment trop de carburant ou brisent le riz en petits morceaux. Avant la récolte de septembre, il avait exprimé le vœu que les entrepreneurs puissent acquérir des moulins modernes. Un vœu qui, 5 mois plus tard, est resté lettre morte.

Jovenel Moise explique que la compagnie taiwanaise chez laquelle l’État haïtien a placé les commandes ne peut fournir que 50 moulins parce qu’elle a trop de demandes. « De juin à nos jours, la compagnie taïwanaise n’a pu nous en fournir plus de 50. Ils seront disponibles d’ici le début du mois de décembre. Les propriétaires pourront acheter ces matériels à crédit et le remboursement se fera sans intérêt », assure-t-il.

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Par ailleurs, les élus des sections communales ont revendiqué leur intégration dans la caravane de Jovenel Moise. S’il n’a pas d’objection à leur demande, le président leur a fait remarquer que leur intégration est d’abord une décision personnelle. « Si vous constatez que l’on réalise des travaux dans votre localité, posez des questions en tant que leaders. Intégrez-vous », suggère-t-il. Le chef de l’État a profité pour lancer un message d’unité à l’intention des proches du PHTK et des partis alliés notamment Artibonite en action (AAA) et Bouclier. « Si vous êtes divisés, j’aurai de la difficulté pour réaliser des projets dans le département », prêche-t-il.

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Haiti: Le rapport sur la gestion des fonds PetroCaribe remis aux sénateurs

Source: Le Nouvelliste

On s’approche petit à petit vers la lumière sur l’utilisation de l’argent du PetroCaribe qui a coulé à flots sur le pays entre 2008 et 2016. Les commissaires, du moins les trois de souche Lavalas, s’en frottent déjà les mains et parlent déjà de «procès du siècle». Maintenant que les personnes mises en cause dans le rapport sont connues, les débats s’annoncent bouillants au Sénat, le mardi 14 novembre prochain, où les élus vont débattre du volumineux document de plus de 450 pages qui passe, entre autres, au crible les administrations Préval-Pierrre-Louis, Préval-Bellerive, Martelly-Conille, Martelly-Lamothe.

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Au moment de la transmission des copies du rapport au président du Sénat, Évalière Beauplan, président de la commission de suivi et d’approfondissement de l’enquête sur les fonds PetroCaribe, a indiqué que le rapport n’appartient pas aux sénateurs, mais plutôt au pays. «La vérité que nous cherchions, ou l’a trouvée», a soutenu le sénateur du Nord-Ouest, passant, au passage, en revue les «difficultés», les «pressions» auxquelles il a dû faire face tout le long de l’enquête. Le rapport, a-t-il poursuivi, est sans signatures parce que le président de l’assemblée a voulu que les sénateurs soient d’abord au parfum de tout ce qui s’y trouve.

Il faut comprendre que le document sera signé avant la séance – que Nènèl Cassy appelle «séance historique» – mardi prochain, si l’on en croit Évalière Beauplan. Treize résolutions de décaissement de fonds, plus de 300 projets sont analysés par la commission. «Nous avons voulu envoyer un signal à l’international. Oui, il y a de la corruption dans le pays. Mais tout le monde n’en est pas concerné», a expliqué Beauplan, côte-à-côte avec Youri Latortue qui, lui, depuis quelque temps, fait sien le combat contre la corruption en Haïti. «L’enquête judiciaire doit nécessairement suivre l’enquête parlementaire», a renforcé le président du Sénat, pas moins élogieux envers les enquêteurs d’avoir parachevé l’œuvre qu’il a esquissée.

Le président du Sénat, qui souligne n’être pas de la même tendance que les sénateurs Cassy, Beauplan et Cheramy, croit néanmoins qu’ils [les sénateurs] peuvent s’entendre sur d’autres choses, telle la lutte contre la corruption. Le sénateur de l’Artibonite parle de « rupture ». «Il est important que tous les sénateurs soient présents mardi. Ce travail n’est pas le travail d’un sénateur, mais plutôt le travail du pays», dit-il. «Que le rapport soit voté ou non mardi, il y aura un procès PetroCaribe. Il faut qu’il y ait des condamnations», a soutenu, pour sa part, Nènèl Cassy au cours de la conférence de presse où les commissaires Richard Fourcand et Onondieu Louis étaient encore une fois absents.

Psychiatre, psychanalyste et psychologue, quelles différences ?

Il est parfois difficile de s’y retrouver face aux multiples appellations « psy » en tous genres. Voici quelques éléments pour vous permettre de faire la différence.

Votre santé mentale est une chose trop précieuse pour la confier à des charlatans. Seuls deux titres garantissent une formation reconnue par l’État : psychologue et psychiatre. Ils doivent pouvoir vous montrer un numéro Adeli fourni par la Ddass, si vous le demandez.

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Le psychologue a un diplôme universitaire

Le psychologue a suivi une formation universitaire dans le domaine de l’étude des grandes lois régissant le comportement humain. Le psychologue est donc titulaire d’un Master 2 assorti d’un stage en psychologie clinique.

Le psychologue clinicien peut vous proposer des entretiens à visée thérapique (psychothérapie de soutien, psychothérapie cognitive), des tests divers (de personnalité, d’intelligence, etc..) mais il ne pourra pas vous prescrire des médicaments car il n’est pas habilité à délivrer une ordonnance.

Le psychiatre est un médecin

Le psychiatre a passé avec succès le concours de médecine puis, durant son cursus, s’est orienté dans l’étude des troubles psychiatriques. Comme le psychologue, il propose des entretiens thérapiques, mais lui peut prescrire des médicaments (antidépresseur, anxiolytique…). Il délivre une feuille de soins pour être remboursé par la sécurité sociale.

Sigmund Freud a créé la psychanalyse à la fin du XIXe siècle © Max Halberstadt, DP

Le psychanalyste, un divan sans contrôle

C’est une personne qui utilise la méthode d’investigation des processus psychiques inventée par Sigmund Freud. Le patient est allongé sur un divan, dos au psychanalyste. Attention : n’importe qui peut se déclarer psychanalyste du jour au lendemain. Il est donc important de vérifier que le psychanalyste que vous allez consulter est également soit psychologue soit psychiatre ou, au moins, affilié à une société psychanalytique reconnue.

Quelle est la plus grosse étoile de l’univers ?

La taille de certaines étoiles présentes dans l’univers impressionne comparée à celle, modeste, du Soleil. La masse d’autres astres est également étonnante (une grosse étoile n’est pas nécessairement très massive et vice versa). Voici les cas les plus remarquables connus des astronomes.

Il y a tellement d’étoiles dans l’univers qu’il est impossible de toutes les connaître. D’ailleurs, on ne sait même pas combien il y en a exactement dans notre galaxie. Pour les astronomes, il est plutôt question d’évaluer leur masse en prenant pour référence celle du Soleil : 1,98892 x 1030 kg, soit 333.000 fois celle de la Terre ou 1.048 fois celle de Jupiter. Par exemple, la Voie lactée a une masse estimée à environ 240 milliards de fois celle du Soleil.

De type naine jaune, le Soleil est une étoile aux dimensions relativement modestes. Son diamètre est de 1,392 million de kilomètres, soit 109 fois celui de la Terre. Il faudrait environ 1,3 million de planètes semblables à la nôtre pour le remplir intégralement. À noter enfin que notre étoile représente à elle seule 99,86 % de la masse totale du Système solaire.

En matière d’étoile, il y a donc deux sortes de colosses : les géantes et les massives.

Comparaison de la taille du Soleil avec celle de UY Scuti, la plus grande étoile connue. © Philip Park, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

VY Canis Majoris ou UY Scuti : quelle est l’étoile la plus grosse ?

Il n’y a pas si longtemps, c’était VY Canis Majoris qui détenait le record. La taille de cette étoile, située dans notre Galaxie, à quelque 5.000 années-lumière de la Terre, en direction de la constellation du Grand Chien, a été revue à la baisse : entre 1.420 et 1.540 fois celle du Soleil, soit tout de même près de 2 milliards de km de diamètre, 13 fois la distance entre la Terre et le Soleil.

VY Canis Majoris a été détrônée par une autre supergéante rouge : UY Scuti (à 9.500 années-lumière dans la constellation de l’Écu de Sobieski) ; 1.700 fois plus grande que le Soleil, elle pourrait s’étendre jusqu’à Saturne si on la mettait au centre du Système solaire !

Mu Cephei ou Erakis, « l’Étoile grenat »

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Environ 1.200 fois plus grande que le Soleil, Mu Cephei ou Erakis – surnommée « l’Étoile grenat » par William Herschel – est quant à elle célèbre pour être visible dans cette couleur et sans instrument, au sein de la constellation de Céphée, à quelque 5.200 années-lumière.

Dans tous les cas, leur taille démesurée est synonyme de déclin. Leur couleur témoigne de leur surface qui se refroidit.

Eta Carinae et les étoiles de l’amas R136, des étoiles très massives

Bien que moins grandes, les étoiles très massives impressionnent par leur ardeur et leur vigueur. L’un des cas extrêmes les plus connus dans notre Galaxie est celui d’Eta Carinae, à 7.500 années-lumière de la Terre ; 120 fois plus massive que le Soleil pour 250 fois sa taille, cet astre est un million de fois plus brillant que notre étoile. Elle était sans doute encore plus massive dans sa jeunesse, mais en vieillissant, elle n’arrête pas de perdre du poids : environ 500 masses terrestres par an. Elle n’est pas loin d’exploser à présent, ce qui promet un spectacle céleste extraordinaire dans un futur relativement proche.

Plus colossales encore sont celles qui figurent dans l’amas R136, au sein de la nébuleuse de la Tarentule dans la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan, à environ 170.000 années-lumière de la Terre. Neuf de ces jeunes étoiles affichent une masse 100 fois supérieure à celles du Soleil. Ensemble, elles sont 30 millions de fois plus brillantes que ce dernier ! Avec 250 fois la masse du Soleil, R136a1 est de loin l’étoile la plus massive connue. Actuellement, elle brille autant que 10 millions de soleils ! Les astronomes s’interrogent sur les processus qui ont pu engendrer un tel gigantisme, car les limites théoriques sont de 150 masses solaires.

 

Cet étrange astéroïde venu d’une autre étoile ne serait peut-être pas seul

Les chercheurs de l’observatoire PanStarrs à Hawaï ont nommé l’astéroïde interstellaire qu’ils ont découvert, Oumuamua. Il faudrait (encore) changer son nom, et le baptiser 1I/2017 U1 plutôt que A/2017 U1.

Qualifié aussi d’éjectoïde, Oumuamua aurait été expulsé d’une jeune étoile âgée d’environ 45 millions d’années.

Les éjectoïdes seraient nombreux et les futurs télescopes comme le LSST devraient nous permettre d’en débusquer d’avantage dés les années 2020.

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Surpris par les sondages des télescopes PanStarrs-1 le 19 octobre dernier, quelques semaines après son passage au plus près du Soleil, l’objet A/2017 U1 a, de par sa trajectoire hyperbolique confirmée (excentricité de 1,20), tout d’un voyageur interstellaire. Aussitôt la nouvelle connue, des dizaines de télescopes de par le monde, amateurs et professionnels, se sont tournés vers ce visiteur d’un autre monde pour tenter d’en savoir plus sur lui. Il faut dire qu’il est le premier de ce type jamais observé par les astronomes et que ce moment est attendu depuis des décennies !

D’abord pris pour une comète — il fut nommé dans un premier temps C/2017 U1 (C pour comète) —, ce corps céleste d’une taille estimée à 400 m a été requalifié peu après sa découverte en astéroïde, à cause de l’absence manifeste de chevelure de gaz et de poussière.

Maintenant, du fait de la nature unique de l’objet, des astronomes proposent de le désigner 1I/2017 U1, « I » pour interstellaire. En tout cas, ses découvreurs basés à l’Haleakala (Hawaï) lui ont trouvé un nom : « Oumuamua ». Le mot hawaïen fait référence à un éclaireur ou un messager. « « Ou »‘ signifie « vouloir tendre la main » et « mua », avec le second « mua » qui met l’accent, signifie d’abord « en avance de » », indiquent-ils.

Plus info: http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-cet-etrange-asteroide-venu-autre-etoile-ne-serait-peut-etre-pas-seul-69025/

Je suis trop intelligente pour trouver un mec

Pour Natasha, 22 ans, l’important dans la préparation d’un premier rendez-vous, ce n’est pas le brushing ou une épilation impeccable. Pour que les choses se passent bien, l’étudiante en médias et communication, une branche choisie en grande partie par des jeunes femmes, a une technique bien à elle.

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Avant chaque rencard, elle dresse une liste des sujets qui, elle l’espère, pourront satisfaire à la fois ses préoccupations très élevées et celles, plus communes, de ses interlocuteurs masculins. « Il y a quelques semaines, je devais voir pour la première fois un garçon que j’avais rencontré sur un site, raconte la Britannique. Je me suis dit qu’on pourrait évoquer Jeremy Corbyn, le leader du parti travailliste britannique. Ça me paraissait un bon sujet de débat…

« Je ne me prends pas pour Einstein, mais ça manque d’hommes instruits ! »

Mon rendez-vous est arrivé : 30 ans, poli, bien habillé, beau garçon. Mais, quand j’ai lancé la discussion sur Corbyn, il m’a juste répondu : «C’est qui ?» Je n’arrivais pas à y croire ! » Adieu, la petite étincelle des premiers instants ! Après une heure et demie à supporter des conversations sur le football et la téléréalité, Natasha a trouvé une excuse pour partir. Le prince charmant, ce ne sera pas encore pour cette fois.

Et cela finit par inquiéter la jeune femme qui craint de ne jamais trouver chaussure à son pied, en raison d’une pénurie d’hommes instruits, selon elle. « Je ne me prends pas pour Albert Einstein, mais visiblement je n’arrive pas à trouver un mec qui soit stimulant sur le plan intellectuel », déplore-t-elle. Jeune, belle et diplômée de l’université de Londres, Natasha est pourtant toujours célibataire.

« Un homme m’a un jour traitée de princesse. Sûrement un frustré… »

Son seul défaut : un Q.I. trop musclé qui effraie la gent masculine. « Les hommes peuvent prétendre qu’ils cherchent des femmes cultivées, ils ne savent pas comment se comporter avec celles qu’ils rencontrent et certains me disent que je les intimide », explique-t-elle. « Et les quelques étudiants masculins n’ont pas la maturité intellectuelle suffisante pour tenir une vraie conversation. »

Frustrée, la jeune femme préfère désormais se tourner vers des hommes mûrs, mais même eux peinent souvent à s’enthousiasmer pour ses projets universitaires, parmi lesquels une émission de radio sur « la pression subie par la femme noire pour se conformer aux stéréotypes de la beauté blanche ». « Il y a très peu d’hommes avec qui je peux discuter de mes centres d’intérêt sans avoir l’air condescendante. Après le premier rendez-vous, je leur explique que nos conversations n’allaient pas dans la bonne direction. Ils le comprennent. Sauf un qui m’a dit que je me prenais pour une princesse. Il devrait apprendre à gérer la frustration… »

Ce bébé mexicain âgé de 10 mois pèse déjà 28 kg

Luisito n’a que 10 mois et pèse déjà 28 kilos. Il est l’un des cas les plus spectaculaires en matière d’obésité et de diabète infantiles au Mexique, pays qui occupe le premier rang mondial dans ce domaine. Mais les causes de son excès de poids restent pour l’heure encore inconnues.

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« Je croyais que c’était parce que j’avais du bon lait »

Luis Manuel Gonzales pesait 3,5 kilos pour 52 centimètres à sa naissance le 15 décembre 2016. Comme son frère Mario, de près de 3 ans, qui est plutôt menu. À 2 mois, Luisito pesait déjà 10 kilos, et il a doublé de poids au cours des huit mois suivants. « Je croyais que c’était parce que j’avais du bon lait », a expliqué sa mère âgée de 24 ans, Isabelle Pantoja, dans leur maison aux murs en ciment brut, à Tecoman, dans l’État de Colima, dans l’ouest du pays, sur la côte pacifique mexicaine.

Le père ne gagnant que 200 dollars par mois, le couple a ouvert une page Facebook et un compte bancaire pour recevoir des dons afin de l’aider à financer les soins médicaux nécessaires à l’enfant. Les parents mènent Luisito à tour de rôle à l’hôpital pour des prises quotidiennes de sang, dans une nouvelle poussette, la première ayant cédé.

Il est pénible de le voir souffrir lorsque les infirmières doivent trouver une veine dans ses petits bras aux nombreux plis, commente son père Mario Gonzales. L’angoisse des parents s’est encore accentuée quand un pédiatre leur a annoncé qu’il aurait peut-être besoin d’injections d’hormones coûtant plus de 500 dollars chacune.

« Il ne peut pas marcher, même à quatre pattes »

Luisito pourrait souffrir du syndrome de Prader-Willi, qui laisse les enfants sans régulateur de satiété, provoque un retard mental, des « muscles de gélatine » sans force, des problèmes cardiaques et affecte le développement des organes sexuels.

« Au cours du premier mois, nous avons vu qu’il n’entrait déjà plus dans ses vêtements, nous devions déjà lui mettre une taille pour enfants de 2-3 ans. Quand il a eu deux mois, et que je l’ai emmené faire son premier vaccin, il pesait déjà aux alentours de 9-10 kilos », selon ses parents.

Ce jour-là, le pédiatre a demandé à ce qu’il subisse des examens. « Des fois, nous devons le mener jusqu’à trois ou quatre fois par semaine » à l’hôpital de Colima, a raconté son père. Pour cette famille, les promenades dans le village sont terminées. Le bébé, qui porte une couche pour adulte, se fatigue au bout d’une demi-heure même assis sur son siège, et il faut alors le prendre dans les bras. « Il ne peut pas marcher, même à quatre pattes. »

« Sa vie est en danger »

Son père, un ouvrier d’une usine locale de jus de fruits, est préoccupé pour la santé de son épouse qui « commence déjà à sentir les effets du poids de l’enfant » qu’elle doit soulever à de nombreuses reprises durant la journée.

Il y a un mois environ, ils ont été contactés par une chirurgienne du centre Zone Diet, fondé au Mexique par un nutritionniste américain. Et l’espoir est revenu. Le bébé « a un foie gras, un poumon gras et un cœur gras. Sa vie est en danger mais nous espérons être encore dans les temps pour l’aider, » a-t-elle commenté.

Elle espère que les analyses en cours confirmeront qu’il ne souffre pas du syndrome de Prader-Willi et que son obésité est due à une « inflation cellulaire » provoquée par le manque de nutriments anti-inflammatoires ingurgité par sa mère durant la grossesse. Cela aurait provoqué « un faible fonctionnement thyroïdien, un faible fonctionnement de ses glandes surrénales qui gère le métabolisme » de l’enfant, selon la chirurgienne. Si tel est le cas, le traitement à suivre serait hormonal. Pour l’heure, Luisito est uniquement nourri de lait à faible teneur en graisses, de lait maternel, et de bouillies de végétaux et de fruits.